10 mars

(4 références)

 

St Simplice, 47e pape (+583 siècle)

 

Son long pontificat lui fit connaître les dernières années de l'empire romain. Mais son action s'étendit surtout à défendre la foi orthodoxe devant les hérésies de ce temps, en soutenant l'application doctrinale du concile de Chalcédoine. Il eut quelques démêlés avec le patriarche de Constantinople. Alors que les barbares dévastaient l’Italie et Rome, il consola les affligés, favorisa l’unité de l’Église et raffermit la foi. La ville de Rome lui doit beaucoup d'églises nouvelles et une répartition des tâches pastorales qui donnent au clergé la charge paroissiale des baptêmes et des enterrements, modifiant ainsi la géographie ecclésiastique romaine.

Ste Anastasie la Patricienne (VIe siècle)

icône contemporaine

Elle était d'une grande beauté et l'empereur Justinien, lors des réceptions de la cour, n'avait d'yeux que pour elle, au point qu'une grande jalousie naquit au coeur de l'impératrice Théodora. Elle dut même s'habiller en homme pour échapper aux avances de l'empereur. Ayant ainsi réussi à se cacher pendant six mois, elle gagna la solitude dans le désert de Scété sous le nom d'Anastase l'eunuque. Elle y vécut de nombreuses années. L'abbé du monastère ne révélera la chose qu'après sa mort, quinze ans plus tard.

 

Bx Jean-Joseph Lataste (1832-1869)

Le Père Lataste est né à Cadillac sur Garonne (Gironde), le 5 septembre 1832. Très jeune, il se sent appelé au sacerdoce. Après beaucoup d’hésitations, et un combat profond, il entre en 1857 dans l’Ordre Dominicain. En 1864, il est envoyé prêcher une retraite aux détenues de la prison de Cadillac où il découvrit en elles les merveilleux effets de la grâce, et, en certaines, un réel appel à se donner à Dieu dans une vie consacrée. C’est dans cette prison, devant l’Eucharistie, qu’il reçut l’inspiration de fonder une nouvelle famille religieuse, où toutes les sœurs, quel que soit leur passé, seraient unies dans un même amour et une même consécration. Deux ans plus tard, il ouvrait la première communauté des Dominicaines de Béthanie, sous le patronage de Sainte Marie-Madeleine. En janvier 1869, épuisé et malade, il fut obligé de dicter à mère Henri-Dominique le début des constitutions de Béthanie, qui ne pourront être terminées qu'ultérieurement, par le p. Boulanger. À l'approche de la mort, il pria pour ses filles, et rendit grâce pour la vie qui lui a été offerte, tout en pardonnant à ceux qui l'avaient combattu : « Je remercie bien l'ordre de Saint Dominique tout entier de m'avoir donné son saint habit. Je remercie bien et je bénis en mourant toutes les personnes qui m'ont approuvé et m'ont aidé de leurs prières, de leurs conseils, de leur influence, de leurs dons. Je pardonne à tous ceux qui ne m'ont pas approuvé et même qui m'ont contredit et combattu : je prie Dieu de les bénir tous, tous. »

St Elie del Socorro (1882-1928)

 

Matthieu del Castillo est né en 1882, dans une famille modeste de paysans mexicains, à Yuriria. Orphelin très jeune, il dut remplacer son père pour assurer la subsistance de sa famille. Dès qu'il le put, il entra au séminaire des Augustins et prit le nom religieux d'Elie del Socorro, en l'honneur de Notre-Dame du Perpétuel Secours. Prêtre en 1916, il fut envoyé dans un pauvre village en 1921, connaissant lui-même la pauvreté. En 1926, les persécutions gouvernementales l'obligèrent à devenir clandestin pour continuer son apostolat auprès de la population. Découvert dans la grotte où il se retirait, il fut emprisonné et fusillé le 10 mars 1928, en bénissant le peloton d'exécution. Il fit partie des saints mexicains que la pape Jean Paul II a canonisés durant le Jubilé 2000.

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