1er octobre

(9 références)

 

  Protection de la Mère de Dieu

icône contemporaine

La fête de la Sainte Protection de la Mère de Dieu a été instituée à la suite d'une vision qu'eut St André le Fou, un jour où l'on célébrait une vigile dans l'église des Blachernes à Constantinople. A la quatrième heure de la nuit, le saint plongé en prière éleva ses yeux vers le ciel et vit la Sainte Mère de Dieu se tenir au-dessus de l'assemblée et recouvrir ses fidèles de son voile (maphorion). André s'assura de la réalité de sa vision auprès de son disciple Epiphane qui lui aussi avait été jugé digne de contempler ce spectacle. Le saint se précipita alors dans le sanctuaire, ouvrit le coffret qui contenait le précieux voile de la Reine du monde, et, debout devant les Portes-Saintes, il l'étendit au-dessus de la foule. Le voile était si grand qu'il recouvrit toute la nombreuse assemblée, mais restait suspendu en l'air, soutenu par une force mystérieuse. La Mère de Dieu s'éleva alors dans le ciel, entourée d'un violent éclat lumineux, et disparut, laissant au peuple chrétien Son Saint Voile en garantie de sa protection bienveillante. Cette protection, la Mère de Dieu la montra à mainte reprise à l'égard de la ville impériale et, par analogie, envers toute la Sainte Eglise.

  St Ananias (Ier siècle)

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La Tradittion le compte parmi les Soixante-dix disciples du Seigneur, et fut le premier évêque de Damas. Le Seigneur lui ordonna de rendre la vue à Saül, l’ancien persécuteur des chrétiens, puis de le baptiser (Actes 9:10-19, 22:12). Saül devint le grand prédicateur et apôtre Paul. St Ananias confessa hardiment et ouvertement le christianisme devant les Juifs et les païens, malgré le danger.

De Damas, il alla prêcher à Eleutheropolis, où il guérit un grand nombre de leurs infirmités. Lucien, le préfet de la ville, tenta de le persuader d'offrir des sacrifices aux idoles, sans succès malgré les tourments endurés. Ses tortionnaires le conduisirent alors hors de la ville, et le lapidèrent. Ses reliques furent par la suite transférées à Constantinople.

  St Piat (IVème siècle)

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Originaire de Bénévent en Italie, il évangélisa la région de Chartres mais, selon la légende, il n'y rencontra que des coeurs endurcis. Il se rendit à Tournai et là, en deux mois, trente mille païens se convertirent à sa parole qu'ils ne comprenaient pas. Il fut martyrisé avec plusieurs de ses disciples. Chartres se souvint tout de même de lui, recueillit ses reliques à l'époque des invasions normandes.

 



   St Rémi (437-533)

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Issu d'une grande famille gallo-romaine de la région de Laon, il avait pour mère Ste Céline. A vint-deux ans, il fut choisi comme évêque de Reims, et son activité missionnaire s'étendit jusqu'à la Belgique. Il fonda les diocèses de Thérouanne, Laon et Arras, créa tout un réseau d'assistance pour les pauvres et joua un rôle de médiateur auprès des Barbares. Quand le chef franc Clovis prit le pouvoir, St Rémi lui envoya un message : "Soulage tes concitoyens, secours les affligés, protège les veuves, nourris les orphelins." La reine Ste Clotilde, tout naturellement, se tournera vers St Rémi et vers un autre évêque contemporain, St Vaast, pour acheminer le roi vers la foi. Après son baptême à Reims, St Rémi restera jusqu'à sa mort, l'un des conseillers écoutés du roi et sera l'un des artisans en Gaule, du retour à la vérité orthodoxe des Burgondes après la bataille de Dijon, et des Wisigoths à Vouillé, deux populations contaminées par l'arianisme.

St Roman le Mélode (+v.556)

icône contemporaine

Originaire de Syrie, il vint s'installer à Constantinople. Doté d'une voix fort peu harmonieuse, il ne pouvait chanter la gloire de Dieu comme il l'aurait désiré. La Mère de Dieu la lui donna lors d'une vigile de la Nativité à l'église des Blachernes et une douceur ineffable emplit sa bouche. Il orna la liturgie de près de 1000 "kondakia". On lui attribue en particulier celui de la fête de la Nativité : " La Vierge en ce jour enfante l'être suressentiel ", qui reste dans le canon des Matines du 25 décembre, ainsi que l'hymne acathiste à la Mère de Dieu.

  St Bavon (+659)

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Fils du comte d’Hesbaye et de son épouse Adeltrude, il vit le jour dans le Brabant (Belgique). Après une jeunesse dissipée et marquée par des excès de toute sorte, il se maria et devient le père d’une petite fille prénommée Aglétrude. A la mort de sa femme, il rencontra St Amand qui le convertit et dont il devint le disciple, le rejoignant dans le monastère qu'il venait de fonder dans un lieu désert appelé Ganda, qui fut le berceau de la ville de Gand. Quelques années plus tard, il décida d’abandonner tous ses biens à l’abbaye et se retira comme ermite dans une forêt des environs où il passa le reste de sa vie dans la plus grande austérité.

