16 juillet

(9 références)

 

  Notre-Dame du Mont-Carmel

icône contemporaine

La fête de Notre-Dame du Mont-Carmel a pour but de rappeler une grâce insigne accordée par Marie à l'Ordre du Carmel et par lui à toute l'Église. Dans la nuit du 16 juillet, Simon Stock (supérieur des Carmes, XIIIe) demandait, avec une ferveur toute spéciale, la protection de la Ste Vierge sur son Institut. Au lever de l'aurore, Marie lui apparut, accompagnée d'une multitude d'anges, environnée de lumière et vêtue de l'habit du Carmel. Son visage était souriant; dans Ses mains Elle tenait le scapulaire de l'Ordre. Devant le saint elle s'en revêtit elle-même, en disant:

"Ceci est un privilège pour toi et pour tous les Carmes. Quiconque mourra en portant cet habit ne souffrira pas le feu éternel."

Ste Valentine (+308)

icône contemporaine

En l'an 308 dans la ville de Césarée (Palestine), sous le règne de Maximien Galère, Valentine assistait avec son mari Paul au procès d'un groupe de chrétiens, persécutés sous le préfet Firmilien. Comme elle s'indignait des tortures infligées à la jeune Théa, elle fut arrêtée et menée devant un autel pour y sacrifier. Elle réagit en le renversant. Elle fut alors torturée puis jetée dans le feu avec Théa. Son mari, Paul, fut aussi condamné à mort et eut la tête tranchée.

  St Athénogène (IVème siècle)

icône contemporaine

Il fut porté à l’attention du gouverneur que le christianisme se répandait à Sébaste et sa région, grâce à la prédication de l’évêque Athénogène. Les soldats reçurent l’ordre de trouver l’Ancien et de l’arrêter. L’évêque Athénogène et dix de ses disciples vivaient dans un petit monastère non loin de la ville. Les soldats n’y trouvèrent pas l’évêque, mais arrêtèrent ses disciples. St Athénogène fut arrêté également lorsqu’il vint à Sébaste pour informer le juge que ceux qui avaient été emprisonnés étaient innocents. Pendant son séjour en prison, St Athénogène encouragea ses enfants spirituels dans leur lutte imminente. Et tous les saints martyrs confessèrent leur foi et refusèrent d’offrir des sacrifices aux idoles. Ensuite les bourreaux reçurent l’ordre de torturer l’évêque. Fortifié par le Seigneur, St Athénogène subit les tortures avec dignité. Sa seule demande était qu’il soit exécuté au monastère. Emmené dans son propre monastère, le saint rendit grâces à Dieu, et il se réjouit des souffrances qu’il avait endurées pour Lui et plia volontiers son cou sous l’épée.

  St Hélier (VIème siècle)

Fils d’une famille païenne de Tongres (Belgique), il se convertit au christianisme sous l’influence de St Cunibert. En guise de représailles, son père fit assassiner ce dernier. Hélier s’enfuit alors du domicile familial et se rendit jusque dans le Cotentin pour entrer au monastère de Nanteuil, qui venait d’être fondé, et était dirigé par St Marcou. Avec l’autorisation de son abbé, il se rendit plus tard jusqu’à l’île de Jersey et s’y installa comme ermite. Près de quinze ans plus tard, il fut massacré par des pirates païens qu’il tentait de convertir. À ce titre, il est vénéré comme martyr.

 

  Ste Renelde (VIIème siècle)

Ste Renelde était la fille du bienheureux Witger et de Ste Amalberge. Elle était également la sœur de Ste Gudule et St Emebert. Refusant les demandes en mariage, elle fit don de tous ses biens à l’Abbaye de Lobbes, effectua un pèlerinage en Terre Sainte puis, à son retour, se consacra entièrement aux œuvres charitables. Mais bientôt la contrée fut envahie par les terribles Huns, qui causèrent de grands ravages dans les populations. Ste Renelde se réfugia alors dans l’église en compagnie d’un sous-diacre (St Grimoald) et d’un serviteur (Gondulphe), puis elle se prosterna, les bras en croix, en attendant les barbares. Ces deniers firent irruption et tranchèrent la gorge des trois martyrs (+ vers 680)

  Ste Irmengarde (+866)

Fille d’un neveu de Charlemagne, Louis II de Germanie, elle naquit à Ratisbonne en 833 et avait sept frères et sœurs. Avec les trois autres filles nées de l’union du roi d’Allemagne avec la noble guelfe Emma, Irmengarde fit ses études au monastère souabe de Buchau. Elle y entra comme consacrée très jeune, et fut envoyée par la suite dans l’abbaye de Frauenwörth située sur une île du lac Chiemsee, en Bavière. Elle en devint la première abbesse et se distingua par la piété de sa vie. Elle mourut à trente-trois ans, et repose depuis dans la chapelle du monastère.

