2 octobre

(8 références)

 

  Sts Anges Gardiens

25 x 20 cm, (2024)

Appelés d’abord à contempler dans sa splendeur la face de Dieu, ils sont aussi mis par le Seigneur au service des hommes, pour être à leurs côtés et veiller sur eux, d’une manière invisible mais très attentive. St Bernard avait une grande dévotion "pour ces princes du Royaume de Dieu qui sont assidûment autour de nous. Nous leur devons beaucoup d'affection pour leur bienveillance et les faveurs que nous recevons de leur charité. Nous leur devons aussi beaucoup de docilité à mettre en pratique les avis qu'ils nous donnent." (Sermon XI sur les psaumes). Le pape Paul V, en 1608, établira cette fête en leur honneur. "Leur présence invisible nous aide et nous réconforte car ils sont à nos côtés pour nous protéger en toute circonstance, pour nous défendre des dangers. A tout instant nous pouvons recourir à eux." "De nombreux saints ont été dans l'amitié des anges, ce dont témoignent les nombreuses situations où ils ont reçu leur aide. Ces esprits bienheureux sont envoyés par Dieu pour servir qui héritera du salut, ainsi que le rappelle l'épître aux Hébreux. Leur aide est donc précieuse tout au long de notre pèlerinage terrestre vers la patrie céleste". (Benoît XVI)

  Ste Ruth (XIème siècle av. J.-C.)

icône contemporaine

Ruth était une Moabite et l’épouse de Machlon dont les parents, Élimélek et Noémie, s'étaient installés dans le pays de Moab pour fuir la famine en Judée. Le frère de Machlon, Kilion, était également marié à une Moabite, Orpa. Lorsque Élimélek, Mahlon et Kilion moururent, Noémie décida de rentrer en Judée, et Ruth l'accompagna. Elles s'installèrent pauvrement à Bethléem au moment des moissons. Elle ramassait des épis tombés pour sa belle-mère et fit alors la rencontre de Booz, riche propriétaire terrien et parent d’Élimélek. Suivant les conseils de sa belle-mère, Ruth se rapprocha de Booz, ému par sa bonté. Ce dernier obtiendra l’héritage d'Élimélek, après avoir sommé l’héritier direct d'exercer ses droits. L'héritier direct ayant refusé, Booz épousa Ruth, qui lui donna pour fils Obed, père de Jessé et grand-père du roi David.

  Ste Scariberge (VIème siècle)

icône contemporaine

Nièce de Clovis, elle fut donnée en mariage à St Anoult. A la mort de son époux, évêque interimaire de Tours, assassiné vers 535 à Reims, elle se retira à Saint-Remy-des-Landes, où elle mourut quelques années après son époux.

 

  St Leger d'Autun (+679)

icône contemporaine

Fils d’un couple de la noblesse franque, il fut élevé à la cour du roi Clotaire II, avant d’être envoyé à Poitiers où il effectua des études sous la direction de l’évêque Didon, son oncle. Après avoir été ordonné prêtre, il entra à l’abbaye de Saint-Maixent dont il devint l'abbé, et qu’il plaça sous la règle de St Benoît. Lorsque Clovis II mourut, sa veuve, Ste Bathilde, rappella Léger à la cour afin qu’il prenne en charge l’éducation de son fils, Clotaire III. En 663, il fut nommé évêque d’Autun tout en continuant à agir comme conseiller de la reine. Durant son épiscopat, il tenta de réformer le clergé de son diocèse mais bientôt se retrouva impliqué dans les querelles politiques. Après avoir été condamné à l’exil à Luxeuil, il revint à Autun où il subit les représailles d’Ebroïn, le maire du palais, qui lui fait mutiler les yeux et la bouche avant de le laisser pour mort au fond d’une forêt. Cependant, il fut recueilli et soigné par le soldat qu’on avait chargé de l’accompagner. Plusieurs années plus tard, il fut emprisonné au monastère de Fécamp, en Normandie, où il passa plusieurs années avant d’être exécuté. St Léger est invoqué pour le soulagement de tous les problèmes reliés aux yeux et à la vue.

 Bx Antoine Chevrier (1826-1879)

 

Vicaire dans une paroisse pauvre de Lyon, il choisit l'humilité et l'extrême dénuement pour se mettre au services des pauvres. En 1860, il louait un ancien dancing, "le Prado" et c'est là qu'il catéchisa les enfants de la misère. Mais il voulait aller plus loin. Il fonda avec quelques prêtres et quelques soeurs la "Société du Prado" pour vivre en pauvres parmi les pauvres, vivant ainsi l'idéal évangélique dans toutes ses exigences.

 


 Bx Jan Beyzym (1850-1912)

 

Jan Beyzym, naquit à Beyzymy Wielkie (Wolyn) le 15 mai 1850. Après des études au lycée de Kiev, il entra au noviciat des Pères jésuites à Stara Wies près de Brzozów. Il fut ordonné prêtre à Cracovie en 1881. Pendant de nombreuses années, il fut formateur et protecteur des jeunes au collège de la Compagnie de Jésus à Tarnopol et à Chyrów. A quarante-huit ans, avec l'assentiment de ses supérieurs, il partit pour Madagascar, se plaçant au service des lépreux. Il offrit toutes ses forces, tous ses talents et tout son cœur aux malades abandonnés, souffrant de la faim et exclus de la société. Il s'installa parmi eux, pour être à leurs côtés jour et nuit. Sur l'Ile Rouge, il créa une œuvre pionnière, qui fit de lui un précurseur des méthodes modernes de soin aux lépreux. Avec les dons, recueillis principalement par ses compatriotes dans son pays et par les émigrés hors de celui-ci, il construisit à Marana, près de Fianarantsoa, un hôpital pour cent cinquante malades, afin de les soigner et de leur redonner espoir. Cet hôpital existe encore aujourd'hui, et est dédié à la Vierge de Czestochowa. Épuisé par une tâche qui dépassait ses forces, le P. Beyzym mourut le 2 octobre 1912, entouré d'une auréole d'héroïsme et de sainteté. La mort ne lui permit pas de réaliser son désir secret de se rendre à Sachalin, pour accomplir un travail missionnaire parmi les forçats. La vie du « Serviteur des lépreux » fut caractérisée par une foi vivante et le sens de la justice, par un amour filial pour la Mère de Dieu, par le zèle apostolique pour le salut des hommes et par l'attention providentielle pour les plus pauvres d'entre les pauvres. L'évangélisation allait de pair avec la garantie des droits fondamentaux de la personne humaine, dont celui de vivre dans des conditions dignes de l'homme et d'un fils de Dieu.

