16 septembre

(11 références)

 

 Ste Sarah

icône contemporaine

Epouse d'Abraham, elle le suivit lors de l'appel de Dieu à quitter son pays. Elle était malheureusement stérile, malgré la promesse divine faite à Abraham d’être le père de nombreuses nations. Après lui avoir donné sa servante qui conçut de lui un fils (Ismaël), Abraham vit passer trois étrangers. Il courut auprès d’eux et les invita sous sa tente. Les trois messagers venaient en fait informer Abraham de l’imminence de la destruction de Sodome et Gomorrhe. Le troisième messager annonça l’enfant à venir. Sarah, nonagénaire et qui ne partageait plus la couche de son époux centenaire, rit d’entendre une telle nouvelle. L’enfant naquit un an plus tard et s’appela donc Isaac (« il/elle a ri »). Sarah mourut à Hébron à l’âge de cent vingt sept ans. Abraham achèta alors un terrain dans la région de Hébron avec une grotte dans laquelle il enterra Sarah.

Ste Melissa (IIème siècle)

icône contemporaine

Melissa, chrétienne originaire de Gijon, dans la région des Asturies en Espagne, fut envoyée comme missionnaire et moniale en Thrace sous le règne d’Antonin le Pieux. Là, sous le règne du persécuteur Antiochus, sa prédication entraîna la conversion de nombreux païens, ce qui entraîna son arrestation. Dotée de dons miraculeux, elle détruisit les idoles d’Apollon et d’Hercule, provoquant un scandale parmi les païens et aggravant la colère des autorités. Refusant de renoncer à sa foi chrétienne, elle fut confiée à l’épouse d’Antiochos et à un groupe de femmes influentes qui tentèrent, en vain, de la persuader d’abandonner sa foi. Melissa résista à toute pression et réussit à convertir l’épouse d’Antiochos et d’autres femmes du cercle païen. La femme chargée de l’avoir conduite à l’idolâtrie se convertit également au christianisme. Ensemble, elles commencèrent à évangéliser en secret, face à la menace constante de persécution. Lorsque Antiochos découvrit la conversion de sa femme, il se mit en colère et ordonna leur exécution immédiate. Melissa et l’épouse du gouverneur furent décapitées, scellant leur témoignage de foi par le martyre.

 St Cyprien (200-258)

icône contemporaine

St Cyprien s'était fait chrétien à quarante-six ans. Jusque là, il avait été rhéteur et avocat, et ses moeurs étaient ceux d'un païen célibataire de l'époque. Après sa conversion, il trouva son bonheur en donnant ses biens aux pauvres, tant et si bien que les chrétiens de Carthage le choisirent deux ans plus tard comme évêque. Progressivement, il devint, par son influence, chef de l'Eglise d'Afrique. A la demande de ses fidèles, il se cacha durant la persécution de Dèce et fut épargné. Lorsqu'éclata ensuite la persécution de Valérien, il fut envoyé en exil par un proconsul qui lui était favorable. Mais le successeur l'étant moins, le fit chercher, le ramena à Carthage où il fut décapité. Vis-à-vis des chrétiens qui avaient apostasié pour éviter la mort, St Cyprien était plein de miséricorde, professant que la miséricorde divine est plus grande que le plus grand des péchés.

Ste Euphémie (+305)

icône contemporaine

Vierge et martyre à Chalcédoine. Arrêtée, elle connut d'abord diverses tortures avant d'être livrée aux bêtes qui la déchirèrent.