  Ste Elvire (XIIème siècle)

Elle fut abbesse du monastère d'Öhren, dédié à Ste Irmine, en Rhénanie, qui était une institution bénédictine d’un prestige ancien, souvent liée à l’aristocratie locale et un point de référence spirituel pour la ville de Trèves. Toute sa communauté chanta ses louanges durant sa vie et après sa mort.

 

  St Jean de Moscou (+1589) (CJ : 3 juillet)

icône russe contemporaine

Il naquit en périphérie de Vologda, en Russie et passa sa jeunesse comme ouvrier dans une usine de sel locale ainsi que comme porteur d’eau. Jean fit de son travail une discipline spirituelle jointe à une grande ascèse. Finalement, il s’installa dans la communauté de Rostov, où il commença son exploit de sainte folie pour l’amour du Christ. Il portait des chaînes avec de lourdes croix en fer, et sur sa tête portait un lourd bonnet en fer. À Moscou, il marchait pieds nus et presque nu même dans le gel le plus sévère, et il prédit les grands malheurs pour la Russie. St Jean disait la vérité sans crainte, même à ceux de haut rang social ou politique, comme le tsar Boris Godounov lui-même. Avant sa mort, il se désigna une tombe à l’église Pokrov sur la Rva, plus tard appelée cathédrale Saint-Basile le Grand. S’étant préparé pour la tombe, il retira les chaînes et se doucha trois fois d’eau. Il fut vénéré à Moscou comme un grand thaumaturge et voyant.

  Ste Euphrosyne de Kolyupanovo (1758-1855) (CJ : 3 juillet)

icône contemporaine

Eudokia Vyazemskaya naquit vers 1758 dans une famille noble. A dix-huit ans, Eudokia, devint dame d’honneur à la cour de l’impératrice Catherine la Grande. Mais le luxe de la vie de cour était un fardeau pour elle. Depuis l’enfance, elle rêvait de se consacrer à Dieu. Alors un jour, elle et deux amies firent semblant de s’être noyées. Les jeunes filles laissèrent leurs robes sur la rive et s’enfuirent, habillées en paysannes. Elles laissaient l’Impératrice terrestre pour servir le Roi Céleste. Pendant plus d’une décennie, Eudokia erra dans divers couvents, travaillant dans leurs fermes. En 1806, à Moscou, elle rencontra le Métropolite Platon (Levshin), qui la bénit pour le difficile exploit spirituel de folie en Christ. Le sage archevêque envoya la princesse avec une lettre de recommandation au couvent de la ville de Serpukhov sous le nom d' « Euphrosyne la folle ». Cependant Euphrosyne, cherchant la solitude, s’installa dans une petite cabane des environs, où elle lutta seule pendant près de quarante ans, soumise à des moqueries, des insultes, des privations et même des coups qu’elle endura avec une profonde humilité. Elle priait sans cesse et venait à la cathédrale du couvent pour les offices religieux. Pour son humilité et sa prière, le Seigneur lui accorda le don de prophétie et de guérison. Stricte envers elle-même, toujours se limitant en tout, mère Euphosyne ne restait jamais indifférente au chagrin, à la souffrance et aux difficultés humaines. Aimant les animaux, Ste Euphrosyne gardait deux chats, trois chiens, des poules et des dindes dans sa cabane et leur parlait. Elle dormait par terre avec eux. En 1845, la sainte, dans sa vieillesse, dut quitter Serpoukhov pour le village de Kolyupanovo dans le district d’Alexin, province de Tula. Elle n’emporta qu’une icône du Christ. La propriétaire terrienne locale lui construisit une hutte, et la bienheureuse y fit entrer une vache qu'elle avait reçue, et choisit pour elle une minuscule chambre dans un bâtiment annexe, où, comme au couvent, elle gardait des animaux. C’est là que la sainte passa les dix dernières années de sa vie, ce qui lui valut le nom d’Euphrosyne de Kolyupanovo. Elle prédit sa mort et le 3 juillet 1855, l’Ancienne reçut la communion et s’endormit paisiblement dans le Seigneur. La pièce se remplit alors de parfum. Elle fut enterrée en vêtements monastiques à l’intérieur d’une église locale en bois.

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