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Mariée, elle
a deux enfants qu'elle élève seule : son mari part
très vite gagner sa vie en Andalousie alors qu'elle reste
en Galice. Faisant un cheminement spirituel, elle désirerait
entrer au couvent, mais elle hésite du fait de sa situation
de mère de famille. En 1729 elle entre dans le Tiers-Ordre
carmélitain, et l'année suivante, tente de fonder
un couvent de Carmélites à Saint-Jacques-de-Compostelle.
C'est un echec, mais elle opte définitivement pour la
vie religieuse, et en 1733, après avoir confié
la garde et l'éducation de leurs enfants à des
amis, elle entre dans l'Ordre des Carmes déchaux, en même
temps que son mari, qui devient lui aussi religieux dans le même
ordre. Grande mystique, elle est élue prieure de son couvent,
et très vite relance son projet de fondation d'un carmel
en Galice. Après leur arrivée à Santiago
en 1748, la nouvelle communauté de carmélites s'installe
définitivement dans leur couvent au bout de dix ans. Mère
Maria Antonia y décède deux ans plus tard, en odeur
de sainteté. Analphabète jusqu'à l'âge
de vingt huit ans, elle écrit sur demande de son confesseur
plusieurs ouvrages dont une autobiographie et El Edificio Espiritual,
son uvre majeure, qui lui donnent une place centrale parmi
les écrivains de langue galicienne, en particulier les
auteurs mystiques. |
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