24 septembre

(4 références)

 

St Germer (+ v.658)

 

Fils d’une famille de la noblesse Franque de la région de Beauvais. Marié à Domane et père de famille, il réside à la cour de Dagobert puis à celle de Clovis II, où il agit comme conseiller. Après le décès de ses parents, il distribue une partie de son héritage aux pauvres et consacre le reste à la restauration de plusieurs églises. Enfin, ayant obtenu l’accord de son épouse, il entre au monastère de Pental, à Saint-Samson-de-la Roque (Eure), dont il est rapidement élu abbé. Cependant, son extrême sévérité suscite un profond mécontentement chez ses moines, qui vont même jusqu'à organiser un complot dans le but de le faire assassiner. Prévenu à temps, il quitte alors le monastère et se retire comme ermite dans les environs. Lorsque son fils décède, il récupère sa fortune et l’utilise pour fonder une nouvelle abbaye bénédictine dans la région de Beauvais, qui deviendra plus tard Saint-Germer-de-Fly (Oise) et dont il devient l’abbé.

St Pacifique (1653-1720)

 

St Pacifique de San Severino, orphelin de ses deux parents dès l’âge de trois ans, est élevé par un de ses oncles. À 17 ans, il rejoint les Franciscains et sept ans plus tard il est ordonné prêtre. Il enseigne ensuite la philosophie aux novices avant de devenir missionnaire, mais bientôt, sa santé se dégrade à tel point qu’il devient rapidement sourd, aveugle et boiteux. Il passe les 30 dernières années de sa vie dans cet état de souffrance, occupé exclusivement à la prière et témoin de nombreux épisodes d’extases.

 


  St Silouane (1866-1938)

icône contemporaine

Syméon Ivanovitch Antonov était un robuste charpentier d'un village de Russie centrale. D'une vigueur peu commune, il était affligé d'un caractère violent et querelleur. A 26 ans, tout change. Le paysan rustique et sensuel entend la voix de la Mère de Dieu qui l'appelle à revenir à lui-même. Il se met en route pour l'Athos. Celui qui est devenu frère Silouane connaît tout d'abord une grande joie : celle de qui a trouvé sa place sur terre. Mais cette euphorie des premiers jours ne dure pas. Silouane va connaître, au monastère, des tentations alternées d'orgueil et de désespoir : désespoir de constater que l'orgueil lui colle à la peau et qu'il ne peut s'en défaire. L'épreuve est si longue et si dure qu'il en arrive à se croire condamné, damné même. C'est alors que le Christ lui apparaît et lui dit : " Tiens ton âme en enfer et ne désespère pas. " Silouane a compris que si bas qu'il puisse descendre, Jésus est là. Il vivra désormais dans la douceur et la prière continuelle, priant pour le monde entier et semant la paix autour de lui, jusqu'à sa mort.

http://acathistes-et-offices-orthodoxes.blogspot.fr/2009/02/acathiste-saint-silouane-lathonite.html

Silvio Dissegna (1967-1979)

Silvio est né le 1er juillet 1967 près de Turin en Italie. Il va à l'école jusqu'en fin d'études primaires, quand on découvre un cancer à l'os de la jambe gauche le 13 mai 1978. Sept voyages à Paris n'améliorent pas sa santé. A partir de mai 1979, sa jambe devient une grande plaie douloureuse. Il prie le Rosaire, surtout la nuit, quand il ne peut dormir. « Chaque douleur est un geste d'amour pour toi Jésus... Je dois rester seul avec Jésus, Lui parler, Lui dire tout ce que j'ai dans le cœur; toi, maman, va te reposer, tu es fatiguée, tu as besoin de dormir... Jésus je souffre comme quand tu portais la croix et tu étais frappé, j'unis mes souffrances aux tiennes. Reste près de moi, Jésus... Maman, je suis en train d'avancer sur la voie du Calvaire, puis il y aura la crucifixion, maman, prépare-toi! » Il devient aveugle, puis sourd. Il communie tous les jours jusqu'au jour de son départ pour le Ciel, le sourire aux lèvres, le 24 septembre 1979.

jour précédent jour suivant