12 novembre

(8 références)

 

N.-D. de Kikkos

 

Cette icône, dont l'original est attribuée à St Luc, est conservée et vénérée à Chypre, dans le monastère du même nom.

 

St Nil du Sinaï (Vème siècle)

Disciple de saint Jean Chrysostome, il fut préfet de Constantinople à l'époque de l'empereur Théodose. Marié à une pieuse chrétienne et père d'une fille et d'un fils, ils décidèrent quelques années plus tard d'aller vivre au désert. Ils se retirèrent au MontSinaï, dans la solitude, rejoignant les moines du monastère de Sainte-Catherine seulement les dimanches et les jours de fête. Une bande arabe fit un jour irruption dans le monastère. Beaucoup de moines furent massacrés. Les plus jeunes dont Théodule, le fils de saint Nil, furent emmenés pour être vendus comme esclaves. Quelques-uns s'enfuirent et, parmi eux, saint Nil. Revenu au monastère, il reprit sa vie ascétique, écrivit plusieurs traités spirituels dont "la philosophie du Saint-Esprit". Il défendit par ses écrits saint Jean Chrysostome alors exilé. Il eut la joie de retrouver son fils quelques années avant sa mort.

St Jean le Miséricordieux (555-620)

fresque serbe

Il venait de Chypre. En ces temps troublés, ce père de famille voit mourir femme et enfants, on ne sait en quelles circonstances. Toujours est-il que, se trouvant à Alexandrie, il se voit élire patriarche, alors qu'il n'était même pas prêtre. Dès son entrée en fonction, Jean ordonne aussitôt à ses clercs de recenser tous les pauvres de la ville (on en trouva 7500) et de les nourrir chaque jour. Il compte, pour renflouer les caisses du patriarcat, sur la Providence qui ne lui fera jamais défaut : méthode qui sera appliquée après lui par bien d'autres saints. Voilà que les Perses ont investi Jérusalem. Des foules de réfugiés fuyant la Palestine affluent dans la grande ville égyptienne. Jean organise l'accueil de ces pauvres gens, devenant ainsi le précurseur des organisations d'aide aux réfugiés. L'afflux de pauvres gens déclenche des épidémies : Jean soigne les malades de ses propres mains, et visant l'efficacité il fonde hôpitaux et hospices. Ce saint d'autrefois d'une modernité étonnante a aussi inventé la première maternité de l'histoire, pour éviter aux femmes pauvres d'accoucher dans la rue.

  St Emilien de Tarragone (VIème siècle)

Sa vie a été écrite par St Braulion, évêque de Saragosse. Il était curé de la paroisse de Vergeye, son pays natal, mais des critiques et des calomnies l'exilèrent. Il se retira dans la solitude d'un ermitage, qui porte désormais son nom "san Millan". Grand amateur de musique, il aimait à chanter les louanges de Dieu en jouant de la cithare. Avec le temps, les ermitages qui se construisirent autour du sien, devinrent un véritable monastère.
Toujours généreux envers les pauvres, il était doté de l’esprit de prophétie.


  St Cadwallader (VIIème siècle)

 

Ce saint roi succéda à son père, Cadwallon ab Cadvan vers 634, et il fut le dernier roi Gallois à avoir souveraineté sur toute la Brittonie. Au contraire de son guerrier de père, il était un homme de paix et de piété, tout empreint de l'idéal Biblique et Orthodoxe de la royauté, selon laquellle le roi est le serviteur de Dieu et du peuple de Dieu. Ce fut en effet providentiel que ce saint règna en cette époque critique de l'Histoire. En 664, une peste éclata et désola la Brittonie et l'Irlande, et le saint lui-même en mourrut probablement, après avoir distribué tous ses biens aux victimes de cette peste et des incursions païennes.
Dans la poésie médiévale Galloise, on le considère comme l'incarnation du dédain des choses mondaines, empreint de compassion et d'humilité, toutes vertus si difficiles à atteindre quand on remplit une si haute charge.

