14 novembre

(3 références)

 

 St Philippe (1er siècle)

icône contemporaine

Philippe était de Bethsaïde, sur la rive nord du lac de Tibériade, comme André et son frère Pierre. Jean le Baptiste, qui se tenait à Béthanie au delà du Jourdain avec deux de ses disciples, leur dit en voyant Jésus : "Voici l'agneau de Dieu." Les deux disciples suivirent Jésus, l'un d'eux était André, le second sans doute Philippe. Jésus leur dit "Viens, suis-moi." Tout de suite Philippe évangélise Nathanaël : " Nous avons trouvé le Messie... viens et vois." (Jean 1. 45-46) On retrouve Philippe au moment de la multiplication des pains : "Jésus dit à Philippe : Où achèterons-nous des pains pour que tous ces gens puissent manger ?" (Jean 6. 5) Peu avant la passion, des Grecs qui veulent voir Jésus, s'adressent à lui : " Nous voulons voir Jésus." (Jean 12. 20) Au soir de la dernière Cène, Philippe lui, veut voir Dieu : " Montre-nous le Père et cela nous suffit. - Philippe qui me voit, voit le Père." (Jean 14. 8) Philippe, le disciple qui veut voir et fait voir.

St Laurent O'Toole (+1180)

icône contemporaine

St Laurent (Lorcan) O'Toole est le fils d'un chef de clan résidant à Castledermot, au comté de Kildare, en Irlande. Victime des guerres de clans, il est envoyé à l’âge de 10 ans comme otage. D’abord hébergé au château, il est ensuite transféré dans un endroit très isolé où ses conditions de vie sont particulièrement pénibles. Rendu à sa famille deux ans plus tard, il fait part de son désir de consacrer sa vie à Dieu. Il entre alors comme novice chez les Augustiniens du monastère de Glendalough et y demeure plus de vingt ans, d’abord comme moine puis comme abbé. En 1161, il succède à Grégoire, l’archevêque de Dublin, puis entreprend des réformes importantes de son clergé, s’astreignant à une discipline sévère tout en offrant l’hospitalité aux pauvres. Il intervient également comme arbitre dans plusieurs conflits de nature politique et agit comme missionnaire de la paix. En 1171, il échappe miraculeusement à la mort après avoir été victime d'une tentative d'assassinat survenue au moment où il s'apprêtait à célébrer la messe lors d’un séjour à Canterbury (Angleterre). Finalement, il tombe gravement malade durant une traversée de la Manche, alors qu’il accompagne le roi Henry II en Normandie. Il décède peu de temps après que le bateau ait accosté dans une petite crique des environs du Tréport et son corps est transporté à l’Abbaye Saint-Victor d’Eu (1128-1180).

St Grégoire Palamas (1296-1359)

icône contemporaine, Léonide Ouspensky

Etudiant, il fut touché par la quête spirituelle très ardente que connût cette fin de l'empire byzantin. A vingt ans, il se rend au Mont-Athos et se fait moine dans un petit ermitage, en retrait des grands monastères. C'est là qu'il découvre la contemplation fondée sur la paix du cœur et la répétition du nom de Jésus Sauveur. Ce courant mystique est attaqué par un philosophe calabrais qui veut le faire déclarer hérétique. Saint Grégoire lui tient tête et il prend la défense des moines qu'on appelle " hésychastes " en fondant cette expérience spirituelle sur une théologie fondamentale distinguant en Dieu l'inaccessible (l'essence) et le participable (les énergies). Une grande controverse s'ensuivit, mais après plusieurs années de luttes, la doctrine de Palamas fut officiellement adoptée par l'Eglise byzantine. Saint Grégoire devient même évêque de Thessalonique. Même si la théologie est encore discutée entre l'Orient et l'Occident, la spiritualité hésychaste est adoptée actuellement par de nombreux fidèles de l'Eglise d'Occident.

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