17 juillet

(6 références)

 

  Ste Marcelline (330-398)

Fille d’un Préfet impérial des Gaules basé à Trier (sur le territoire qui correspond à maintenant à l’Allemagne), elle est aussi la sœur aînée de St Ambroise de Milan et de St Satyre. Au décès de son père, la famille rentre à Rome et Marcelline prend soin de ses deux jeunes frères. Parvenue à l’âge de se marier, elle refuse et préfère se consacrer vierge pour quitter le monde. En 353, à la Basilique Saint-Pierre, le Pape Libère lui remet donc le voile, mais elle ne se joint à aucune communauté et demeure auprès de sa mère. Plus tard, lorsque St Ambroise est nommé évêque, elle lui apporte son soutien par le biais d’une abondante correspondance et lui rend même quelques visites à Milan. Reconnue pour pratiquer de grandes austérités, elle survit tout de même à ses deux frères et décède dans des circonstances inconnues (à Rome selon certains auteurs, à Milan pour d’autres).

  St Livier (Vème siècle)

St Livier était le fils d' un puissant seigneur du Pays Messin. Dans sa jeunesse, il accompagna son père dans la lutte contre les barbares qui franchissaient les frontières. Il revint en hâte dans la ville de Metz avant l' invasion des Huns d' Attila en 451, pour y être nommé chef de l' armée de défense de la cité menacée. Aprés une résistance acharnée, le chef chrétien Livier fut fait prisonnier et les Huns l' emmenèrent dans leur camp établi sur le Haut de Saint-Jean, la colline qui était à ce moment là située au pied de la voie romaine (actuellement le GR 5 à cet endroit). Là, les Huns supplicièrent Livier afin de lui faire renier sa foi et se venger d' un de leur chef tué dans la bataille. Devant son refus, les Huns décidèrent de le décapiter. Mais un évènement imprévu se produisit : St Livier ramassa sa tête coupée et la déposa un peu plus loin, à un endroit où depuis coule en permanence une source. Ce miracle aurait provoqué l' abandon du Haut de St-Jean par les Huns terrifiés.

  St Ennode (+521)

Originaire de Gaule, il naquit probablement en Arles dans une famille de l’aristocratie. Orphelin dès son plus jeune âge, Ennode fut été élevé par sa tante paternelle à Pavie, ville à laquelle il associera son nom et son œuvre. Vers 493, il entra dans le clergé de Pavie, passa comme diacre à l’Église de Milan, dont l’évêque était son parent, et c’est précisément à la période milanaise que date l’essentiel de ses œuvres. Connu pour son talent littéraire, il fut amené à écrire pour défendre le pape Symmaque. Ce sera le début d’une visibilité toujours plus grande dans toute l’Église catholique et l’occasion d’admirer son éloquence et son érudition doctrinale. En 514, il devint évêque de Pavie, qui était le siège de la ville du royaume. Son travail de pasteur était intense et marqué par la charité et la nécessité de confirmer le clergé et le peuple dans la doctrine correcte. En 515 et 517, avec d’autres évêques italiens, Ennode participa à certaines missions envoyées par le pape Hormisdas en Orient pour tenter de régler le conflit entre les deux Églises, ce sera le point culminant de son opération de diplomatie. Il mourut quelques années plus tard.

  St Kenelm (803-821)

icône contemporaine

Prince de la puissante dynastie royale de Mercie, son histoire se situe entre l’histoire et la légende, à tel point qu’aujourd’hui les chercheurs distinguent soigneusement le noyau historique des développements médiévaux ultérieurs. Fils du roi Coenwulf de Mercie, la tradition le présente comme un jeune héritier du trône assassiné par ambition politique sur ordre de sa sœur Cwenthryth. Son culte, qui s’est développé notamment à partir du XIe siècle, a transformé le prince en l’un des saints les plus populaires de l’Angleterre médiévale. Autour de sa mort, des récits de visions, de miracles et de merveilles sont apparus, contribuant à faire de l’abbaye de Winchcombe une destination de pèlerinage célèbre. Malgré la rareté des sources contemporaines, Kenelm représente un exemple significatif de la façon dont la mémoire dynastique, la dévotion populaire et la tradition monastique ont donné naissance à l’un des saints les plus célèbres de l’Angleterre anglo-saxonne.

