26 juin

(6 références)

 

  St Vigile de Trente (353-405)

 

 C'était un patricien romain. Après avoir étudié à Athènes, il s’installa dans la région de Trente, en Italie, où il fut nommé évêque. Ami de St Chrysostome et de St Ambroise de Milan, il se consacra au soulagement des pauvres. Sous son épiscopat, il réussit pratiquement à neutraliser le paganisme et à ramener les ariens dans la religion chrétienne. Missionnaire, il fonda plus d’une trentaine de paroisses dans son diocèse. Il fut finalement lapidé pour avoir détruit une statue à l’effigie de Saturne.

 

  St David de Thessalonique (+540)

 

icône contemporaine

 Originaire de Mésopotamie, il entra jeune au monastère à Thessalonique pour y mener une vie de renoncement et de prière. À la lecture de la vie des saints stylites Siméon et Daniel, il décida de suivre leur exemple. C'est ainsi qu'il vécut trois ans dans un amandier planté près de l'église du monastère, jusqu'à ce qu'un ange lui demande de descendre et de se retirer dans une cellule. Il se bâtit alors aux portes de la ville une petite cabane où il vécut en ermite plus de soixante ans. Une nuit, les soldats qui gardaient les remparts de la ville virent une flamme jaillir de sa cabane et plaignirent le pauvre ermite brûlé vif. Or au matin, l'ermite était toujours là ainsi que sa cabane. Le phénomène se renouvella souvent, si bien que c'en était presque devenu une curiosité de venir la nuit regarder du haut des remparts les flammes qui jaillissaient de la cabane sans la consumer. C'était le signe sensible des faveurs accordées par Dieu à l'ermite : la flamme du Buisson Ardent avait si totalement envahi le coeur du vieillard, qu'elle débordait à l'extérieur. Peu avant sa mort, l'ermite devenu célèbre malgré lui, fut arraché à sa retraite pour être envoyé comme ambassadeur de la ville auprès de l'empereur Justinien.

  Ste Eurosie (+716)

 

icône contemporaine

 Native de Bayonne ou selon d'autres sources, de Bohème, elle fut demandée en mariage par le chef de troupes sarrasines de Jaca, mais elle refusa, ne voulant pas abandonner sa foi dans le Christ, et fut décapitée. Des sources miraculeuses jaillirent là où sa tête tomba. trois cents ans plus tard, au XIe siècle, elle apparut à un berger qui gardait son troupeau près de Yebra de Basa, pour lui révéler l'histoire de son martyre et la situation des reliques, en exprimant sa volonté qu'on érige dans ce lieu un ermitage où on vénérerait son chef (sa tête), et qu'on transfère le reste de son corps à la cathédrale de Jaca.En vertu de son martyre, Ste Eurosie est réputée pour guérir les maux liés à la tête, dont la folie et les maladies mentales, et est la sainte patronne de Jaca.

  St Pélage (912-925)

 

 Le roi Abd al-Rahmán III ayant remporté une sanglante victoire sur les chrétiens l'an 921, en la vallée de Jonchère, plusieurs y furent tués, et entre les chrétiens capturés et emmenés à Cordoue, se trouvait l'évêque de Tuy. ce dernier proposa alors de laisser comme otage son neveu Pelage âgé de dix ans, qui l'accompagnait, tandis qu'il irait rassembler de quoi payer sa rançon. Le roi y consentit, laissa aller l'évêque, et retint Pélage. Durant les quatre années qu’il passa à Cordoue, sans que la rançon ne soit payée par son oncle, l'adolescent se fit remarquer par sa beauté, son intelligence et sa foi, ne craignant pas d'en témoigner, ce qui le fit dénoncer à Abd al-Rahmán. Ce dernier lui intima alors l'ordre de se convertir à l’Islam, ce que le jeune Pélage rejetta avec véhémence, tout comme ses avances, et fut alors torturé à mort. St Pélage est le patron des personnes abandonnées et des victimes de torture.

  St Anthelme de Chignin (+1178)

 

fresque contemporaine

 Il était né au château de Chignin en Savoie non loin de Chambéry, et préféra la solitude de la prière avec le Christ à la vie mondaine et chasseresse des grands seigneurs. Il reconstruisit la Grande-Chartreuse qu'une avalanche avait détruite et en devint le septième prieur. Ce fut lui qui fonda les premières chartreuses pour les femmes désireuses de mener une vie érémitique. Comme il avait dû punir deux de ses moines qui le méritaient, ceux-ci firent appel au pape Alexandre III, qui d'abord les soutint. Pour que règne la paix, St Anthelme donna sa démission et rentra joyeusement dans le rang. Mais son bonheur dura peu. Le pape, mieux informé, revint sur sa décision, et pour comble, le nomma évêque de Belley. Il s'était pareillement brouillé avec l'empereur Frédéric Barberousse pour avoir refusé Victor IV, un antipape de fabrication impériale. Là encore St Anthelme joua de malheur. L'empereur se réconcilia avec lui et l'éleva, lui et ses successeurs, à la dignité de prince-électeur du Saint-Empire Romain Germanique. Il tenta aussi, cette fois en vain de servir de médiateur entre St Thomas Beckett et le roi Henri II d'Angleterre.

  Ste Alexandra de Diveyevo (+1789) (CJ : 13 juin)

 

icône russe contemporaine

 Agatha Semionova Melgounova était une riche propriétaire terrienne. Veuve très jeune, elle entra au monastère Florovsky de Kiev, où elle fut tonsurée sous le nom d’Alexandra. Cependant, elle n’était pas destinée à y rester longtemps : la Mère de Dieu lui apparut, lui demandant de fonder un nouveau monastère. Après de longues errances, Ste Alexandra atteignit enfin le lieu choisi par la Mère de Dieu pour la création de son nouveau monastère. Il s’agissait du village de Diveyevo dans la province de Nijni-Novgorod. À cette époque, prospérait, non loin de là, le monastère de Sarov. Sous la direction des ascètes de Sarov, Mère Alexandra s'ionstalla dans une cellule à côté d’une église en l’honneur de l’icône de la Mère de Dieu de Kazan. Elle utilisa sa grande richesse pour la construction et la rénovation d’églises, subvenant aux besoins de nombreux orphelins, veuves et pauvres, travaillant de ses propres mains et très aimée des villageois. Bientôt, des novices commencèrent à la rejoindre, et une petite communauté se forma. Pauvreté volontaire, accueil des errants, travail manuel, pratique incessante de la prière de Jésus, c’est ce que Mère Alexandra implanta dans sa communauté de Kazan. Dès son vivant, beaucoup la connaissaient et la vénéraient. On venait à elle de tous côtés afin d’écouter ses instructions et recevoir bénédiction et conseils. Sentant que son heure approchait, Mère Alexandra reçut le grand habit. Elle implora les moines de Sarov de ne pas abandonner ses novices et de prendre soin du couvent de la Reine du Ciel, charge confiée au père Séraphim, St Séraphim de Sarov.

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