30 juin

(8 références)

 

  Synaxe des Apôtres

icône géorgienne contemporaine

 Les Églises orthodoxes, au lendemain de la fête des saints Pierre et Paul, célèbrent la Synaxe des douze apôtres, où ils font mémoire de tous les compagnons qui ont étroitement suivi le Christ et rappelent la grande compassion de Jésus qui, à la vue de la foule épuisée et semblable à des brebis sans berger, appela à lui les Douze et les institua messagers de la Bonne Nouvelle par leurs œuvres et leurs paroles. Faire mémoire du Collège apostolique est donc une occasion de rappeler comment l’Église est bâtie sur le fondement des apôtres : ce sont eux les témoins du Ressuscité et les gardiens de la foi de l’Église. Le peuple de la nouvelle alliance reconnaît en eux et dans les héritiers de leur ministère les serviteurs de l’unité et de la concorde dans la communauté ecclésiale, par le ministère de la Parole et les charismes de la fermeté et du discernement. Toutes ces fonctions, cependant, ne sont que la conséquence de la vocation première de l’apôtre : « se tenir avec Jésus », vivre avec lui et en lui. Ce n’est qu’ainsi que ceux qui ont reçu le dépôt du ministère apostolique peuvent diriger les hommes vers l’unique source du salut, le Christ même qui est l’Évangile, la bonne nouvelle de la libération adressée à tout homme. Le fait que les évangélistes eux-mêmes présentent le collège apostolique surtout dans son ensemble, rappelle aux Églises de tous les temps qu’il ne peut y avoir d’annonce crédible de la Parole de la réconciliation sans le témoignage d’une concorde qui doit subsister avant tout entre ceux qui sont investis du ministère apostolique.

Sts martyrs de Rome (1er siècle)

 

l’Église de Rome fait mémoire de ses premiers martyrs, morts en 64, après l’incendie de la ville, sur l’ordre de Néron, jetés en grand nombre en pâture aux fauves ou brûlés vifs, selon le récit qu’en fait l’historien Tacite. La mémoire de ce jour, aussi ancienne que celle des apôtres Pierre et Paul, fondateurs de l’Église de Rome, a été placée à cette date à partir de 1923, et, dès 1969, elle a été insérée dans le Calendrier romain général, pour compenser la suppression de presque toutes les mémoires des martyrs romains qui figuraient dans le précédent calendrier. Elle nous rappelle comment, dès les débuts, l’Église, édifiée sur le fondement des apôtres et des prophètes, a grandi essentiellement grâce au témoignage radical des martyrs, qui mouraient en bénissant ceux qui les mettaient à mort par haine de leur foi.  

  St Martial de Limoges (IIIème siècle)

icône contemporaine

 Premier évêque de Limoges en France, Martial était le célèbre apôtre du Limousin, et selon St Grégoire de Tours, un des sept missionnaires envoyés de Rome pour évangéliser la Gaule.

On sait très peu de choses sur lui. Originaire sans doute d’Orient, envoyé par un pontife romain, il arrive en Limousin, il prêche à Toulx-Sainte-Croix, à Ahun. Parvenu à Limoges, il s’y fixe, fonde un centre chrétien, convertit un certain nombre d’habitants appartenant notamment à la haute société, installe un sanctuaire hors de l’agglomération. Il réalise quelques voyages d'évangélisation mais pénètre peu les campagnes qui restent païennes. Il meurt à Limoges et est inhumé dans un tombeau situé hors de la ville.

