23 juin

(4 références)

 

Ste Agrippine (IIIe siècle)

Fille d’une famille de la noblesse romaine, elle subit le martyre sous le règne de Valérien. Elle est plus particulièrement vénérée en Sicile et en Grèce.
Ste Agrippine est invoquée pour guérir les maladies provoquées par des infections bactériennes, mais aussi pour être préservé lors d’un orage.

 

Sts Rigomer et Ténestine (VIème siècle)

Rigomer, né au VIème siècle, avait été formé à la lecture des livres saints. Il prêchait la parole de Dieu . Il oignait les malades avec de l'huile sainte et demandait à Dieu leur guérison.
Ténestine, la fille d'une malade ainsi guérie, touchée par ce miracle, se mit sous la conduite spirituelle de Rigomer. La malice ne tarda pas à calomnier leurs relations et l'on se plaignit au Roi. Ils furent conduits au palais, un cierge à la main, afin de rendre compte des fautes qui leur étaient reprochées. "Si vous êtes purs, que ces cierges s'allument d'eux-mêmes, sur un signe de votre main." dit le roi. Confiants en la puissance de Dieu, Rigomer et Ténestine s'agenouillèrent et se mirent en prières.
Une fumée s'éleva des cierges et ils s'allumèrent. Pour perpétuer le souvenir de ce miracle Childebert ordonne qu'une église soit bâtie : ce fut l'origine de l'église de Vauhallan.

Ste Audrey (ou Etheldrede) (VIIe siècle)

 icône : 20 x 13 cm, (1995)

Elle vécut à l'époque de l'Heptarchie, c'est-à-dire à l'époque où l'Angleterre comprenait sept royaumes : Essex, Sussex, Wessex, Kent, Mercie, Est-Anglie et Northumbrie. Bien qu'Audrey ait désiré garder sa virginité, son père, Anna, roi d'Est-Anglie, ne l'en fit pas moins contracter deux mariages politiquement utiles. Par le premier, elle devint la femme d'un vieillard malade, le prince Tonbert qui mourut au bout de trois ans. Restée vierge, Ste Audrey pensait entrer en religion, quand on exigea d'elle qu'elle épousa le prince Egfried, fils du roi de Northumbrie. Ce n'était qu'un enfant. Quand il fut pubère, il voulut user de ses droits conjugaux, mais la future reine prit la fuite et se retira dans l'abbaye de Cuningham. Egfrid ne la poursuivit pas, pour trouver femme mieux à sa convenance. Audrey put alors fonder l'abbaye d'Ely, puis en devenir l'abbesse et chanter la louange de Dieu tout à loisir durant des nuits entières.

Bse Marie d'Oignie (+1213)

buste reliquaire, XIVème siècle

 Marie appartenait à une famille aisée de Nivelles en Belgique. Elle ressentit très jeune l'appel à une vie consacrée, mais ses parents la marièrent à quatorze ans. A cette époque, c'était difficile d'en discuter. Pour son bonheur, son époux, Jean, partage sa soif d'absolu. Tous deux vivront comme frère et soeur. Ce n'était pas suffisant : ils distribuèrent leurs richesses et se dévouent auprès des lépreux. Ce n'était pas encore assez : Jean et Marie se séparent, à grand chagrin sans doute mais pour eux c'est la volonté de Dieu. Ils méneront chacun de leur côté la vie contemplative et apostolique. Marie se retira dans un ermitage du prieuré Saint-Nicolas d'Oignies, près de Namur. Des disciples se rassemblèrent autour d'elle. Parmi eux, Jacques de Viry, son futur biographe, qui deviendra un ardent prédicateur et l'évêque de Saint-Jean d'Acre. Tout en pratiquant une ascèse digne des Pères du Désert, elle éprouvait des extases mystiques et des visions évangéliques. Marie servait ses compagnons et continuait de soigner les lépreux. Elle fit partie de ces béguines, nombreuses dans le Nord, mais aussi en Provence, en Catalogne, en Sicile, qui vivaient dans le monde, y menant une vie de consacrées.

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