15 septembre

(8 références)

 

  N.D. des Douleurs

M.D. d'Akhtyr, icône contemporaine

Au pied de la Croix de son fils agonisant, la Mère de Dieu et toujours Vierge Marie connut le glaive de douleurs que lui avait annoncé le vieillard Siméon dans le Temple au jour de la Présentation de Jésus.

 St Valérien (IIème siècle)

icône contemporaine

Martyr à Tournus en Bourgogne. Il avait été arrêté lors de la persécution qui décima l'Eglise de Lyon au temps de l'évêque St Pothin. Il réussit à s'enfuir et s'installa à Tournus où se trouvaient de grands entrepôts marchands. Il s'y bâtit une simple cabane et rencontrait tous ces gens venant de contrées lointaines pour le négoce. Il leur parlait de Jésus-Christ. Découvert, il fut à nouveau arrêté et amené devant le juge qui avait condamné les martyrs de Lyon et qui était alors à Tournus. Torturé par des ongles de fer, St Valérien fut ensuite décapité.

 

 St Nicétas le Goth (+372)

icône contemporaine

Goth d'origine, Nicétas naquit et vécut sur les bords du Danube, dans l'actuelle Roumanie. Il reçut le baptême des mains de l'évêque Théophile qui participa au premier concile de Nicée. Soldat, St Nicétas combattit contre les troupes païennes, d'Athanaric. Lorsque ce dernier exerça son pouvoir parmi les tribus de la région, il appliqua une persécution systématique contre les chrétiens, et Nicétas, refusant d'adorer une idole, fut condamné au bûcher.

 St Epvre (+507)

De son enfance édifiante, au sein d'une famille chrétienne, nous pouvons retenir ce souci qu'il eut de racheter son nom (qui signifiait "sanglier") par une exquise bonté de cœur, par une constante charité à l'égard des malheureux. C'est ainsi qu'on le vit un jour rentrer de l'école à demi-nu, pour s'être dévêtu en faveur d'un mendiant. Avocat très doué et juste, il abandonna sa profession pour devenir prêtre. Lorsque l'évêque St Ours de Toul mourut en 500, le clergé et les fidèles le réclamèrent pour successeur, et il fut élu au siège épiscopal de Toul, qu'il occupa pendant sept ans. Sa compassion innée put s'exercer à loisir pour réparer les ruines et les misères qu'avait accumulées en Lorraine le passage des Huns, un demi-siècle auparavant, et il entreprit une campagne pour extirper les vestiges d'un paganisme toujours vivace.

 Ste Oranne (VIème siècle)

On raconte qu'Oranne était une princesse venant d'Irlande ou d'Écosse, qui avait fui son pays pour servir Dieu dans la solitude, tout comme son frère, St Wendelin. Mais une autre source la dit fille d'un duc lorrain, qui l'aurait rejetée à cause de sa surdité. Accompagnée de sa fidèle servante ou compagne Cyrilla, elle s'établit comme ermite missionnaire dans la forêt de Bérus (actuelle Sarre, tout près de la frontière française). Ensemble, elles évangélisèrent les populations des bassins de la Moselle et de la Sarre, soignant les malades et aidant les démunis. Elles furent d'abord inhumées dans l'église du village d'Eschweiler, abandonné par ses habitants après sa destruction durant les guerres du XIVe siècle.

Un certain nombre d'épisodes pieux se rapportent à sa vie. C'est ainsi qu'elle aurait sauvé un chasseur francique, qui s'était égaré dans une forêt lorraine, et l'aurait guéri de sa surdité. On rapporte que lorsqu'un admirateur un peu trop zélé s'intéressait à elle, les semis de printemps poussaient à maturité afin de la dissimuler à son regard.

Elle est la sainte patronne de la Moselle germanophone (Lorraine francique) et de la Sarre, et est traditionnellement invoquée pour guérir les maux d'oreilles, la surdité et les vertiges.

 Bx Roland de Médicis (+1386)

En 1386, dans le nord de l’Italie, des chasseurs découvrirent un pauvre hère squelettique, vêtu d’une vieille peau de bique, de coquillages et de feuillage, mourant de faim. C’était Roland de Médicis qui, trente ans auparavant, avait fait le vœu de se retirer dans la forêt pour vivre dans le plus complet dénuement. Se nourrissant d’herbes et de fruits sauvages, il passait des heures à méditer, debout sur une seule jambe. Il raconta qu’il voyait la face de Jésus dans le soleil pendant ses prières. La princesse Pallavicini, avertie de la découverte de cet étrange ermite, députa auprès de lui son confesseur, un carme de Crémone qui le confessa deux heures durant et déclara en sortant qu’il « était pur de tout péché, même par omission » après tant d’années d’errance et de vie solitaire. On prit soin de lui. On lui fit boire du bouillon de poule qui prolongea sa vie de vingt-six jours, mais il mourut le 15 septembre en voyant arriver St Michel avec des anges pour le conduire au paradis.

 St Syméon de Thessalonique (+1430)

icône contemporaine

Il vécut cette période difficile où la Macédoine se préparait à sortir de l'occupation latine qui durait depuis deux cents dix ans pour tomber sous le joug, plus lourd encore, des Turcs pendant cinq siècles. Tous les habitants qu'ils soient orthodoxes, latins ou juifs, le considéraient comme un père. Il s'illustra aussi par son activité liturgique, composant de nombreux hymnes et rédigeant un vaste commentaire spirituel de tous les symboles des rites de la vie ecclésiastique. Son culte ne s'interrompit jamais et a été reconnu officiellement en 1981.

 

 Ste Catherine de Gênes (1477-1510)

portrait

Fille d'une noble famille de Gênes, Catherine Fieschi aspirait dès son enfance à se consacrer à Dieu. Mais sa noble famille ne l'entendait pas de cette oreille, car à cette époque, le mariage d'une fille était chose importante pour les stratégies familiales. A seize ans, la jeune fille qui voulait entrer au couvent dut épouser un homme violent et mécréant, mais dont l'alliance était souhaitable pour la famille Fieschi. Désemparée, elle se livra aux frivolités de la vie mondaine. Mais elle n'y gagna que tristesse et amertume. Subitement à vingt-six ans, elle changea de vie. Une vision du Christ crucifié lui fait mesurer l'inanité de sa conduite. Dès lors le feu de l'amour de Dieu la brûla continuellement. Elle vécut tout d'abord une vie de pénitence et de dures austérités afin d'expier ses fautes passées, puis dépassant le souvenir de ses fautes, elle vécut dans l'union à Dieu, au milieu d'extases et de phénomènes mystiques. Elle visitait aussi les malades, soignait les lépreux et les pestiférés. D'un même mouvement, elle convertit son mari, qui mourra tertiaire franciscain, lui le mécréant et le violent. On lui attribue des écrits qui témoignent de ses expériences mystiques. Mais il faut rendre à la vérité qu'elle n'en est pas l'auteur.

jour précédent jour suivant