4 septembre

(9 références)

 

St prophète Moïse (XIIIème av J.C.)

icône copte contemporaine

Celui qui a vu Dieu, quand il reçut de Dieu, présent au Buisson ardent, la révélation du Nom ineffable et la mission de libérer le peuple d'Israël opprimé par le Pharaon d'Egypte. Comme s'il voyait l'invisible, il parlait face à face avec Dieu, comme on parle à un ami. Médiateur de la Loi solennellement promulguée, lors de la Théophanie sur le mont Sinaï, il rendit témoignage au Christ médiateur de la nouvelle Alliance, lors de la Transfiguration sur le Mont Thabor.

 

 

Ste Hermione ou Irma (1er siècle)

icône grecque contemporaine

Surnommée "la Rose d'Ephèse", elle était l'une des quatre filles de l'Apôtre Philippe, flagellée pour la foi sous Adrien, morte en paix à Ephèse.

 

 

St Théodule (ou Théodore) (IVème siècle)

icône contemporaine

Saint Théodule (ou Théodore), évêque d'Octodure (Martigny) a participé au concile d'Aquilée en 381. Il s'agit sans doute du même Théodore qui a signé la lettre du Synode de Milan (393) au pape Siricius. Son historicité est donc certaine et il est probablement le premier évêque du Valais. On peut affirmer par ailleurs que Théodule est bien l'initiateur du culte de saint Maurice et de ses compagnons en Valais.

 

St Boniface (IVème-Vème siècle)

 

Il fut chargé de plusieurs missions en Orient avant son élection, en particulier pour soutenir saint Jean Chrysostome qui avait été exilé. Il rencontrera d'ailleurs l'hosilisté de la cour impériale de Constantinople. Son élection fut également contrée par l'empereur Honorius qui lui oppose un antipape mais, devant l'attitude de ce dernier, préfère finalement saint Boniface et le rétablit sur le siège de Pierre. Saint Boniface cherchera à rester en relation avec saint Augustin pour mieux réfuter l'hérésie pélagienne. Il intervient également la vie des Eglises de Thessalonique, Arles et Narbonne. On lui attribue plusieurs décisions liturgiques. Saint Boniface est surtout remarquable par sa prudence à ne blesser personne et par son humilité dans ses relations avec les autres évêques.

 Ste Rosalie (+1170)

icône contemporaine

Capitale et port de la Sicile, Palerme vénère sainte Rosalie comme étant sa patronne. Son sanctuaire s'élève au sommet du mont Pellegrino, à 600m d'altitude. C'est là que son corps aurait été retrouvé en 1624, dans un enveloppement de cristaux. Elle y serait morte quatre siècles plus tôt, le 4 septembre 1170. Un compatriote, le bénédictin A. Tonamira recueillit à cette occasion un faisceau de légendes "conjecturales", qu'il rassembla dans un livre suggestif :" Idée conjoncturale sur la vie de sainte Rosalie." Fille du seigneur Simbald, descendant de Charlemagne, elle aurait fui la maison paternelle à 14 ans, à la suite d'une apparition de la Vierge Marie, pour préserver sa virginité. Elle aurait passé ainsi les 16 dernières années de sa vie dans une grotte du monte Pellegrino, nourrie de la seule eucharistie que lui portaient les anges. Le chapelet de ces merveilles n'a d'égal que sa popularité sicilienne.

 Bse Dina Bélanger (1897-1929)

Née à Québec, elle étudie chez les sœurs de la congrégation Notre-Dame à Bellevue et se révèle très douée pour les études, spécialement pour la musique. Les concerts qu'elle donnera entre 1918 et 1921 seront tous au profit des œuvres de charité. Jeune fille sociable, amie de la beauté et de la nature, elle rayonne la bonté qui la porte vers les plus faibles, les plus démunis. À 24 ans, elle répond à l'appel du Seigneur et entre chez les religieuses de Jésus-Marie à Sillery où elle prendra le nom de Marie Ste-Cécile de Rome. Durant de courts séjours à Saint-Michel, elle enseigne la musique. Son activité apostolique est très tôt réduite par la maladie. Après avoir écrit son autobiographie spirituelle, elle laissa derrière elle des pièces musicales et des poèmes. Elle meurt à l'âge de trente-deux ans le 4 septembre 1929.

