29 juin

(5 références)

 

Ste Judith

Héroïne juive du livre biblique du même nom.
Holopherne, Général assyrien qui avait conquis les principales villes de Judée, assiégeait Béthanie. Pour s'en emparer plus rapidement, il avait privé d'eau ses habitants en détruisant l'aqueduc qui la leur fournissait. Judith, jeune veuve de la Cité, très riche et d'une grande beauté, s'offrit pour tuer le général ennemi. Elle partit donc au camp d'Holopherne qui l'accueillit avec transport et l'invita à partager son festin. Mais, ayant bu et mangé avec excès, celui-ci se retira aussitôt sous sa tente et s'endormit. Judith qui l'avait suivi, lui trancha la tête. De retour à Béthanie, elle montra au peuple la tête du Général ennemi. Elle fut acclamée et l'on rendit grâce à Dieu d'avoir permis cette délivrance, les troupes d'Holopherne ayant levé le siège le jour même.

St Pierre et St Paul (Ier siècle)

(45 x 35 cm, 2015)

 On ne peut les séparer. Ils sont les deux piliers de l'Eglise et jamais la Tradition ne les a fêtés l'un sans l'autre. L'Eglise romaine, c'est l'Eglise de Pierre et de Paul, l'Eglise des témoins directs qui ont partagé la vie du Seigneur. Pierre était galiléen, reconnu par son accent, pécheur installé à Capharnaüm au bord du lac de Tibériade. Paul était un juif de la diaspora, de Tarse en Asie Mineure, mais pharisien et, ce qui est le plus original, citoyen romain. Tous deux verront leur vie bouleversée par l'irruption d'un homme qui leur dit : "Suis-moi. Tu t'appeleras Pierre." ou "Saul, pourquoi me persécutes-tu ?" Simon devenu Pierre laisse ses filets et sa femme pour suivre le rabbi. Saul, devenu Paul se met à la disposition des apôtres. Pierre reçoit de l'Esprit-Saint la révélation du mystère caché depuis la fondation du monde :"Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant." Paul, ravi jusqu'au ciel, entend des paroles qu'il n'est pas possible de redire avec des paroles humaines. Pierre renie quand son maître est arrêté, mais il revient :"Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t'aime." Paul, persécuteur des premiers chrétiens, se donne au Christ : " Ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi." Pierre reçoit la charge de paître le troupeau de l'Eglise : "Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise." Paul devient l'apôtre des païens. Pour le Maître, Pierre mourra crucifié et Paul décapité.

Ste Emma (+1045)

Sa mère était, parait-il, une femme insupportable. Son père ne vint jamais à bout de cette mégère et il reporta toute son affection sur sa fille qui avait toutes les vertus. Il lui fit épouser un mari charmant, le comte Ludger, dont elle eut deux fils. L'un d'entre eux, saint Meinwerk, devint évêque de Paderborn. Veuve, elle consacra les quarante dernières années de sa vie à secourir les malheureux, à construire des églises et des monastères dont celle de Saint Ludger en Westphalie, lui donnant le nom de son inoubliable époux. Emma, une authentique laïque qui découvrit la sainteté dans la vie conjugale et familiale.

Bx Raymond Lull (+1315)

C'est incontestablement l'esprit le plus original de son temps. Né d’une famille noble de l’île de Majorque, terre de rencontres mais aussi de fréquents conflits, au XIIIe siècle, entre juifs, chrétiens et musulmans, Raymond Lulle passa toute sa vie à chercher à connaître et à comprendre en profondeur la culture musulmane en ce qui constitue sa différence, pour lui apporter le message de vie de l’Évangile. A une époque d’antagonismes cruels, d’expulsions et de massacres, il sut toujours chercher la voie du dialogue en étudiant, seul, les langues orientales et la tradition philosophique arabe et en effectuant divers voyages sur les côtes de l’Afrique du Nord, avec, pour toute arme, sa foi et son intelligence. Son oeuvre immense comprend des ouvrages de théologie, de philosophie, de science et de pédagogie, des romans philosophiques, des poèmes mystiques de toute beauté. A la fin de sa vie, il prit l'habit franciscain. Il résumait ainsi sa vie: "J'ai été marié, j'ai eu des enfants, j'ai été riche, j'ai aimé le monde et ses plaisirs. Puis j'ai tout quitté pour la gloire de Dieu. J'ai appris l'arabe pour propager la vraie foi, je me suis rendu chez les Sarrasins où j'ai été flagellé et incarcéré. J'ai tenté d'intéresser les chefs de l'Eglise et les princes chrétiens au bien public."A quatre-vingt ans, à Bougie, en Algérie, il fut lapidé et laissé pour mort. Il expira en vue de Majorque sur le bateau qui le ramenait à son couvent.

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