10 mai

(5 références)

 

  St Simon le Zélote (Ier siècle)

fresque, Athos

Simon le Zélote est ainsi appelé pour le distinguer de Simon-Pierre. Avec Jude, il appartenait sans doute à ces zélotes qui refusaient l'occupation romaine, mais le message du Christ fut pour lui la découverte de l'universalité de l'amour de Dieu. Saint Jean nous rapporte la question de saint Jude lors de la dernière Cène : « Pourquoi te découvres-tu à nous et non pas au monde ? » (Jean 14.22) Jésus y répondra indirectement : « Si quelqu'un m'aime, il gardera mon commandement ». Dans la liste des apôtres, ils sont côte à côte et la tradition les fait mourir ensemble en Perse.

L'Eglise catholique les fête ensemble le 28 octobre.

 St Comgall (VIème siècle)

icône contemporaine

Moine écossais, il fonda sur la côte de l'Ulster le célèbre monastère de Bangor qui fut un centre de haute spiritualité jusqu'au temps des invasions danoises. Saint Bernard dans sa "vie de saint Malachie" n'hésite pas à considérer Bangor comme "une pépinière de saints qui a produit tant de fruits pour la gloire de Dieu." Ce monastère connut jusqu'à trois mille moines qui lui étaient agrégés. C'est de cette école de sainteté que sortit saint Colomban. C'est aussi de Bangor que se répandit en Occident la pratique de la pénitence privée et de la confession fréquente.

 

 Ste Solange (+880)

icône contemporaine

Dans le Berry, une petite bergère d'une grande beauté. Une humble jeune fille qui refusa d'épouser le fils du comte de Poitiers. Elle voulait se consacrer pleinement à Dieu, le jeune comte voulait l'enlever de force. Il la prit sur son cheval mais la belle paysanne était forte. Elle se débattit tellement qu'au passage d'un ruisseau, elle l'y fit tomber avec elle. Il espéra que l'eau lui permettrait de mieux accomplir son forfait. Elle sortit pour s'enfuir, il la poursuivit et, de rage, l'ayant rattrapée, lui trancha la tête.

 

 St Jean d'Avila (+1529)

portrait, le Greco

Dès l'âge de quatorze ans, il se distingue par sa maturité intellectuelle. A Salamanque, ses études universitaires furent des plus brillantes, d'autant qu'il avait grande facilité à exprimer le sens exact de sa pensée. Il vivait une vie chrétienne profonde. Quand il perdit son père et sa mère, il se sentit libre de s'orienter vers la sacerdoce après avoir vendu la majeure partie de ses biens pour les plus pauvres. Ses prédications à Tolède attiraient les foules et, parmi ceux dont il marqua définitivement la vie, nous pouvons mentionner saint Jean de Dieu, saint François Borgia, sainte Thérèse d'Avila. Il insistait sur la nécessité de bien se connaître et bien connaître Dieu. Il fut l'un des maîtres spirituels de son temps et ses lettres sont encore d'actualité. Accusé de rigorisme, il connut même, un temps, les rigueurs des prisons de l'Inquisition. Lorsque son innocence fut reconnue, il remercia les juges d'avoir voulu le perdre et ainsi de lui avoir fait partager un temps la vie du Divin crucifié.

Bx Ivan Mertz (1896-1928)

 

« Grâce à la liturgie, tout catholique devient grand et universel, il laisse de côté ses intérêts personnels et commence à avoir les mêmes sentiments que l’Église… C’est sur la base de la liturgie que le chrétien s’éduque. On peut dire que la liturgie est une pédagogie au sens propre du terme, car, grâce à elle, un croyant peut vivre toutes les phases de la vie du Christ. »

Ivan Merz fut un jeune laïc croate qui vécut au cours d'une période historique marquée par de profonds changements politiques qui transformèrent le visage de l'Europe. Il naquit à Banja Luka, occupée par l'empire austro-hongrois dans une famille libérale. Il suivit tout d'abord des études à l'Académie militaire de Wiener Neustadt, qu'il abandonna rapidement en raison de la corruption qui y régnait, pour entreprendre des études universitaires à Vienne. Mais, en 1916, il fut enrôlé dans l'armée et envoyé au front, où il passa la majeure partie des années 1917 et 1918. A la fin de la Première Guerre mondiale, il se retrouve à Banja Luka, où il assiste à la naissance du nouvel Etat yougoslave. Ivan Merz réside ensuite deux ans à Paris pour étudier les Lettres. En 1923 il soutint sa thèse de littérature sur L'influence de la liturgie sur les écrivains français. Il sera ensuite professeur au Collège archiépiscopal de Zagreb, jusqu'à sa mort en 1928. Sa vie a été définie comme "un fruit spirituel spontané", car il accomplit seul sa première formation spirituelle, sans guide spirituel stable, trouvant lui-même la voie de la sainteté. Il fut le promoteur du mouvement liturgique en Croatie et le pionnier de l'Action catholique, créant également un mouvement pour les jeunes, qu'il anima jusqu'à sa mort. Il meurt peu avant ses 32 ans, victime d'une inflammation chronique de la cavité maxillaire dont il souffrait depuis sa jeunesse. Moins de deux semaines après sa mort, le quotidien français La Croix concluait un portrait du jeune professeur par ces mots : « Cette mort prématurée a brisé de grands espoirs, mais il reste aux catholiques yougoslaves une consolation : c’est que M. Merz est mort comme un saint après avoir vécu comme un saint. »

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