St Gorazd de Prague (+1942)

icône contemporaine

 

Evêque de Bohème et Moravie. Né dans une famille gréco-catholique, il rejoignit l'Eglise orthodoxe devant le refus de Rome d'accorder l'autonomie à son Eglise. Il accepta les critiques et les calomnies, développa les paroisses orthodoxes dans les régions tchèques. Durant l'occupation nazie, il se sacrifia pour éviter des représailles à ses fidèles et mourut fusillé. Malgré ce sacrifice volontaire de leur évêque, de nombreux fidèles et de nombreux prêtres furent envoyés dans les camps de concentration en Allemagne.

 

 Robert Shuman (1886-1963)

Avocat, puis homme politique français, il est l'un des "pères fondateurs" de l'union européenne. Né au Luxembourg, d'un père lorrain, il baigna dès son enfance dans les cultures fançaise allemande et Luxembourgeoise. Avocat, il s'installe à Metz, après des études de droit suivies en Allemagne. C'est un homme engagé dans la vie associative puis polique, mais dont l'engagement comme toute sa vie s'enracine dans sa vie de foi et de prière. Ministre entre 1947 et 1955, ce seront ensuite les responsabilités européennes qui l’attendront, dont la Présidence de l’Assemblée parlementaire européenne de Strasbourg de 1958 à 1960. C’est en octobre 1959, lors d’une visite officielle au gouvernement italien, que se déclarent les premiers signes de la sclérose cérébrale qui l’affaiblira de plus en plus et finira par l'emporter.

"C'est de cette foi profondément enracinée dans son coeur, qu'a jailli, on peut l'affirmer, tout cet ensemble vertueux fait de loyauté, d'intégrité, de disponibilité et de fermeté qu'on lui connaissait et qu'il savait imprégner de douceur, d'amabilité et de grande simplicité. C'est par ces vertus que tout à la fois, il forçait le respect; provoquait l'admiration et attirait. C'est aussi sous le souffle de cette foi profonde, on peut également l'affirmer, qu'ont germé et mûri en son esprit ces grandes idées de Paix, d'Unité et de Concorde entre les hommes ; idées qu'il ne s'est pas contenté de méditer, mais pour la réalisation desquelles il a sans cesse travaillé, combattu, vécu. Et quand quelqu'orage menaçait son entreprise, c'est encore sa foi qui le soutenait, c'est sur elle qu'il s'appuyait. "Le Seigneur est le Maître, me disait-il un jour, il faut toujours lui faire confiance". (M. Gaillot, curé de Scy-Chazelles) pour plus d'informations: http://www.robert-schuman.com

 p. André Jarlan (1941-1963)

Né en 1941 dans l'Aveyron, il est ordonné prêtre en 1968. Vicaire à Aubin, il prend contact avec le monde ouvrier. Désirant se rendre en Amérique latine, il prend des cours d'Espagnol à l'université de Louvain. C'est en 1943 qu'il quitte la France pour se rendre à la paroisse de la Victoire à Santiago du Chili. Très proche de tous, en contact avec les drogués de la région, il a donné le meilleur de lui-même pour aider tous ceux avec qui il partageait sa vie. C'était une période de protestation de toute la population contre le régime de Pinochet. Face au déchaînement de la violence, il n'hésitait pas à aller en aube pour s'interposer entre les militaires et les mani- festants. Le 4 septembre, au cours d'une de ces manifestations, il se trouvait dans sa chambre en train de lire le psaume 129 : "Des profondeurs, je crie vers toi Seigneur…" En marge il avait écrit : "Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font." C'est au cours de cette prière qu'il est tombé, victime d'une balle qui a traversé la cloison en bois. Au cours de la messe célébrée peu avant, il avait choisi la prière Eucharistique qui dit : "Fais de nous-mêmes une éternelle offrande à ta gloire. André avait choisi de consacrer son sacerdoce aux opprimés. Il leur disait que "les choses se voient mieux quand on les regarde avec amour". Tout au long de son ministère, il a cherché à être l'amour de Dieu, sa compassion, sa présence auprès des blessés de la vie.

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