13 octobre

(5 références)

 

St Léobon (+530)

 

Léobon naquit à la fin du Ve siècle à Fursac, sa date de naissance précise est inconnue. Ses parents, chrétiens, le mirent sous la protection de sainte Rufine, patronne de la ville de Fursac. Enfant pieux, attiré précocement par la méditation et la prière, il aimait à s'isoler pour prier. Il établit un ermitage aux environs de Fursac, sur une montagne boisée, qui bordait la Gartempe. Léobon partageait son temps entre la prière et les travaux des champs, afin de subvenir aux besoins matériels de sa vie, fréquentant régulièrement l'église pour se rendre à la Messe. Actuellement, une pierre en forme de siège est nommée par les habitants, pierre de saint Léobon, elle aurait été son lieu favori de méditation. Selon la légende, Léobon reçut un jour la visite d'une femme qui prétendait s'être perdue dans la forêt et lui demandait l'hospitalité. Devant les propos licencieux qu'elle tint, Léobon recouvrit le pavé de son ermitage avec des charbons ardents, et s'y coucha, invitant la femme à le rejoindre. Celle-ci effrayée, retourna en toute hâte rejoindre ses complices qui constatèrent que Léobon n'avait pas été brûlé. C'est ainsi que la réputation de sainteté de Léobon se répandit dans la région, et que les foules arrivèrent en masse pour vénérer celui qu'elles considéraient comme un saint. Mais ce dernier quitta alors son ermitage pour aller à Salagnac sur la rive droite de la Gartempe. Il y vécut dans la solitude, la prière et les mortifications jusqu'à sa mort.

St Géraud d'Aurillac (+909)

icône contemporaine

Son père le destinait à l'Eglise parce qu'il était fragile. Géraud apprit alors la grammaire et le plain-chant. Quand il fut guéri, son père le destina au métier des armes. Il fut alors parfaitement à même de lui succéder comme seigneur d'Aurillac. Mais, à l'inverse, Géraud résolut de suivre en tout l'Evangile après une tentative de mariage qui échoua. Il voulait rester constamment en présence de Dieu et faisait régner la justice sur ses terres. Il affranchit de nombreux serfs, rendait la justice à jeun pour que le vin n'influe pas sur ses jugements. Il savait pardonner. On raconte qu'ayant appris que son bailli avait condamné à mort deux malfaiteurs, il les envoya chercher des lianes dans la forêt et de les rapporter pour se faire pendre. Ils ne revinrent jamais car il n'y avait pas de lianes dans le forêt et saint Géraud le savait.

Ste Chélidoine (+1152)

Née en 1077, son nom de baptême était apparemment Cleridona ('don du destin'). De retour d'un pélerinage à Rome, elle prit le voile au monastère de sainte Scholastique. Elle mena, assure-t-on, une vie solitaire très austère pendant cinquante-deux ans, au service de Dieu seul.

 


Ste Chrysie (+1795)

icône contemporaine

Née chrétienne dans une famille pauvre de Bulgarie, elle était fort belle ce qui bouleversa le coeur d'un turc qui voulu l'épouser. Mais elle n'entendait pas renier sa foi. Il l'enleva. Pendant trois mois, il la fit soumettre aux mauvais traitements de femmes à ses ordres. Ses parents eux-mêmes vinrent la supplier d'accepter cette apostasie. Elle refusa. Alors, dans sa fureur, son prétendant la fit suspendre à un chevalet et engagea tous ceux qui le voulaient à prendre un couteau et à couper un morceau du corps de sainte Chryssie qui mourut ainsi dans d'atroces et longues souffrances.

  Madeleine Delbrêl (1904-1964)

"C'est de Dieu que tu t'es frustré, c'est Dieu que je devrais te rendre. Or, la Foi, tu le sais, je ne peux pas, nous ne pouvons pas la donner. Dieu, je dois essayer de te le donner autrement. Tu croiras ou ne croiras pas ; à ton aise. Dieu, je saurai le garder près de toi."

Elle était née en Dordogne, à Mussidan, en 1904. Adolescente, elle avait subi l'influence des libres-penseurs que son père fréquentait, au point d'unir sa voix au choeur de ceux qui proclamaient, ces annéeslà : " Dieu est mort. ". Mais ce fut précisément à cause de cette affirmation, de la découverte que Dieu n'était pas une nécessité pour sa vie, que Madeleine s'ouvrit à une quête des autres, hors du commun, quête qui la mènera à retrouver aussi l'Autre, Dieu même, d'abord dans la prière, et puis dans un rapport vital et quotidien avec l'Évangile. Après sa conversion, à la fois très sobre et pourtant radicale, Madeleine fit des études d'assistante sociale et se retrouva en 1933 à Ivry, dans la banlieue parisienne déchristianisée et acquise au communisme. C'est à Ivry qu'elle vécut la seconde moitié de sa vie, en simple laïque, partageant sa modeste demeure, une maison ouverte à tous, avec une petite communauté de femmes. Madeleine sut témoigner de l'Évangile dans le compagnonnage avec les hommes avant tout par sa vie. En effet, elle avait compris que derrière l'athéisme se cachent bien des fautes des chrétiens, souvent prompts à annoncer un Dieu qui soit en opposition avec les autres, plutôt qu'une vérité qui ne peut jamais se donner sans l'autre. Tout au long de sa vie, Madeleine unit avec audace et persévérance, l'écoute des raisons de Dieu et l'écoute des raisons des hommes, rayonnant la paix et la joie dans toutes ses rencontres, et ce jusqu'à son dernier souffle.

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