14 septembre

(7 références)

 

Exaltation de la Ste Croix - la Croix Glorieuse

icône contemporaine, p. Grégoire Krug

Quand, à Jérusalem, la reine Ste Hélène, mère de l'empereur Constantin, fut convaincue d'avoir retrouvé sur le Calvaire la vraie croix du Christ, elle fit édifier en ce lieu, avec l'aide de son fils, une basilique englobant le Calvaire et le Saint Sépulcre. Cette basilique qui eut pour nom "Anastasis" ("Résurrection"), fut consacrée un 14 septembre. Par la suite, ce jour fut choisi pour célébrer une fête qu'on appela "Exaltation de la précieuse et vivifiante Croix." parce que son rite principal consistait en une ostension solennelle d'une relique de la vraie croix. Ce geste manifestait devant tous que la Croix est glorieuse parce qu'en elle la mort est vaincue par la Vie. La fête se répandit à Constantinople où elle connut un éclat nouveau à partir du VIIème siècle, parce que les Perses infidèles s'étaient emparés de Jérusalem et avaient emporté dans leur pays la vraie Croix comme trophée de victoire. L'empereur Heraclius alla la reprendre et ramena triomphalement à Constantinople le symbole de la victoire du Christ sur la mort. Progressivement la fête fut célébrée dans toute l'Eglise, et des parcelles de cette relique furent distribuées à travers le monde chrétien.

N.-D. de Kazan (CJ : 1er septembre)

2024, 20 x 25cm

La première icône de la Mère de Dieu de Kazan est une icône miraculeuse remontant au XVIème siècle. Détruite semble-t'il lors d'un incendie, elle fut remplacée par une copie au XVIIème. C'est cette icône, disparue au début du XXème siècle, qui fut restituée par le pape Jean-Paul II au patriarche Alexis de Moscou.

 

St Materne (IVème siècle)

icône contemporaine

 

Il fut le premier apôtre de l'Alsace, et favorisa avec succès la diffusion du christianisme dans cette province et en Allemagne de l’Ouest. Il fut le premier évêque connu de Cologne, et serait aussi le troisième évêque de Trèves, et le fondateur du diocèse de Tongres. Selon Eusèbe, l’évêque Materne fut actif durant la période de la controverse donatiste. En mai 313, Materne et d’autres évêques furent convoqués à Rome par l’empereur Constantin pour les consulter au sujet du statut de l’évêque Cécilien de Carthage. Il participa également au synode d’Arles en 314.

 St Albert de Jérusalem (+1214)

icône contemporaine

Quand le royaume franc de Jérusalem s'effondra en 1187, soixante mille chrétiens durent se réfugier à Saint-Jean d'Acre qui, grâce aux Chevaliers de Saint-Jean, résista aux Sarrasins jusqu'en 1292. Quelques années plus tard, le Pape Innocent III envoya l'un de ses meilleurs diplomates, Albert Avogrado, espérant que le sultan d'Egypte lui rendrait la Ville Sainte. St Albert échoua et un chevalier de Saint-Jean le poignarda en pleine église. Auparavant, il avait eu le temps de préparer une Règle pour les Carmes et les Carmélites dont il avait étudié le genre de vie qu'ils menaient au Mont-Carmel. Ces règles furent approuvées par Rome après sa mort et figurent toujours en tête des constitutions carmélitaines.

Ste Nothburge (+ 1313)

 

Elle était la fille d’un couple d’agriculteurs aisés de la région de Rottenbourg, au Tyrol. Vers l’âge de dix-huit ans, elle commença à travailler comme cuisinière chez le comte Henri, un seigneur des environs. Avec l’accord de ses patrons, elle donnait aux pauvres tout ce qui restait de nourriture non consommée par la famille. Six ans, plus tard, le comte et son épouse étant décédés, leur belle-fille Ottilie devint maîtresse du château, et malgré la promesse faite aux parents, elle interdit à Nothburge de poursuive ses activités charitables. Chassée du château, Nothburge trouva un nouvel emploi de domestique chez un couple de paysans de la région. Mais bientôt, les habitants du château furent frappés de nombreux malheurs, dont le décès d’Ottilie. Convaincu que c'était un châtiment pour avoir maqué à la parole donnée, le comte décida d’aller rechercher Nothburge, la priant instamment de lui pardonner et de revenir à son service. Elle passa donc le reste de sa vie au château, partageant son temps entre son travail et les œuvres charitables, et surtout entourée du respect et de l’affection de toute la maisonnée, et surtout de Marguerite, la nouvelle épouse du comte. Ste Nothburge est la patronne des travailleurs agricoles, des hommes mariés et des domestiques.