St Ambroise parle ainsi de Ste Euphémie : « Cette illustre vierge, cette glorieuse Euphémie, conserva la gloire de la virginité et mérita de recevoir la couronne du martyre. Priscus son adversaire est vaincu. Cette vierge sort intacte d'une fournaise ardente, les pierres les plus dures reviennent à l'état de cendre ; les bêtes féroces s'adoucissent et se baissent devant elle. Sa prière lui fait surmonter toute espèce de supplice. Percée en dernier lieu par la pointe du glaive, elle quitte sa chair qui était sa prison pour se joindre avec liesse aux choeurs célestes. Que cette vierge sacrée, Seigneur, protège votre Église ; qu'elle prie pour nous qui sommes pécheurs : puisse cette Vierge pure nourrie dans votre maison vous présenter nos voeux.»"

 St Ninian (Vème siècle)

icône contemporaine

Fils d'un prince breton, il se rendit à Rome faire ses études et c'est là qu'il fut ordonné évêque par le pape St Boniface Ier. Celui-ci l'envoya en Grande-Bretagne où il convertit de nombreux païens dans le Galloway. Il vint en pèlerinage au tombeau de St Martin.

 


 Ste Eugénie d'Alsace (+735)

vitrail contemporain

Eugénie marcha avec courage sur les traces de sa tante, Ste Odile, maintenantt la régularité et la discipline, et donnant comme Odile l'exemple de toutes les vertus à sa sainte communauté. L'esprit de la pieuse fondatrice règna dans ces deux maisons et ce fut un spectacle bien édifiant pour la Basse-Alsace que de voir de jeunes vierges issues des premières familles du pays renoncer aux douceurs d'une vie commode et agréable, pour aller se consacrer aux pratiques de la pénitence. Eugénie gouverna son monastère pendant quinze ans, et est aussi comptée au nombre des saintes. On déposa son corps dans la chapelle Saint-Jean Baptiste, près du tombeau de Ste Odile. Ses reliques furent conservées dans cet endroit jusqu' à la guerre des Suédois. Ces fanatiques ouvrirent alors son tombeau dispersèrent ses ossements dont on ne conserva que quelques parties dans les églises d'Obernai et de Willgottheim.

  Ste Ludmilla (860-921)

icône contemporaine

Ludmilla et Borivoj se marièrent et eurent beaucoup d'enfants. Elle, princesse slave, était aimable, douce et instruite. Lui, duc de Bohême, reçut le baptême des mains de St Méthode en 874. Elle se convertit à son tour et ils firent alors bâtir la première église chrétienne à Levy Hradec. À la mort de Borivoj, deux de ses fils se partagèrent le pouvoir. Le deuxième fils, Vratislav, épousa Drahomira, une princesse de la famille des Stodorané, dont il eut sept enfants. Ludmilla fut chargée de l'éducation de l'un d'eux, qui, élevé chrétiennement, est devenu St Venceslas. Hélas ! en 916, Drahomira s'empara du pouvoir en s'appuyant sur une faction antichrétienne. Après s'être dépouillée pour les pauvres, Ludmilla se retira aux alentours de Prague. Mais, craignant encore son influence, sa belle-fille la fit étrangler.

 Ste Edith de Wilton (961-984)

icône contemporaine

Ste Édith de Wilton était la fille du roi Edgar Le Pacifique et de Ste Wulfride, une femme qu’il avait enlevée après le décès de son épouse. Sa mère étant entrée à l’abbaye de Wilton, Édith l’accompagna et elle y passa le reste de sa vie, d’abord comme moniale, à partir de l’âge de quinze ans, puis comme abbesse, succédant à sa mère. Selon la tradition, Ste Édith de Wilton possédait le pouvoir de communiquer avec les animaux sauvages.

 


 St Jean Macias (+1645)

 

Il était né dans l'Estramadure espagnole à Ribera del Freno, de parents nobles mais ruinés. Orphelin et berger, il trouva déjà le moyen de consacrer son temps, et une bonne partie de son maigre salaire, à soulager les malades et les pauvres. En 1619, à trente-quatre ans, il partit pour l'Amérique, au Pérou, et travailla à Lima chez un boucher. Emule de St Martin de Porrès, il entra comme frère convers chez les dominicains de cette ville trois ans plus tard. Jusqu'à la fin de sa vie, il fut le portier de son couvent, et ce, pendant vingt-deux ans. Il accueillait ainsi avec une immense charité, les pauvres et les malades, se privant souvent de nourriture pour les nourrir et les assister, tout en menant une vie profonde de prière et de pénitence.