  Ste Charlotte de la Résurrection (1715-1794)

icône : 20 x 13 cm, (1993)

Anne Marie Madeleine Françoise Thouret, en religion Sœur Charlotte de la Résurrection est née en 1715 à Mouy dans le diocèse de Beauvais. Lorsqu'éclate la Révolution française, en 1789, la communauté du Carmel de Compiègne compte vingt et une religieuses. dix huit monteront sur l'échafaud. Conformément au décret du 13 février 1790 qui supprime les ordres religieux contemplatifs, chaque carmélite est invitée à déclarer si son intention est de sortir de son monastère. Toutes affirment "vouloir vivre et mourir dans cette sainte maison." En 1792, la Mère prieure leur propose "un acte de consécration par lequel la communauté s'offrirait en holocauste pour que la paix divine, que le Fils de Dieu était venu apporter au monde, fut rendue à l'Eglise et à l'Etat." Le 14 septembre 1792, elles sont expulsées de leur couvent. Chaque jour, elles prononcent l'acte d'offrande. Le 23 juin 1794, au temps de la Grande Terreur, elles sont arrêtées. Jugées et condamnées à mort le 17 juillet, elles sont guillotinées le soir même, sur la place de Nation à Paris. Leurs corps furent enterrés au cimetière de Picpus dans une fosse commune, où ils se trouvent encore dans le jardin des religieuses. Ste Charlotte était la doyenne, elle avait sioxante dix neuf ans.

  Bx Pavel (Paul) Gojdich (1888-1960)

icône contemporaine

« Avec l’aide de Dieu, je veux devenir père des d’orphelins, aide des pauvres et consolateur des affligés. »

Peter Gojdic naquit à Lubovec dans une famille modeste et profondément religieuse. Son père était prêtre de l'Église grecque-catholique ruthène. Lui-même reçut l'ordination sacerdotale le 27 août 1911. Il servit d'abord comme vicaire auprès de son père, puis devint recteur du séminaire et archiviste diocésain, avant d'être le directeur de la curie diocésaine en 1919. Désireux de mener une vie monastique, il intègra en 1922 l'Ordre basilien de Saint Josaphat, où il prit le nom de Pavel. En 1926, il fut appelé à devenir l'administrateur apostolique de l'archéparchie de Prešov. L'année suivante, il fut élevé à la dignité épiscopale par le pape Pie XI. Mgr Gojdic s'engagea alors dans une pastorale proche des plus nécessiteux, et se dévoua notamment aux districts les plus pauvres au niveau matériel et spirituel. Il s'employa à former un clergé de qualité, érigea de nouvelles paroisses, fonda un orphelinat, des écoles, et lança revues et journaux. Durant la Seconde Guerre mondiale, il protégea la population juive, en fournissant des certificats de baptême, cachant des centaines d'entre eux dans des monastères ou les aidant à fuir la région. En 1946, il fut nommé par le pape Pie XII primat de la communauté grecque-catholique ruthène de Tchécoslovaquie. Deux ans plus tard, lorsque le parti communiste prit le pouvoir, le ministère épiscopal de Mgr Gojdic fut mis hors la loi. Les autorités lui proposèrent de soumettre l'Église grecque-catholique ruthène à l'Eglise orthodoxe russe, controlée alors par le régime. Devant son refus, en janvier 1951, il fut jugé pour "haute trahison" et condamné à perpétuité. Transféré dans diverses prisons, malgré la souffrance, il poursuivit une vie spirituelle intense, priant, célébrant la liturgie clandestinement, et soutenant moralement les autres prisonniers. Sa santé se détériora progressivement. Transféré à la prison de Leopoldov, il mourut le 17 juillet 1960, jour de son soixante-douzième anniversaire.

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