 St Alexis de Zosima (1848-1928) (CJ : 19 septembre)

icône contemporaine

Fédor Alexeïevitch Solovévitch, naquit à Moscou dans une longue lignée de prêtres. À la fin de ses études au Séminaire théologique de Moscou, il se maria et fut envoyé comme diacre à l’église Saint-Nicolas de Tolmachi. Veuf après deux ans de mariage, le père Alexis se sentit appelé à la vie monastique mais attendit pour élever son fils. Cela fait, il quitta Moscou et se rendit à l'ermitage Saint-Sozima où il vécut jusqu'à la fin de ses jours. Il progressa rapidement dans le monachisme et fut bientôt nommé père-confesseur du monastère, puis plus tard Ancien. il était sociable et accessible à tous, tentant de soulager les peines. Des milliers de pèlerins venaient le visiter de toute la Russie. Il accueillait ainsi les âmes en peine des journées entières. L’aîné plaçait l’amour au-dessus de tout. Sa pitié s'étendait aux animaux et aux insectes, il considèrait comme un péché de tuer une créature vivante. Il s’efforçait aussi de ne jamais juger qui que ce soit et enseignait à ses enfants spirituels de faire de même. Son rôle historique le plus célèbre eut lieu lors du Concile de l'Église russe en novembre 1917. En pleine révolution bolchevique, c'est l'ancien Alexis qui fut choisi pour tirer au sort le nom du nouveau patriarche de Moscou. Le sort désigna St Tikhon, qui allait guider l'Église à travers les persécutions soviétiques. Il reçut le Grand Schéma (le degré le plus élevé du monachisme orthodoxe) en 1919 sous le nom d'Alexis. Après la fermeture de son ermitage par les autorités bolcheviques en 1923, il passa ses dernières années malade, mais continuant à guider les fidèles à Sergiev Posad. Il a été canonisé en 2004.

 Bx Jesús Emilio Jaramillo Monsalve (1916-1989)

"Je sais que l’épiscopat est un appel divin, le dernier peut-être, impétueux et irrésistible, à ma conversion, qui transformera, comme je l’espère, jusque dans les recoins de mon inconscient, pour créer l’homme de Dieu que j’ai désiré être, sans l’atteindre, depuis le début de ma jeunesse désormais lointaine... Sur la crosse, je vois un jeune arbre de la croix et un signe eschatologique pour marcher devant les fidèles jusqu’à ce qu’ils frappent de leurs extrémités aux portes du cœur de Dieu, lorsque la nuit définitive ferme les chemins du pèlerinage... Accorde-moi, Seigneur, le don immérité de ne pas décevoir les espérances de tant de personnes qui se fient à la petitesse de mes forces, qui, comme je l’espère, peuvent devenir irrésistibles comme la fronde de David soutenue par la puissance écrasante de ta Grâce."

Jesús Emilio Jaramillo Monsalve naquit au sein d'une famille d'artisans, dont le quotidien était marquée par une certaine précarité. En 1929, il rejoignit l'Institut des missions étrangères de Yarumal, récemment fondé, afin d'évangéliser les villages les plus reculés du pays. Ordonné prêtre le 1er septembre 1940, il devint professeur de théologie dogmatique au séminaire de son Institut. Il poursuivit ses études, entre 1942 et 1944, tout en étant l'aumônier d'une prison pour femmes. En 1945, il fut chargé de la formation des prêtres de l'Institut des missions étrangères de Yarumal, fonction qu'il occupa jusqu'en 1956. En 1959, ses pairs le choissirent comme supérieur général de l'Institut. De 1967 à 1969, Jesús Emilio Jaramillo Monsalve travailla à la Conférence épiscopale de Colombie, notamment sur la place des laïcs dans l'Église, ainsi qu'à la préparation de la conférence de Medellín de 1968. Le 11 novembre 1969, le pape Paul VI le nomma évêque et administrateur apostolique du territoire d'Arauca. Ce territoire fut élevé au rang de diocèse en 1984 par le pape Jean-Paul II. L'épiscopat de Mgr Jaramillo Monsalve fut marqué par un contexte social difficile, entre violence et injustice. Préoccupé par la réalité de ce que vivaient les habitants de son diocèse, il lança de nombreuses initiatives en faveur des plus pauvres et de la défense des droits des paysans. Il fonda de nouvelles paroisses, créa l'Institut Saint-Joseph travailleur pour la formation humaine et chrétienne des paysans et ouvriers, et créa l'Équipe de l'Indien pour l'évangélisation et l'éducation des populations indigènes. Gênant pour le régime, à la fois par ses déclarations et ses œuvres, Jaramillo Monsalve reçut de nombreuses menaces, intimidations et diffamations. Il fut enlevé le 2 octobre 1989 par des membres de l'Armée de libération nationale. Le lendemain, des habitants découvrirent sa depouille mutilée et torturée, et ses insignes épiscopaux tournées en dérision.

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