 

  St Bertrand du Mans (553-623)

vitrail contemporain

 St Bertrand (Bertichramn), issu d’une illustre famille proche de la noblesse Franque, voit le jour à Autun. Après avoir reçu la tonsure cléricale, il part étudier à Paris et travaille comme clerc pour l’évêque St Germain. Étudiant brillant, Bertrand est ensuite élu archidiacre, charge qu’il conserve sous l’épiscopat de Ragnemode, après la mort St Germain. En 587, il est nommé évêque du Mans par St Gontran, roi de Bourgogne et gouverneur du Maine en sa qualité de tuteur de Clotaire II. Très apprécié pour ses grandes qualités humaines, Bertrand effectue plusieurs missions diplomatiques à la demande du roi, en plus d’être souvent sollicité pour arbitrer des différends à caractère laïc ou religieux. Il veille également à faire fructifier les larges territoires qu’il acquiert dans les régions environnantes en y implantant des vignobles, puis il utilise les revenus importants qu’il en retire pour établir de nombreuses fondations caritatives. Malheureusement le décès du roi Gontran en 593, provoque de grands troubles politiques et met un terme à toutes ces années de prospérité. Pris dans la tourmente, Bertrand est plusieurs fois obligé de fuir sa ville et les grandes richesses qu’il laisse derrière lui se trouvent livrées au pillage et à la dévastation d’usurpateurs, issus de toutes les classes de la société. Il est le fondateur d’une abbaye dédiée aux Saints Pierre et Paul (renommée plus tard Notre-Dame de la Couture). Vers la fin de sa vie, et à la demande de Clotaire, le Pape Grégoire le Grand lui remet le Pallium de vicaire.

  Ste Erentrude (VIIIème siècle)

 Elle était originaire de Worms sur les bords du Rhin comme son cousin saint Rupert qui était aussi son père spirituel. Elle fonda, sous sa direction, un monastère de femmes à Salzbourg dont le nom premier était Juvavum, mais on lui donna le nom de Salzbourg en souvenir des salines que ce monastère avait créées pour le bien des fidèles sous l'impulsion de saint Rupert et sainte Erentrude.

 

  St Ladislas (XIème siècle)

Sa famille régna sur la Hongrie du 10ème au 14ème siècle. Il était fils de Béla et frère de Geysa. André, son oncle qui avait la couronne royale, n'avait pas d'enfants. Il fit de Ladislas son héritier. Mais sur le tard, André eut un fils inattendu, Salomon. La Hongrie connut alors cinq rois en dix-sept ans : André, Bela, Salomon, Geysa et enfin Ladislas, qui avait vu se succéder sur le trône: son oncle, son père, son cousin et son frère avant d'y accéder lui-même. Son règne fut relativement calme. En 19 ans, il ajouta à ses Etats, la Dalmatie et la Croatie, il fonda des monastères et fut le père de son peuple, ami des pauvres, protecteur des malheureux. Sage et vertueux, juste et magnanime. Il mourut à Waradin le 30 juillet 1095, à 44 ans. Tant aimé de son peuple, il devint, après sa mort, une figure légendaire.
Les miracles sur son tombeau le firent canoniser en 1198. Le 27 juin est l'anniversaire de la translation de ses reliques.

  St Adolphe (+1224)

Ce n'était pas le plus édifiant des chanoines de Saint Pierre de Cologne, car ses parents l'y avaient installé en raison des revenus importants que cette fonction assurait. Il décida de mener une honnête vie religieuse, ni trop, ni pas assez. Pour cela, il s'en fut faire une retraite spirituelle chez les cisterciens de Clèves. En conclusion, sa décision fut nette: il demandait de rentrer chez eux y vivre la pauvreté. Admis, il y passa quelques années, puis fut élu évêque d'Osnabrück où il se montra si parfait que, dès le lendemain de sa mort, on le plaça sur les autels. Les pauvres avaient sa préférence. Il passait de longues heures dans leurs cabanes, tandis que les chanoines qui l'accompagnaient restaient dehors à se morfondre, à se plaindre et à l'admirer.

  St Michel le Jardinier (+1770)

icône contemporaine

 Cet athénien n'avait aucune instruction, n'ayant pour seul travail que de livrer du fumier dans les jardins sur son âne. Il avait dix-huit ans quand il fut arrêté par les Turcs sous l'inculpation de trafiquer ainsi de la poudre. Il refusa de renier Jésus-Christ pour avoir la vie sauve. Après avoir été soumis à la question pendant trente jours, il fut décapité.

 

 

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