 

 St Jean Coucouzelle (v.1280-v.1360)

icône contemporaine

Né à Dyrrachium (aujourd'hui Durrës, en Albanie), il devint orphelin très jeune. Doué d'une voix exceptionnelle, il fut repéré pour étudier à l'école impériale de Constantinople, où il devint le chantre principal de la cour. Mais fatigué par les excès, le luxe et les propositions de mariage arrangées par l'empereur, il s'enfuit en secret au Mont Athos. Pour cacher son identité et vivre dans l'humilité, il se fit passer pour un simple berger et reçut la tâche de garder les chèvres du monastère de la Grande Lavra, jusqu'au jour on on l'entendit chanter. L'abbé du monastère insista alors pour qu'il utilise son don divin au service de la liturgie. St Jean Coucouzèle a révolutionné le chant byzantin en créant un système de notation musicale plus précis (souvent appelé la "notation koukouzélienne"), en éditant les textes des hymnes liturgiques et en composant des mélodies complexes qui sont encore interprétées de nos jours. Il est considéré comme le saint patron des chantres et des chorales de tradition orientale.

  Ste Thérèse de l'Enfant-Jésus (1873-1897)

15 x 12 cm (2001)

Thérèse Martin était la cinquième et dernière fille d'une famille chrétienne où elle grandit entourée d'amour. Elle avait 4 ans quand la mort de sa mère introduisit une brisure dans sa vie. Le père et ses filles s'installèrent alors à Lisieux pour se rapprocher d'une partie de la famille. Un deuxième drame ébranla Thérèse enfant : sa soeur Pauline puis sa soeur Marie, qu'elle avait choisies successivement comme "petite mère", entrèrent au Carmel de Lisieux. La nuit de Noël, par une grâce puissante, elle retrouva le joyeux équilibre de son enfance et s'élança, dans "une course de géant", vers le Dieu-Amour qui l'avait saisie. Non sans démarches, allant intrépidement jusqu'à Rome se jeter aux pieds du pape, elle obtint d'entrer au Carmel à quinze ans, le 9 avril 1888. Avec fidélité, elle y poursuivit sa route vers la sainteté. Le Seigneur lui fit découvrir peu à peu sa "petite voie" d'abandon et de confiance audacieuse. Le 9 juin 1895, elle s'offrait à l'amour miséricordieux de Dieu. Durant sa longue maladie, la tuberculose, elle fut conformée au Christ, dans le mystère de son agonie pour le salut des pécheurs qui n'ont pas la foi. Elle mourut à vingt-quatre ans, promettant de faire tomber sur la terre "une pluie de roses" et de passer son ciel à faire du bien sur la terre. Quelques années plus tard, le récit de sa vie, qu'elle avait écrit par obéissance, à sa soeur prieure, connut un succès populaire époustouflant, et les témoignages de grâces obtenues par son intercession affluèrent au monastère, si nombreux que le Pape parla d'un "ouragan de gloire". Elle fut proclamée patronne des missions et de la France, et docteure de l'Eglise catholique romaine en 1997.

  Jacques Fesch (1930-1957)

« Parce que j'accepte de tout coeur cette volonté du Père, je reçois joies sur joies. [...] Celui qui s'abandonne ainsi, ce n'est plus un coeur de chair qu'il a dans la poitrine, mais un globe de feu. »

Son histoire pourrait être rapporchée de celle du "bon larron", l'un des deux bandits crucifié avec Jésus, et justifié par ce dernier au moment de sa mort à cause de son acceptation et de son espérance. Ce fils de bonne famille, marié et père de deux enfants (dont un illégitime), entra le 25 février 1954, arme au poing, dans un bureau de change pour dérober plus de deux millions de francs. L’affaire tourna mal. Poursuivi par un agent de police, il tira au hasard et le tua. Condamné à mort, il restera trois ans à la prison de la Santé à Paris avant d’être exécuté le 1er octobre 1957. Mais pendant son incarcération, il changea du tout au tout. Il se convertit et commença alors un cheminement spirituel qui le conduira à l'abandon confiant entre les mains du Père. Son journal écrit en prison témoigne de cet extraodinaire parcours.

"Si tu savais la gravité de la mort... Il n'y a aucune interprétation à donner. Les clous dans les mains sont réels et les clous acceptés. Vois-tu, je vais certainement passer une drôle d'agonie et la préparation de cette mascarade sanglante est horrible; eh bien! si j'en tremble, ce n'est pas par peur physique, mais parce que je comprends mieux toute la pureté du Christ opposée à mon abjection. Malgré tout ce qui va m'arriver, je ne serai sauvé que par grâce et uniquement par grâce..."

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