15 juillet

(6 références)

 

  St Bishoy (320-417)

icône copte contemporaine

Abba Bishoy est un des pères du désert du IVème siècle. Il est né en 320 dans une famille pieuse du village de Shensa dans la province de Menoufeya en Egypte. En 340, il se rend à Wadi-El-Natroun et se lie d'amitié avec St Jean Colobos, tous les deux sont disciples de St Pambo. A la mort de celui-ci, Bishoy vécut en ermite sur le site du monastère actuel. Il fut le maître spirituel de nombreux moines, connu pour son amour, sa simplicité et sa gentillesse, ainsi que pour la rigueur de sa vie ascétique. Il reçut la visite de St Ephrem le Syrien.
En 407, quand la première attaque des berbères eut lieu, Bishoy et certains de ses disciples allèrent à Deir-El-Basha. Son corps intact se trouve dans l'église du monastère Saint-Bishoy de Wadi-El-Natroun.

L'une des caractéristiques de st Bishoy était sa grande hospitalité envers étrangers. Un jour, alors qu'il était assis devant sa cellule, il vit arriver un étranger fatigué de marcher. Il se leva et le fit entrer pour lui laver les pieds. C'était le Christ Lui-même qui se fit reconnaître et le bénit.

  St Donald (VIIème siècle)

icône contemporaine

Il naquit, vécut et mourut en Ecosse. Avant de mourir, sa femme lui avait recommandé de veiller sur leurs neuf filles.
Quand elle mourut, les neuf filles décidèrent de se faire religieuses et St Donald transforma sa maison en un couvent dont il devint le supérieur. On vit rarement, selon la tradition, une maison aussi fervente et un supérieur aussi bien soigné jusqu'à ses vieux jours. Lorsqu’il remit son âme à Dieu, elles entrèrent toutes au monastère d’Abernathy.

  St Vladimir (+1015)

icône contemporaine

Vladimir était le plus jeune fils du prince de Kiev, Sviatoslav. Sa mère s'était convertie au christianisme, mais le jeune prince fut élevée dans le paganisme. En 980, il devint prince de Kiev, après avoir éliminé son frère aîné (qui avait lui-même assassiné un autre de leurs frères). Son alliance est alors sollicitée par les Bulgares, les Khazars, les Allemands et les Byzantins qui représentent les quatre religions de présence : l'islam, le judaisme, le christianisme latin et le christianisme byzantin. Vladimir, d'après la tradition, envoie alors des ambassadeurs recueillir de plus amples renseignements sur ces religions. L'islam des Bulgares respire la tristesse; les offices latins des allemands sont dépourvus de beauté. A Constantinople, la splendeur de la liturgie célébrée dans l'église Sainte Sophie, l'encens projeté vers le ciel par le balancement des lourds encensoirs, l'or des icônes, les hymnes célestes transportent d'enthousiasme les âmes slaves des envoyés du prince :"Nous ne savions plus si nous étions au ciel ou sur la terre ! c'est là que Dieu demeure avec les hommes !" Vladimir se fait donc baptiser, dans le Dniepr, avec tous ses sujets en 988 et reçoit pour épouse une princesse byzantine. Une évangélisation plus profonde du pays suivit rapidement cet acte fondateur du baptême de la Russie.

  St Bonaventure (1221-1274)

icône contemporaine

Né à Bagno-Regio en Italie, fils de médecin, Jean Fisanza fut guéri d'une grave maladie quand sa mère fit un voeu à saint François qui venait d'être canonisé. On l'envoie étudier les lettres et les arts à l'Université de Paris. C'est là que, impressionné par l'exemple de l'un de ses maîtres, il entre chez les frères mineurs, à 22 ans, prenant le nom de Bonaventure. Il gravit sans peine le cursus des études théologiques et commence à enseigner de 1248 à 1257. En 1257, il est élu ministre général de l'Ordre et se met à parcourir l'Europe. Il a fort à faire pour maintenir l'unité de cet Ordre devenu si grand, car il n'est pas simple de faire suivre à 35.000 frères la règle de vie élaborée par saint François pour quelques disciples. Des aménagements s'imposent. Mais il sait allier la fermeté dans l'autorité et la compréhension à l'égard de tous ses frères, tout en demeurant d'une affectueuse humilité avec tous. En plus de sa charge, il mène de front une vie de prédicateur, d'enseignant et d'écrivain. Il se voit confier par le Pape des missions diplomatiques, en particulier pour le rapprochement avec l'Eglise grecque. En 1273, le pape Grégoire X le crée cardinal et le charge de préparer un second concile de Lyon. C'est dans cette ville que frère Bonaventure meurt en plein concile.

