25 septembre

(5 références)

 

  St Ermenfroi (+670)

Chancelier du roi Clotaire II, il s'éloignait des intrigues de la cour. Peu à peu son coeur se rapprochait de l'idéal monastique. Il quitta le roi pour se retirer d'abord dans ses terres avec son frère Waldelène. Il y mena une vie calme et tranquille. Il lui fallut quelque temps pour se décider à rejoindre l'abbaye de Cusance au diocèse de Besançon dont il devint l'abbé, rattachant alors le monastère à celui de Luxeuil et y introduisant la Règle de St Colomban.

 

 

  Bx Hermann Contract (+1054)

Il était perclus et on lui donna le surnom de "Contractus". Fils du comte von Alshausen dans le pays de Bade en Allemagne, il vécut toute sa vie à l'abbaye de Reichenau. Il ne pouvait marcher seul, sa langue remuait peu et ses mains avaient peine à tenir quoi que ce soit. Mais il fut sans aucun doute l'un des plus grands savants de son temps. On l'appelait aussi "la Merveille du siècle". Mathématiques et astronomie, histoire et poésie, rien ne lui était étranger. Il inventa un astrolabe, une machine à calculer, plusieurs instruments de musique. Chantre de la Vierge Marie, il composa le chant "Ave Maris stella" et on lui attribue non sans raison "l'Alma Redemptoris Mater" et le "Salve Regina". Il disait de lui: "Je suis le rebut des pauvres du Christ qui marche à la traîne des philosophes, plus lent d'esprit qu'un ânon."

  St Serge de Radonège (1313-1392)

icône russe contemporaine

S'il fait figure de saint national en Russie, c'est à la fois pour la part qu'il prit à la formation de ce pays et pour l'empreinte dont il marqua la piété russe. Toute son existence s'écoula alors que ses compatriotes étaient encore sous le joug des Mongols. Né d'une famille de boyards, il alla vivre dès l'âge de vingt-deux ans dans l'immense forêt qui s'étendait au nord de Moscou. Il y fut d'abord dans la seule et amicale compagnie des ours et des oiseaux, et surtout dans celle dont Jésus parle quand il dit : " Celui qui m'aime, mon Père l'aimera, et nous viendrons faire notre demeure en lui " (Jn 14, 23). Jusqu'au jour où une douzaine de moines lui demandèrent de partager son genre de vie. Il y consentit, et construisit avec eux, à Radonech, le célèbre monastère de la Trinité, lequel servit de modèle à tous les monastères qui se fondèrent ensuite dans la Russie du Nord. Serge le gouverna pendant cinquante-cinq ans. S'y donnaient rendez-vous les princes dont la désunion favorisait la domination mongole. Serge les réconcilia et leur fit reconnaître la primauté de Dimitri Donskoï, grand-duc de Moscovie. Ce fut sous son influence qu'ils s'unirent pour livrer la fameuse bataille de Koulikovo (1380), où la victoire de Dimitri sur Mamaï, khan de la Horde d'Or, marqua le début de la libération nationale. Serge était doux, humble, austère, rempli de bonté pour tous. Il possédait, dit-on, le don des miracles, prédisait l'avenir, recevait de fréquentes visites de la Vierge Marie. En avril 1392, il annonça qu'il mourrait six mois plus tard et garda dès lors un silence absolu. Il ne le rompit que le jour de sa mort pour dire à ses moines qu'il les aimerait toujours et continuerait de prier pour eux.

  Ste Kétévan (+1624)

icône contemporaine

L’Église géorgienne, en ce jour qui correspond au 12 septembre du calendrier julien, fait mémoire de la martyre Ketevan, l’une des saintes les plus populaires de Géorgie. Ketevan était l’épouse du roi David de Kakesia et mère du roi Teimuraz qui devait succéder à son père. Elle fut persécutée, en raison de sa foi orthodoxe, par le roi de Perse, le shah musulman Abbas I, et passa près de dix ans en prison dans la ville de Shiraz. Ketevan y rencontra des missionnaires augustiniens originaires du Portugal qui furent tellement impressionnés par son témoignage de fidélité au Christ qu’ils proposèrent au pape de Rome de la canoniser dès après sa mort. Après une longue captivité où jamais sa foi ne faillit, pas plus que celle de ses compagnons, le shah prit la décision de la mettre devant l’alternative du choix entre la conversion à l’islam ou la mort. Ketevan n’eut pas la moindre hésitation et, pleine de sérénité, elle se livra à ses bourreaux qui ne lui épargnèrent pas une longue série de tortures avant de lui porter le coup fatal. Sa renommée se répandit bien au-delà de l’Église de Géorgie. Une partie de sa dépouille mortelle fut, en effet, emportée dans les Indes occidentales par des missionnaires catholiques ; on raconte que ses reliques sont parvenues jusqu’à la ville de Namur, en Belgique. Ketevan, par son histoire singulière et son martyre, représente alors, de façon emblématique, l’unité de l’Église, qui existe dès que des hommes et des femmes témoignent de leur fidélité à l’Évangile jusqu’à la mort.

  Lancelot Andrewes (1555-1626)

portrait

Né à Londres en 1555, Andrewes était l'aîné d'une famille aisée de marchands. Il manifesta si vite un tel penchant pour l'étude et la vie intérieure que ses parents lui permirent de poursuivre sa formation jusqu'à devenir professeur à Cambridge et à Oxford. D'une très grande érudition, Andrewes fut ordonné diacre, puis prêtre, et les années passant, il sut être aussi, de façon remarquable, un homme d'action, capable de se tenir à la hauteur des multiples charges que lui confièrent l'Église puis le roi d'Angleterre qui le prit pour son confesseur personnel. Andrewes prit part à la nouvelle traduction anglaise de la Bible et, bien malgré lui, aux controverses théologiques du temps entre Rome et Canterbury. Élu évêque de Chichester en 1605, et transféré plus tard au siège épiscopal de Winchester, il fut à ce titre membre de droit du Parlement anglais. En sa qualité de parlementaire, Andrewes apporta sa coopération au gouvernement chaque fois qu'à l'ordre du jour s'inscrivaient des questions qui concernaient l'Église ; il se refusa toujours, cependant, la moindre ingérence dans les domaines qui n'étaient pas strictement liés à la foi chrétienne. À sa mort, en 1626, on découvrit, grâce à la publication de ses sermons et de ses Preces privatae, l'incroyable richesse de sa vie spirituelle ; ce fut, en effet, malgré son extrême discrétion, l'un des plus grands hommes de prière de l'Église de tous les temps.

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