Dante Alighieri (1265-1321)

A la naissance de Dante, Florence était sur le point de devenir la cité la plus puissante d'Italie, bien qu'elle fut rongée par des luttes intestines entre partisants du pouvoir temporel du pape, et ceux qui soutennaient l'empereur (Guelfes et Gibelins). Après des études de philosophie et de théologie, Dante fut élu à la charge de prieur. Il faisait partie des six hauts magistrats dirigeant la ville en 1300. Mais les partisans de l'extension du pouvoir papal l'évincèrent de ses fonctions et le condamnèrent à l'exil. S'ensuivit une longue errance à travers l'Europe. Il publia le Banquet en 1307, y développant sa conception du bien (le bien moral est la fin de toute activité humaine...) et de l'amour (l'amour humain est un amour naturel pour Dieu, l'homme aimant la beauté aime Dieu sans le connaître...). Marié depuis l'âge de vingt ans, c'était néanmoins d'une autre femme, Béatrice, dont il était amoureux. En dépit de sa mort prématurée qui le laissa fou de douleur, elle demeura la source d'inspiration de sa poésie, et notamment de son oeuvre majeure La divine comédie, qui le place aujourd'hui au rang de fondateur de la poésie italienne du Moyen Age. Il y raconte son voyage imaginaire, guidé par Virgile puis par Béatrice, de l'Enfer, par le Purgatoire, au Paradis. Le Conseil de Florence autorisa Dante à revenir dans sa ville natale en 1316, mais le poète refusa les conditions qui accompagnaient cette proposition et passa ses dernières années à Ravenne, ville dans laquelle il s'éteignit et fut enterré.

Jean de Saint-Samson (1571-1636)

Jean du Moulin, naquit à Sens en 1571, et peu de temps après, perdit la vue suite à une maladie mal soignée. A l'âge de dix ans, il perdit ses parents, et son oncle maternel devint alors son tuteur. Cécité oblige, il apprit la musique, et jouait de quatorze instruments dont l'orgue. Il aimait se faire lire des textes religieux ou des poèmes de Ronsard. A Paris, soit logé chez son frère, soit menant une vie de mendiant, il fréquenta l'église des Carmes de la Place Maubert et en devint l'organiste. En 1603, il rencontra le p. Mathieu Pinault qui allait changer sa vie. Il laissa aux pauvres la succession de son frère décédé, et en 1606, âgé de trante-cinq ans, Jean du Moulin entra au noviciat de la Grande Carme de Dol de Bretagne, en tant que frère convers, sous le nom du premier évêque de cette ville, St Samson. La peste se déclara peu après son arrivée. Après plusieurs décès monastiques, la communauté s'éclipsa. Jean resta seul avec un autre novice pour secourir les pestiférés. Ils soignèrent les malades et accompagnèrent les mourants. Eux-mêmes contaminés, ils durent partir à la maladrerie. Là il s’aperçut que Dieu lui avait donné le don de guérison, après avoir fait une prière sur son compagnon qui guérit. La peste passée, la vie reprit à Dol. La rumeur des dons thaumaturgiques de Jean se répandit dans la région, et des malades arrivèrent de tous les horizons jusqu'au monastère. Outre ce charisme, Jean était un grand priant et pratiquait assidument l'oraison. On l'autorisa à élever ses frères dans leur vie spirituelle et devint l'âme de la réforme de la province de Touraine, dont Rennes faisait partie. Cette réforme comportait une observation plus stricte de la règle primitive, avec un retour marqué à la contemplation, à la suite de celle initiée en Espagne par Ste Thérèse d'Avila et St Jean de la Croix. En 1612, la renommée de ses hautes vertus l'appela au Couvent de Rennes où il resta jusqu'à sa mort, sauf pour plusieurs missions réformatrices dans son ancien couvent de Dol. Son tombeau est à la Cathédrale de Dol et son crâne aux carmes de Rennes. Jean dicta environ quatre mille pages d'écrits mystiques. Ces ouvrages sont l'expression écrite de sa conversation orale et amoureuse avec le Seigneur. La doctrine de Jean de Saint-Samson est imprégnée de la tradition mystique, notamment de la spiritualité flamande de Ruysbroeck et de Herp. Jean insiste sur la science d'aimer Dieu qui entraîne la déification de l'Homme. Pour ce grand pédagogue spirituel du Carmel, la prière aspirative se revêt d'une grande originalité : elle est pure passivité amoureuse, l'âme étant toute perdue en Dieu.

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