10 mars

(7 références)

 

St Simplice, 47e pape (+583 siècle)

 

Son long pontificat lui fit connaître les dernières années de l'empire romain. Mais son action s'étendit surtout à défendre la foi orthodoxe devant les hérésies de ce temps, en soutenant l'application doctrinale du concile de Chalcédoine. Il eut quelques démêlés avec le patriarche de Constantinople. Alors que les barbares dévastaient l’Italie et Rome, il consola les affligés, favorisa l’unité de l’Église et raffermit la foi. La ville de Rome lui doit beaucoup d'églises nouvelles et une répartition des tâches pastorales qui donnent au clergé la charge paroissiale des baptêmes et des enterrements, modifiant ainsi la géographie ecclésiastique romaine.

St Kessog (460-520)

icône contemporaine

Appelé aussi Mackessag, prince de Cashel (près de Tipperary) en Irlande, il est arrivé comme évêque missionnaire en Écosse. L'île de Monk au centre du lac Loch Lomond, au Nord-Ouest de Glasgow, fut son centre de rayonnement. Il aurait été martyrisé à Bandry. Il a été patron de l'Écosse avant St André et est le saint patron de la ville de Lennox dont il fut évêque.

 

Ste Anastasie la Patricienne (VIe siècle)

icône contemporaine

Elle était d'une grande beauté et l'empereur Justinien, lors des réceptions de la cour, n'avait d'yeux que pour elle, au point qu'une grande jalousie naquit au coeur de l'impératrice Théodora. Elle dut même s'habiller en homme pour échapper aux avances de l'empereur. Ayant ainsi réussi à se cacher pendant six mois, elle gagna la solitude dans le désert de Scété sous le nom d'Anastase l'eunuque. Elle y vécut de nombreuses années. L'abbé du monastère ne révélera la chose qu'après sa mort, quinze ans plus tard.

 

St Michel le boulanger (1544)

icône contemporaine

Originaire de Granitsa en Thessalie, il se maria et s'en vint à Thessalonique comme boulanger. Si grand était son amour pour le Christ qu'il décida durant un Carême de lui donner sa vie. Accusé d'avoir blasphémé le nom de Mahomet, il ne répondit qu'en louant le Dieu Trinité. Il fut condamné à être brûlé vif. "J'ai hâte, dit-il alors, d'être cuit comme un pain de choix afin d'être offert sur l'autel de la Sainte Trinité". Du tribunal au lieu de son supplice, la foule emplit les rues, les uns criant leur haine, d'autres priant en silence. Il fut enduit de souffre et, sitôt allumé, son corps "s'embrasa comme un cierge votif"

 

v. Maria Antonia de Jésus (1700-1760)

Mariée, elle a deux enfants qu'elle élève seule : son mari part très vite gagner sa vie en Andalousie alors qu'elle reste en Galice. Faisant un cheminement spirituel, elle désirerait entrer au couvent, mais elle hésite du fait de sa situation de mère de famille. En 1729 elle entre dans le Tiers-Ordre carmélitain, et l'année suivante, tente de fonder un couvent de Carmélites à Saint-Jacques-de-Compostelle. C'est un echec, mais elle opte définitivement pour la vie religieuse, et en 1733, après avoir confié la garde et l'éducation de leurs enfants à des amis, elle entre dans l'Ordre des Carmes déchaux, en même temps que son mari, qui devient lui aussi religieux dans le même ordre. Grande mystique, elle est élue prieure de son couvent, et très vite relance son projet de fondation d'un carmel en Galice. Après leur arrivée à Santiago en 1748, la nouvelle communauté de carmélites s'installe définitivement dans leur couvent au bout de dix ans. Mère Maria Antonia y décède deux ans plus tard, en odeur de sainteté. Analphabète jusqu'à l'âge de vingt huit ans, elle écrit sur demande de son confesseur plusieurs ouvrages dont une autobiographie et El Edificio Espiritual, son œuvre majeure, qui lui donnent une place centrale parmi les écrivains de langue galicienne, en particulier les auteurs mystiques.

Georges Müller (1805-1898)

Né en Prusse, il n'est guère un modèle de vertu dans sa jeunesse. Il entreprend des études pour devenir pasteur, poste bien payé par l'état. Mais la rencontre avec de vrais priants va le convertir. Il demande alors à Dieu de l'aider dans sa vie et de le bénir partout où il va et de lui pardonner ses péchés. Il arrête immédiatement de boire, de voler et de mentir et développe le désir de devenir missionnaire. En 1929 il part en Angleterre où il se marie. Ils s'intalleront à Bristol, où il prêchera régulièrement dans les églises. Toute sa vie reposera sur la prière et la foi. Il priait à propos de tout et croyait que chaque prière serait exaucée. Homme de prière et grand fondateur, tout ce qu'il met en oeuvre s'appuie sur des dons qui ne manqueront jamais. Sa fondation principale sont ses orphelinats. Le travail de Müller et de son épouse avec des orphelins a commencé en 1836 avec la mise à disposition de leur propre maison. D'autres maisons seront ouvertes au fur et à mesure. De manière remarquable, George Müller n'a jamais fait de recherche de fonds, pas plus qu'il ne s'est endetté. Plusieurs fois, il reçoit des dons de nourriture non sollicités, in extremis. Un jour, ils remercient Dieu pour le petit déjeuner quand tous les enfants sont assis à la table et bien qu'il n'y ait rien à manger dans la maison. À la fin de la prière, le boulanger frappe à la porte avec suffisamment de pains frais pour nourrir tout le monde. Les enfants étaient bien habillés et bien éduqués. Il aurait, au cours de sa vie, pris en charge plus de dix mille orphelins. En 1875, à l'âge de soixante dix ans et après la mort de sa première femme en 1870 et son remariage en 1871, Müller et sa nouvelle femme commencent une période de dix sept années de voyages missionnaires. En 1892, il se retire en Angleterre, où il meurt le 10 mars 1898.

St Elie del Socorro (1882-1928)

 

Matthieu del Castillo est né en 1882, dans une famille modeste de paysans mexicains, à Yuriria. Orphelin très jeune, il dut remplacer son père pour assurer la subsistance de sa famille. Dès qu'il le put, il entra au séminaire des Augustins et prit le nom religieux d'Elie del Socorro, en l'honneur de Notre-Dame du Perpétuel Secours. Prêtre en 1916, il fut envoyé dans un pauvre village en 1921, connaissant lui-même la pauvreté. En 1926, les persécutions gouvernementales l'obligèrent à devenir clandestin pour continuer son apostolat auprès de la population. Découvert dans la grotte où il se retirait, il fut emprisonné et fusillé le 10 mars 1928, en bénissant le peloton d'exécution. Il fit partie des saints mexicains que la pape Jean Paul II a canonisés durant le Jubilé 2000.

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