  St Bernard de Bade (+1458)

Petit fils du duc de Lorraine, il accepta à dix-huit ans les dignités impériales que l'empereur d'Allemagne lui conférait mais ce fut dans le dessein de servir ainsi l'Evangile. Il donna un tiers de sa fortune pour les pauvres, un autre pour l'Eglise. Dans le but de mieux remplir sa charge, il voyagea afin d'inciter les princes chrétiens à réagir, à la demande de l'empereur, à la suite de la prise de Constantinople par les infidèles en 1453. C'est au cours d'un de ces voyages qu'il mourut à Montpellier en 1458. Les miracles qui s'opérèrent sur sa tombe, incitèrent le pape Sixte IV à le déclarer bienheureux.

Malek Jan Ne'Mati (1906-1993)

"Dans le monde spirituel il n'y a rien de mieux que les regrets pour que les péchés soient pardonnés. Les regrets ont tellement de valeur auprès de Dieu que rien ne peut les remplacer."

"La vie n'est pas courte, mais le temps est compté."

Malek Jan est issue d'une famille de mystiques. Son père est une personnalité spirituelle marquante qui, quelques années avant sa naissance a abandonné une vie confortable pour se consacrer à la recherche du Vrai. Dès son plus jeune âge, Malek Jan est donc initiée, comme toute sa famille, à l'ascèse, à la prière mais aussi et surtout, à la réflexion éthique et spirituelle. Fait remarquable à cette époque et dans ces régions reculées du Kurdistan, elle reçoit, au même titre que son frère aîné une éducation complète. Elle apprend ainsi le persan et l'arabe (sa langue maternelle étant le kurde) et entreprend l'étude des grands livres révélés et de la très riche poésie iranienne dont elle s'inspirera plus tard pour la rédaction de ses propres poèmes. Elle reçoit également une éducation musicale. Son père, qui lui vouait une affection particulière avait souhaité qu'elle porte une robe et un bonnet blancs, « de sorte que les gens ne savaient pas si c'était une fille ou un garçon ». De fait, Malek Jan garda toute sa vie cet habit. A quatorze ans, Malek Jan eut la douleur de perdre son père. Peu après, elle fut atteinte d'un affection oculaire très douloureuse qui, vers l'âge de vingt ans, la laissa complètement aveugle. Sa cécité semble toutefois avoir coïncidé avec un éveil mystique qui la conduisit à se rapprocher progressivement de son frère Ostad Elahi dont elle devint la disciple. Après le décès de celui-ci, c'est elle qui tout naturellement reprit le flambeau de son enseignement spirituel. Progressivement, la personnalité de Malek Jan, la richesse de sa réflexion spirituelle, la pratique assidue de la charité lui valurent dans le milieu profondément religieux qui était le sien, une réputation de sainteté. Malgré son handicap, Malek Jan continua toute sa vie à étudier grâce à des cours enregistrés sur cassettes. Cette passion de la connaissance relevait chez elle tout autant d'une démarche spirituelle qu'intellectuelle. S'opposant à ce qu'elle appelait « l'esprit superstitieux », elle cherchait à aborder la spiritualité comme un objet de réflexion et de connaissance, refusant l'acceptation aveugle de principes considérés comme des dogmes : « Au début, je me disais : Il faut que je comprenne par moi-même. Je ne voulais pas croire à ce que disaient les autres. Par exemple, il fallait que je comprenne par moi-même qu'il existe un au-delà, qu'il existe un Dieu, qu'il y a des lois spirituelles, que l'âme est éternelle...J'ai d'abord résolu la question de l'existence de Dieu, ensuite, j'ai compris qu'il y a un Compte et qu'aucun être ne sera lésé... ». Malek Jan a cherché à développer progressivement cette façon d'aborder la spiritualité parmi les paysans de Jeyhounabad (surnommé depuis dans le pays « le village des philosophes »). Dans le même esprit, elle a contribué à améliorer les conditions de vie des villageois en faisant venir l'électricité ou en inventant un système de micro-crédit à taux zéro. Au sein d'une société profondément patriarcale, elle a usé de son autorité spirituelle pour défendre plus spécifiquement le droit des femmes, en apprenant progressivement aux mères à soigner leurs filles autant que leurs fils, en amenant les pères à leur laisser une part d'héritage égale à celle de leur frère. Vers la fin de sa vie, Malek Jan apporta dans le culte Ahl-e Haqq un certain nombre de réformes qui contribuèrent à donner aux femmes une dignité égale aux hommes sur le plan rituel. Ces réformes qui firent l'effet d'une révolution doctrinale dans les milieux ahl-e Haqq lui valurent l'inimitié des branches les plus traditionnalistes de l'ordre. Malek Jan Nemati est décédée en France à la suite d'une opération à cœur ouvert. Elle est enterrée dans la village de Baillou (Loir-et-Cher). Sur sa tombe a été élevé un bâtiment de pierre et de verre appelé le mémorial de Sainte Janie.

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