22 octobre

(6 références)

 

N.D. de Kazan

icône russe, XVIIIe

L'Eglise russe célèbre la Très Sainte Mère de Dieu et toujours vierge Marie, en son icône de Kazan en Tatarie, en mémoire de la libération de Moscou en 1612, lors de l'occupation polonaise.

  Ste Salomé (1er siècle)

icône contemporaine

Epouse de Zébédée, un des patrons pêcheurs de Bethsaïde, mère des apôtres Jacques et Jean, elle était de celles «qui suivaient Jésus et le servaient». Elle avait mis en avant ses deux fils pour qu'ils soient de chaque côté du Messie (Matthieu 20. 17 à 28) aux meilleures places dans le Royaume. Au jour de la Passion, elle était au pied de la Croix. Elle fut aussi de celles qui achetèrent des aromates pour embaumer le corps du Christ et qui le dimanche matin de Pâques trouvèrent le tombeau vide.
Elle cherchait peut-être la meilleure place pour ses enfants, quelle mère n'en ferait pas autant? mais elle sut aussi venir à l'aube du matin de Pâques, alors que ses enfants n'y étaient point, et c'était pour Jésus.

  St Lupien (+584)

Fils d’une illustre famille de la ville de Mende (Lozère), il étudie afin d’accéder à la prêtrise. Après avoir été ordonné, il est choisi comme abbé du monastère Saint-Privat à Javoux. Ayant suscité de nombreux mécontents parmi les notables des environs, l’un d’entre eux, le comte Innocent, décide de se venger en ayant recours à la calomnie. Il dénonce Lupien à la Reine Brunehaut sous le faux prétexte d’atteinte à sa réputation. Traduit devant le tribunal de Metz, Lupien est déclaré innocent par la reine elle-même. Mais sur le chemin du retour vers son monastère, il tombe dans un guet-apens organisé par les hommes de main du comte Innocent. Sauvagement battu, il est ensuite décapité et son corps jeté dans la rivière

  Ste Elodie (+851)

icône d'élève

Elle était la fille d'un musulman et d'une chrétienne. Son père était assez tolérant pour laisser son épouse chrétienne élever leurs deux filles, Alodia (Élodie) et sa sœur Nunilo ou Nunilone, dans le christianisme. Lorsqu'il mourut, leur mère se remaria avec un autre musulman qui réclama que ses filles adoptives, selon la loi islamique, reviennent à la religion de leur père. La loi islamique oblige en effet tout enfant de musulman à adopter la religion paternelle, sous peine de mort. Et l'émir de Cordoue, Abd al-Rahman II, interdit la pratique du christianisme. Élodie et Nunilon ont beau se réfugier chez une de leurs tantes, chrétienne, elles sont découvertes, arrêtées, et enfermées dans des cachots séparés. Les jeunes filles sont arrêtées, le juge tente de les persuader d'apostasier, mais en vain. Elles sont décapitées publiquement en 851, dans la région de Huesca, en Espagne, le 22 octobre.

  St Donat (+874)

Mosaïque contemporaine

Donat était originaire d'Irlande. Troublé dans sa piété par des envahisseurs (peut-être danois), il partit pour Rome en pèlerinage. Comme il arrivait à Fiesole en Toscane, il trouva tout le peuple, qui venait d'être pillé par les Normands, assemblé à l'église pour élire un évêque. Soudain les cloches se mettent en branle, les lampes s'allument à l'entrée du pieux touriste, un petit homme en qui l'esprit rayonnait. La foule y voit une indication du ciel, et Donat est proclamé évêque. Il a beau se défendre, il doit céder au suffrage universel : il est Donatus a Domino, " donné par le Seigneur ". Il eut un long épiscopat d'environ quarante-sept ans. Fiesole avait souffert de la part des empereurs, dans ses biens et ses prérogatives. Les Normands avaient détruit ses chartes. En 844, il assista au couronnement de Louis II le Jeune, roi des Lombards, fils de Lothaire 1er, et en 861 il était présent au concile romain contre l'archevêque de Ravenne. En 866, il obtint de Louis II les mesures qu'il réclamait pour le bien de sa cité et de son Église. Charles le Chauve les confirma, alors qu'il se trouvait à Plaisance. Donat composa lui-même son épitaphe en vers, dont le texte nous a été transmis: " Ici moi, Donat, du sang des Scots..."

  Maura O'Halloran "Coeur pur" (1995-1982)

Jeune femme américano-irlandaise, Maura O'Halloran pratiqua le zen dans deux temples importants du Japon, projetant d'ouvrir son propre centre zen à Dublin. Durant ces 3 ans, elle écrivit dans son journal sa vie au quotidien et son évolution spirituelle sous la direction de l'un des plus grands maîtres spirituels japonais contemporains. Pendant ces années et à Tokyo, on la connut sous le nom de Maurasan, ou sous son nom monastique, Soshi-san ("Coeur Pur"). En 1982, Maura reçut la transmission de son roshi (maître). Six mois plus tard, elle disparaissait dans un accident d'autocar.

Elle a reçu le nom posthume de "Grande Dame illuminée, participant du coeur et de l'esprit du Grand Maître Bouddha", reconnue ainsi par les autorités bouddhiques japonaises comme boddhisattva, et assimilée à Kannon Bosatsu, le boddhisattva de la compassion.

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