21 novembre

(2 références)

 

Présentation de la Ste Vierge Marie au Temple

mosaïque de Daphni, Grèce, XIème siècle

Cet épisode de la vie de la Vierge Marie ne se trouve pas dans les quatre évangiles, mais dans un livre apocryphe, le "protévangile de Jacques". La piété populaire et la spiritualité mariale en furent marquées, car elle soulignait bien la disponibilité de la Vierge Marie, à l'égard de la volonté divine. Tant en Orient qu'en Occident, cette fête connut un grand succès. Marie est bien prédestinée à devenir le temple vivant de la divinité. La scène est toute simple, selon cet évangile apocryphe : Anne et Joachim voulurent remercier Dieu de la naissance de cette enfant. Ils la lui consacrèrent. Lorsqu'elle eut trois ans, Marie fut conduite au Temple, un prêtre l'accueille par des paroles qui ressemblent au Magnificat et l'enfant s'assied sur les marches de l'autel. "Tout le peuple d'Israël l'aima" . Cette fête est attestée dès le 6ème siècle.

 

  "Aujourd’hui c’est le prélude de la bienveillance de Dieu et déjà s’annonce le salut du genre humain. Dans le Temple de Dieu la Vierge est présentée pour annoncer à tous les hommes la venue du Christ. En son honneur, nous aussi à pleine voix chantons-lui : Réjouis-toi, ô Vierge en qui se réalise le plan du Créateur." (tropaire de la fête)

"Puisque nous célébrons la mémoire de la très sainte Vierge Marie, accorde-nous, Seigneur, par son intercession, le bonheur de vivre dès maintenant en ta présence et d'avoir part un jour à la plénitude de ta grâce." (prière de la fête)

p. Cyrille Argenti (1918-1994)

Cyrille naît à Marseille dans une riche famille de banquiers d'origine grecque, où la foi orthodoxe tient une place culturelle. Etudiant en philosophie, on lui demande un jour de parler de la Résurrection aux jeunes. Pour s'y préparer, il lit l'Evangile de Jean et réalise brusquement que c'est bien le récit d'un témoin oculaire. A partir de là, il n'y a plus de doute : le Christ est vraiment ressuscité. Pendant la guerre, engagé dans la Résistance (il recevra en 1990 le titre de "Juste des Nations"), Cyrille est arrêté par la Gestapo. Pour échapper à la torture, il songe au suicide mais se souvient de la phrase de St Paul : "Aucune épreuve ne nous est survenue qui passa la mesure humaine." L'officier qui l'interroge lui ordonne de lui tirer une balle dans le bras et de s'enfuir par la fenêtre : "C'était Dieu qui m'avait tiré de là, se souvient Cyrille, désormais Il n'était plus un objet de croyance, mais le Dieu Vivant." Devenu prêtre à Marseille, il déploie une activité pastorale pour les enfants, les personnes âgées et les sans-logis, voyant le Christ caché dans chaque être, en particulier dans le pauvre et l'étranger. Pilier de l'oecuménisme, il participe aux programme de Radio Dialogue, la radio des chrétiens de Marseille, et s'investit dans "Marseille espérance", concertation de toutes les communautés religieuses de la ville. En 1978, utilisant la fortune dont il a hérité, il fonde Saint-Irénée, première communauté orthodoxe francophone à Marseille, signe de sa volonté de développer une orthodoxie vivante, dégagée de toute dimension ethnique et enracinée dans le terreau culturel et social de la France. Il laisse de lui le souvenir d'un prophète, c'est-à-dire d'un authentique témoin de Dieu.

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