19 mars

(6 références)

 

St Joseph (Ier siècle)

20 x 15cm (2016)

Les évangélistes ne nous ont conservé aucune parole de ce "juste", le charpentier de Nazareth en Galilée, fiancé de Marie, la Mère de Dieu, époux aussi discret que fidèle et chaste. Père nourricier et éducateur de Dieu le Fils, devenu homme parmi les hommes de ce village, il le fait tout simplement. Il est un vrai fils d'Abraham : il croit et fait ce que Dieu lui dit. Lorsque Jésus disparaît pendant trois jours lors du pèlerinage à Jérusalem, Joseph accompagne la quête de Marie :" Ton père et moi nous te cherchions." Et Jésus, redescend à Nazareth, soumis à celui qui, sur terre, a autorité paternelle sur lui. Dieu savait à qui il confiait son Fils unique et sa Mère, à celui qui était l'homme le plus capable au monde d'être la parfaite image du Père.

St Panchaire (IVème siècle)

fresque contemporaine

Romain de naissance et chrétien par sa famille, il occupait un poste important à la cour de l'empereur Dioclétien. Pour le conserver, il apostasia ou du moins cacha ses convictions. Sa mère et ses sœurs l'amenèrent au repentir. Il proclama courageusement sa foi recouvrée et, pour cette raison, donna sa vie en étant condamné à être décapité.

 

 

St Alcmund (+v. 800)

 icône contemporaine

Fils cadet du roi Alhred, il est maintenu plus de vingt ans en exil chez les Pictes par les luttes dynastiques de Northumbrie, avant d'y revenir à la tête d’une armée. Il est tué vers 800, dans des circonstances demeurées obscures mais dont le roi Eardwulf est tenu pour responsable. Sa mort est considérée comme un martyre et lui-même comme un saint. Alcmond est d’abord inhumé à Lilleshall, dans le Shropshire, où des miracles sont rapportés sur sa tombe. À la suite de raids danois, son corps est transporté à Derby, où un sanctuaire lui est dédié.

 

Bse Sibylline (1287-1367)

 

 

Sibylline Biscossi naît à Pavie (Lombardie, Italie) en 1287. D’origine modeste, orpheline très jeune, elle était servante, mais devint aveugle à l’âge de douze ans. Au début elle priait Dieu de lui rendre la vue, dont elle avait besoin pour gagner sa vie. Mais une apparition de St Dominique lui fit comprendre que cette cécité pouvait être une lumière pour les autres. À quinze ans elle entra chez Tertiaires dominicaines, et se fit recluse près de l’église des dominicains. Par l’une des lucarnes, elle devinait l’autel et recevait l’Eucharistie. Par l’autre, donnant sur l’extérieur, elle donnait des conseils et faisait la catéchèse aux enfants. Elle vécut là de quinze à quatre vingts ans, vêtue en toute saison du même vêtement, mangeant peu, dormant sur une planche, et éclairant les nombreux visiteurs qui venaient lui demander des conseils spirituels et qu’elle écoutait avec une charité inlassable. Prélats et puissants, dévots et gens en recherche venaient la voir. Elle était la sibylle chrétienne qui répondait à toutes les demandes de conseils et de réconfort. Elle était l’œil lumineux de toute la ville de Pavie, qui reconnaissait dans cette voyante aveugle une maîtresse spirituelle.

Bx Marcel Callo (1921-1945)

Il naît à Rennes dans une famille nombreuse d’ouvriers, originaire du monde rural. A 12 ans, il entre en apprentissage et adhère à la "Croisade eucharistique". Il veut en effet placer l’Eucharistie au cœur de toute initiative et faire de sa vie une prière ininterrompue. Ses débuts dans l’imprimerie, où il est typographe, sont difficiles : il se heurte à un monde ouvrier souvent rude, très déchristianisé. Cela le conduit à entrer à la JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne), où il veut privilégier la vie spirituelle comme source de toute action. Il y assume vite des responsabilités et se dépense sans compter, y compris quand en 1940, la JOC deviendra clandestine. En 1943, Marcel vient de se fiancer quand il perd sa sœur dans un bombardement et est réquisitionné pour le STO (Service du Travail Obligatoire, en Allemagne). Il accepte de partir, par souci de sa famille – qui risquerait sinon des représailles – et, surtout, par souci apostolique. Après une période de détresse et de découragement, il organise clandestinement la vie chrétienne du groupe. Son engagement chrétien aux côtés de ses frères de travail le trahit : il est arrêté par la Gestapo qui le juge « trop catholique ». Envoyé à la prison de Gotha, avec les principaux dirigeants jocistes de Thuringe, il est envoyé aux camps de Flossenburg puis de Maathausen. Là, il va partager la souffrance des déportés, d’autant plus vive dans l’affolement qui gagne les nazis à l’heure où les alliés avancent. Le 19 mars 1945, il meurt d’épuisement et de maladie, assisté par un ami qui restera bouleversé de son attitude pleine de dignité et d’espérance. ( d'après www.inxl6.org/article1885.php)

Bx Vinçenc Prennushi (1885-1949)

Kolë Prennushi, né à Shkodra en Albanie pendant la domination ottomane, étudia au collège franciscain de sa ville. Il entra dans l’Ordre des Frères Mineurs le 12 décembre 1904 sous le nom de frère Vinçenc et fut ordonné prêtre le 19 mars 1908, après ses études en Autriche. Polyglotte et homme de cilture, il écrivit de nombreuses œuvres de nature littéraire, politique et religieuse. Après quelques postes importants dans la province franciscaine de la Très Sainte Annonciation, il fut consacré évêque de Sappa et, le 26 juin 1940, devint archevêque titulaire de Durazzo. À mesure que la persécution religieuse en Albanie grandissait, il tenta d’être un homme de paix, comme il l’avait déjà été lors des soulèvements contre les Turcs dans sa jeunesse. Présenté devant le président Enver Hoxha, il refusa sa proposition de devenir chef d’une Église nationale albanaise, détachée du Saint-Siège. Arrêté et emprisonné à Durres, il fut condamné à vingt ans de prison. Il mourut dans la prison de Durres des suites de mauvais traitements et de tortures le 19 mars 1949.

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