29 novembre

(5 références)

 

St Sernin (Saturnin) de Toulouse (IIIe siècle)

icone contemporaine

D'après la légende, il aurait été envoyé par St Pierre lui-même. Le plus sûr est de dire qu'il fut du nombre des missionnaires qui, comme saint Denys de Paris, vinrent dans les années 250, évangéliser les Gaules. Il fonda le siège épiscopal de Toulouse et de nombreuses localités portent son nom dans diverses régions du sud de la France.
Il subit le martyre sous le règne de l'empereur Dèce, attaché à un taureau furieux, sur le parvis du temple, où à cause de sa présence les oracles étaient devenus muets. Il rendit ainsi son âme au Christ vers 250.

St Jacques de Saroug (451-521)

L’Église syro-occidentale fait aujourd’hui mémoire d’un de ses plus grands écrivains et poètes : Jacques de Saroug dont nous connaissons l’Histoire essentiellement grâce à son contemporain Jacques d’Edesse. Né en 451 à Haura sur l’Euphrate, Jacques étudia à l’école d’Edesse qui jouissait d’un grand renom. A 22 ans, il devint moine et se mit vite à transcrire sa méditation des Écritures en poèmes religieux d’une rare beauté. Ordonné prêtre, Jacques devint aussitôt visiteur ecclésiastique de l’église locale d’Harra ; ce fut ainsi pour lui l’occasion de connaître toute la Syrie. Vers la fin de sa vie, il fut élu évêque de Batnan, en 518. Jacques mourut le 29 novembre 521; en raison de ses dons peu communs d’écrivain, l’Église syriaque lui octroie le titre de « harpe de l’Esprit saint », à l’égal de son maître saint Ephrem.
Des 763 poèmes qu’il composa, un tiers à peine nous est parvenu. Jacques y chante, en de fréquents renvois pleins de sagesse aux Écritures juives et chrétiennes, la beauté de l’agir de Dieu dans l’histoire, symboliquement reflétée dans le regard miséricordieux de Dieu qui nous est révélé sur le visage du Christ.

St Radboud d'Utecht (+ 917)

Originaire de Cologne où il passa sa jeunesse, il vint achever ses études dans l'école du palais de Charles le Chauve. Après la mort du roi, il se fait probablement moine bénédictin au monastère de Saint-Martin à Tours. Si grande était sa réputation de science et de sainteté qu'il fut appelé à devenir évêque d'Utrecht. Les Danois dévastèrent plusieurs fois son diocèse et il s'épuisa à le relever de ses ruines au fur et à mesure qu'on en faisait. Il mourut en visitant des fidèles de la campagne. Si édifiants furent les souvenirs qu'il laissa, que son nom fut mis par son successeur dans les litanies.

 


  St Denis de la Nativité (Pierre Berthelot) (1600-1638)

Né à Honfleur, fils d'un Capitaine de navire et Maître chirurgien, il embarque pour la première fois sur un navire à l'âge de douze ans. A 19 ans il embarque en partance pour l'Extrême-Orient. Le navire est capturé par un vaisseau hollandais intéressé par le commerce des épices. Au contact des différentes populations Pierre découvre la religion. Il réussit un jour à prendre la fuite et trouve refuge chez les Portugais de Malacca. Lors d'un combat naval sa bravoure lui vaut d'etre anobli et nommé premier pilote cosmographe royal. Une carrière de marin aisé s'ouvre à lui. Rejetant toutes les propositions, il se présente à 29 ans chez les Jésuites, puis finalement entre chez les Carmes de Goa : il devient le frère Denis de la Nativité. Ordonné prêtre à 38 ans, il accompagne l'ambassadeur du Portugal à Sumatra. Là, tous les membres de la mission sont piégés et arrêtés. Certains sont libérés, mais les missionnaires, refusant de renier leur foi, encouragés par frère Denis, sont martyrisés un à un. Le frère Denis reçoit le dernier coup de cimeterre qui lui fracasse la tête.

  Dorothy Day (1897-1980)

Sans l'ombre d'un doute Dorothy Day a été l'une des femmes les plus prophétiques et saintes du 20ème siècle, mais aussi très controversée. Les débuts de sa vie furent marqués par une période de militantisme de gauche et une grande participation aux mouvements féministes. La pratique religieuse et la croyance ne faisaient pas partie de l' enfance en famille de Dorothy, malgré cela, tout au long de sa vie elle s'est sentie "hantée par Dieu". Sa décision de devenir catholique en 1928 changea sa vie de façon radicale. Son itinéraire de foi se caractérise par un désir de "synthèse", d'authenticité. Elle recherchait la "vie", en fait elle voulait la "vie en abondance", non seulement pour elle-même mais "pour les autres également". Très vite elle discerna son idéal : "Je voulais que chaque foyer soit ouvert aux estropiés, aux boiteux, aux aveugles. C'est dans un tel amour que se trouve la vie en abondance mais je ne savais absolument pas comment l'atteindre ". La collaboration qui s'en suivit avec Peter Maurin confirma sa profonde préoccupation sociale pour les pauvres et avec lui elle fonda le Catholic Worker Movement (Mouvement Catholique pour les Travailleurs), qui comprenait également un journal, The Catholic Worker, écrit pour la classe ouvrière, ainsi que des Maisons d'Accueil pour les pauvres. Ce mouvement était voué à la reconstruction de la société par en bas à l’aide de la solidarité, de l’entraide et de la non-violence. Sa vision sociale reflétait sa lecture de l’Évangile et sa connaissance de la littérature anarchiste. Situées dans les quartiers pauvres des grandes villes américaines, les maisons du Catholic Worker essayaient de créer des communautés parmi les pauvres, de générer des pratiques de débrouillardise et de manifester de la solidarité avec les ouvriers.
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