18 mars

(3 références)

 

St Cyrille de Jérusalem (+386)

fresque contemporaine

Originaire des environs de Jérusalem, il devint prêtre en 345 puis évêque de Jérusalem en ce IVème siècle troublé par les querelles entre ariens et orthodoxes. Il fut, à trois reprises, chassé de son siège épiscopal par les ariens qui contestaient la pleine divinité du Christ. Il vivra en tout dix-sept années en exil. En 378, il revient enfin définitivement dans Jérusalem déchirée par les divisions. Il prêchera inlassablement pour enfanter un peuple chrétien dans la ville qui connut la Passion du Christ et sa Résurrection. Ce seront ses admirables catéchèses de la nuit pascale pour la formation des nouveaux baptisés. Il le faisait près des deux "grottes mystiques", celle du Tombeau du Christ près du calvaire, et celle du Mont des Oliviers.

St Edouard le martyr (+978)

icône contemporaine

Surnommé 'le Martyr', il est le fils d’Edgar, roi d’Angleterre, et d’Engelflède, fille du duc Ordmer, épousée en seconde noces. Au décès de cette dernière, Edgar épouse en troisièmes noces Elfride, fille du roi de Cornouailles et veuve d’Elwolde, le chef des anglais orientaux (avec qui elle avait eu un fils du nom de Ethelred). Edouard est pressenti par son père pour lui succéder. Cependant, lorsque ce dernier décède, en 972, une importante querelle familiale a lieu, attisée par sa veuve Elfride, qui défend les intérêts de son propre fils Ethelred et veut le faire régner à la place d’Edouard. Les archevêques du Royaume (Dunstan de Cantorbéry et Oswald d’York), assemblés avec les évêques, les abbés, ducs et seigneurs de la couronne, délibèrent et sacrent Edouard, suivant la volonté d’Edgar. Le nouveau roi s’attire le respect de tous grâce à sa bonté et à son habile maniement du gouvernement. Et pourtant, un jour qu’il rend visite à son frère, il est assassiné dans un guet-apens tendu par sa belle-mère.

  St Nicolas de Zhitcha (1880-1956)

icône contemporaine

Né en 1880 dans un petit village au coeur de la Serbie, de modestes et pieux agriculteurs, Nicolas Velimirovitch fit de brillantes études qui le conduisirent jusqu'à un doctorat en théologie à Berne en 1908 et un doctorat en philosophie à Genève en 1909. Il devint alors moine et enseigna au séminaire de Belgrade à partir de 1911. Son éloquence le fit remarquer au point que le gouvernement serbe lui confia des missions diplomatiques en Occident pendant la première guerre mondiale. En 1919 il devient évêque de Jitcha, puis de Ohrid en 1920. Il se rapprocha alors beaucoup de son peuple dont il prit grand soin. En 1941, il s'élève contre l'invasion allemande, se fait arrêter, emprisonner et conduire enfin à Dachau, d'où il est libéré en 1945 par les Américains. Il s'exile alors aux USA, à cause de la prise du pouvoir par les communistes et enseigne au monastère St Thikon en Pennsylvanie où il meurt en 1956. Il laisse une immense production littéraire. Son corps fut ramené à Jitcha peu avant sa canonisation par l'Église orthodoxe serbe en 2003, pour sa vie et son oeuvre. (D. Bourguet)

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