18 octobre

(4 références)

 

  St Luc (1er siècle)

icône contemporaine

C'était un médecin grec, adorateur des idoles, soucieux de ses malades dont il connaît la faiblesse et souvent la misère. Jusqu'au jour où il entend saint Paul parler de Jésus, qui vient apporter le salut et la résurrection. Pendant 18 ans, il ne quittera plus désormais l'apôtre des nations et le suivit jusqu'à son martyre à Rome en 67. Il est l'auteur d'un évangile et du livre des Actes des Apôtres. On y trouve plusieurs termes médicaux pour parle de la maladie de ceux qui s'adressent à Jésus. Soucieux d'authenticité, il nous dit avoir étudié ses sources, comme le médecin écoute son patient pour mieux dire un diagnostic. Modeste et compatissant, il retient plus que les autres évangélistes tout ce qui marque la bonté du Sauveur : l'enfant prodigue, le bon Samaritain, la brebis perdue, la prostituée qui s'en va pardonnée, le bon larron. Dante dira de lui « Il est le scribe de la miséricorde du Christ ». Heureux lui-même d'avoir trouvé le salut, il est à sa manière, le chantre de l'amour incarné comme saint Jean le sera de l'amour infini de Dieu Trinité.
C'est lui qui nous a parlé avec tant de délicatesse de la Mère de Dieu, la toute pure et toujours Vierge Marie. C'est peut-être pour cela que la Tradition rapporte qu'il aurait aussi fait son portrait.

  Ste Gwenn ou Gwendoline (Vème siècle)

icône contemporaine

elle fut la mère de saint Guénolé, l'un des saints bretons les plus vénérés. C'est surtout au travers de ses enfants que se révèle sa sainteté.
D'après la tradition, Fracan et son épouse Gwenn quittèrent vers 460 l'île de Bretagne et débarquèrent sur la côte nord de l'Armorique. Ils s'installèrent sur les rives du Gouët, à l'endroit appelé aujourd'hui Ploufragan. Deux enfants leur étaient déjà nés, Guethenoc et Jacut ; le troisième, Gwenolé, naîtra en Armorique.

 

  St Monon (+636)

 

Ecossais de naissance, il voulut faire le pèlerinage à Rome aux tombeaux des apôtres, comme le firent beaucoup de ses contemporains. Quand il revint par la Gaule, il découvrit le silence de la forêt des Ardennes et s'y bâtit une solitude. Mais de solitude bientôt il n'en fut plus question car les gens des environs vinrent consulter le saint homme qui les instruisit des mystères de la foi jusqu'au jour où des opposants en firent un témoin de la foi, assassiné à Nassogne vers 636.
On raconte qu'il fut en contact avec St Jean l'Agneau, évêque de Tongres. Installé à Nassogne, il priait et évangélisait en invitant les gens à la prière. Il est prié par les éleveurs et les cultivateurs pour la protection du bétail.

  St Pierre d'Alcantara (1499-1562)

 

Sans aucun doute parmi les nombreux mystiques espagnols, il est l'un des plus grands. Franciscain à 16 ans, il crée une nouvelle branche de l'Ordre, plus austère et plus pauvre : "les franciscains déchaussés." Il sera de ceux qui aidèrent sainte Thérèse d'Avila à réformer le Carmel et même obtint pour elle l'autorisation de fonder à Avila son premier couvent des "carmélites déchaussées". Il connaissait de merveilleuses extases, au point que certains l'accusaient de folie. "Bienheureuses folies mes soeurs, disait saint Thérèse d'Avila à propos de saint Pierre d'Alcantara. Plût à Dieu que nous en fussions toutes atteintes." Sa vie ascétique était inimitable: ne manger que tous les trois jours - dormir assis contre une muraille et seulement une heure et demie afin d'avoir le temps de la méditation - ne parler que si on l'interrogeait.

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