  St Cunibert (VIIème siècle)

 

St Cunibert naquit sur les bords de la Moselle. Il fut d'abord archidiacre de l'église de Trèves, puis, après la mort de l'évêque de Cologne Remy, il fut appelé par les voeux de tous à lui succéder en l'an 623. Il assista au premier Concile de Reims où furent décrétés plusieurs Canons contre les hérésies, et touchant l'immunité ecclésiastique. Sa sainteté, sa prudence et sa sagesse jetèrent un grand éclat, dans l'Eglise de Cologne ainsi que dans tout l'empire des Francs. Il aida de ses conseils Dagobert, d'abord roi d'Austrasie, puis maître de toute la nation Franque. Il contribua à la prospérité de ce règne, le plus florissant qu'on ait vu sous la dynastie des Mérovingiens. Lorsque Dagobert établit son fils Sigebert roi d'Austrasie, dont Metz élait la capitale, il lui donna St Cunibert pour conseiller et pour guide. Notre saint évêque favorisa la fondation des monastères de Malmédy et de Stavelot par St Remacle et il promut St Amand à l'évêché de Maastricht-Liège. Une légende tardive prétend que St Cunibert découvrit la sépulture de Ste Ursule grâce à une colombe.

  St Diego d'Alcala (+1463)

 

Très pauvres, ses parents le placèrent tout jeune sous la garde d'un ermite, qui vivait non loin de San Nicolás del Puerto, son village natal. Se sentant appelé à la vie religieuse, Diego demanda son admission dans l'Ordre Franciscain, au couvent d'Arizafa. Il y fut reçu comme Frère lai. A ce poste il effectua toutes sortes d'humbles tâches, cuisine, jardin, soins aux malades, avec bienveillance, et courage, soutenu par une prière constante et une foi profonde. En 1445, il fut envoyé à la communauté franciscaine de Fuerteventura, aux îles Canaries, comme gouverneur. Ces nouvelles responsabilités étaient, pour un frère lai, une exception. En 1449, il revint en Espagne d'où il partit pour Rome afin d'assister à la canonisation de Bernardin de Sienne en 1450. A Rome, il fut attaché aux soins des malades, à l'infirmerie du couvent d'Ara cœli. Là, il se dévoua totalement aux patients qui lui étaient confiés, et de multiples guérisons furent attribuées à son intercession. Finalement, il retourna en Espagne, au couvent de Santa María de Jesús, à Alcalá de Henares où il acheva sa vie, dans la pénitence, la solitude, la contemplation et la prière permanente. Il mourut le 12 novembre 1463 d'un abcès. Après sa mort, son corps, qui n'avait pas été enterré, ne se corrompit pas, et au contraire, exhala une odeur suave.

  St Josaphat Kuncewicz (1584-1623)

 

Jean Kuncewitz est né à Volodimir en Volhynie. Il est adolescent lorsque, par l'Union de Brest-Litovsk, une partie de l'Eglise d'Ukraine s'unit à Rome, constituant l'Eglise grecque-catholique d'Ukraine ou Eglise ruthène, de rite byzantin. A vingt ans, Jean entre au monastère ruthène de la Sainte-Trinité de Vilnius, qui suit la Règle de saint Basile, et prend le nom de Josaphat. Il se consacre à la réforme de l'ordre basilien et, à 30 ans, il est élu à la tête du monastère. La grande affaire de l'époque, dans cette région, c'est la rivalité entre les Eglises orientales relevant de Rome et celles relevant des patriarcats orthodoxes. L'unique Eglise du Christ est déchirée, et cela brise le coeur de Josaphat, qui aime d'une même charité catholiques romains et orthodoxes que, selon la problématique de son temps, il appelle schismatiques. Il se dévoue à la cause de l'Union, ce qui l'amène à polémiquer avec les orthodoxes, tout en gardant une grande douceur. En 1617, il devient archevêque de Polock, proche de la frontière, où les conflits entre grecs-catholiques et orthodoxes sont exacerbés et envenimés par des considérations politiques. Au cours d'une émeute provoquée par des intégristes orthodoxes, il est lynché et jeté dans le fleuve.

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