17 juillet

(3 références)

 

  Ste Marcelline (330-398)

Fille d’un Préfet impérial des Gaules basé à Trier (sur le territoire qui correspond à maintenant à l’Allemagne), elle est aussi la sœur aînée de St Ambroise de Milan et de St Satyre. Au décès de son père, la famille rentre à Rome et Marcelline prend soin de ses deux jeunes frères. Parvenue à l’âge de se marier, elle refuse et préfère se consacrer vierge pour quitter le monde. En 353, à la Basilique Saint-Pierre, le Pape Libère lui remet donc le voile, mais elle ne se joint à aucune communauté et demeure auprès de sa mère. Plus tard, lorsque St Ambroise est nommé évêque, elle lui apporte son soutien par le biais d’une abondante correspondance et lui rend même quelques visites à Milan. Reconnue pour pratiquer de grandes austérités, elle survit tout de même à ses deux frères et décède dans des circonstances inconnues (à Rome selon certains auteurs, à Milan pour d’autres).

  St Livier (Vème siècle)

St Livier était le fils d' un puissant seigneur du Pays Messin. Dans sa jeunesse, il accompagna son père dans la lutte contre les barbares qui franchissaient les frontières. Il revint en hâte dans la ville de Metz avant l' invasion des Huns d' Attila en 451, pour y être nommé chef de l' armée de défense de la cité menacée. Aprés une résistance acharnée, le chef chrétien Livier fut fait prisonnier et les Huns l' emmenèrent dans leur camp établi sur le Haut de Saint-Jean, la colline qui était à ce moment là située au pied de la voie romaine (actuellement le GR 5 à cet endroit). Là, les Huns supplicièrent Livier afin de lui faire renier sa foi et se venger d' un de leur chef tué dans la bataille. Devant son refus, les Huns décidèrent de le décapiter. Mais un évènement imprévu se produisit : St Livier ramassa sa tête coupée et la déposa un peu plus loin, à un endroit où depuis coule en permanence une source. Ce miracle aurait provoqué l' abandon du Haut de St-Jean par les Huns terrifiés.

  Ste Charlotte de la Résurrection (1715-1794)

icône : 20 x 13 cm, (1993)

Anne Marie Madeleine Françoise Thouret, en religion Sœur Charlotte de la Résurrection est née en 1715 à Mouy dans le diocèse de Beauvais. Lorsqu'éclate la Révolution française, en 1789, la communauté du Carmel de Compiègne compte 21 religieuses. 18 monteront sur l'échafaud. Conformément au décret du 13 février 1790 qui supprime les ordres religieux contemplatifs, chaque carmélite est invitée à déclarer si son intention est de sortir de son monastère. Toutes affirment "vouloir vivre et mourir dans cette sainte maison." En 1792, la Mère prieure leur propose "un acte de consécration par lequel la communauté s'offrirait en holocauste pour que la paix divine, que le Fils de Dieu était venu apporter au monde, fut rendue à l'Eglise et à l'Etat." Le 14 septembre 1792, elles sont expulsées de leur couvent. Chaque jour, elles prononcent l'acte d'offrande. Le 23 juin 1794, au temps de la Grande Terreur, elles sont arrêtées. Jugées et condamnées à mort le 17 juillet, elles sont guillotinées le soir même, sur la place de Nation à Paris. Leurs corps furent enterrés au cimetière de Picpus dans une fosse commune, où ils se trouvent encore dans le jardin des religieuses. Ste Charlotte était la doyenne, elle avait 79 ans.

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