   St André Kim (+1839)

icône contemporaine

Il fut le premier prêtre coréen, et le premier prêtre martyr durant les quatre grandes vagues de persécutions qui se succédèrent en Corée de 1839 à 1867. Son père, St Ignace Kim, avait été décapité pour le Christ en 1839. St André le fut aussi, après d'horribles tortures, neuf années plus tard à vingt cinq ans. Plus de dix mille chrétiens donnèrent ainsi le témoignage de leur foi au prix de leur vie. Le Pape canonisa ainsi cent trois martyrs coréens en 1984, dont des jeunes filles de quinze ou dix sept ans et des garçons de treize ans.

 

 St Sofian Boghiu (1912-2002)

icône contemporaine

Serghei Boghiu naquit dans la région historique de Bessarabie (aujourd’hui en Moldavie), dans une famille paysanne. A l’âge de quatorze ans, il entra dans la communauté monastique de la skite de Rughi, commençant sa formation de moine. Il suivit une formation de chantre, puis, montrant une aptitude pour le dessin, s’inscrivit à l’Académie des Beaux-Arts de Bucarest, tout en fréquentant également la Faculté de théologie orthodoxe de l’Université de Bucarest, où il réalisa une thèse sur l’image du Christ dans l’iconographie. Il fut tonsuré moine le 25 décembre 1937 au monastère de Dobrouzca, recevant le nom de Sofian, ordonné hiéromoine en 1945 pour le monastère d’Antim à Bucarest, dont il devint le supérieur cinq ans plus tard. Il s’impliqua dans le cercle spirituel connu sous le nom de "Buisson ardent", qui réunissait moines, clergé et intellectuels laïcs pour lire des textes patristiques, étudier la spiritualité hésychaste et pratiquer la prière du coeur. Ce mouvement, initié par le moine et écrivain Sandu Tudor, comprenait des figures telles que Dumitru Staniloae, Roman Braga, Arsenie Papacioc et d’autres futurs confesseurs de l’Église roumaine. Sofian fut particulièrement influencé par le hiéromoine russe Ioan Culighin, héritier spirituel de la tradition du monastère d’Optina, qui vécut un temps à Antim et l'initia à cette prière. Parallèlement, Sofian travaillait comme peintre d’église et professeur d’iconographie. En juin 1958, les autorités communistes arrêtèrent plusieurs participants aux réunions du Buisson brûlant, dont Sofian, accusés d'« activités mystiques hostiles ». Jugé avec d’autres moines et intellectuels, il fut condamné à quinze ans de prison et à des travaux forcés, dont il fut libéré après six ans, grâce à une amnistie. Dans des souvenirs ultérieurs de cette période, il décrivait la prison comme une école où approfondir la pratique de la prière et apprendre à pardonner. Sofian retourna au monastère d’Antim, où il reprit son travail pastoral et liturgique à partir de 1967. Il servit de nouveau comme abbé et devint le principal père spirituel de la communauté. Il participa à la peinture ou à la restauration de plusieurs églises et monastères à Bucarest, en Moldavie et dans d’autres régions. Sofian se rendit également au Moyen-Orient où il dirigea une équipe roumaine qui peignit l’intérieur du monastère Saint-Georges à Deir el-Harf au Liban, l’église Saint-Georges à Broummana, entreprit des travaux iconographiques dans la cathédrale orthodoxe de Homs et dans d’autres églises en Syrie. Parallèlement à son travail iconographique et pastoral, Sofian publia des articles et des interviews sur la théologie, la spiritualité et l’art dans des périodiques de l’Église roumaine.

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