21 juin

(6 références)

 

  St Julien de Cilicie (+304)

Natif d'Anazarbe, en Cilicie Seconde, St Julien était fils d'un sénateur païen, mais il avait reçu une solide éducation chrétienne de sa pieuse mère, Asclépiodora, et était fort versé dans la science des Ecritures inspirées. Pendant la persécution de Dioclétien, il fut dénoncé au cruel gouverneur Marcien, qui se trouvait à Flavias (Sis), et, comme il avait refusé de sacrifier aux idoles, celui-ci le fit flageller et le menaça de terribles tortures.
On fit alors venir sa mère, qui l'avait suivi, en espérant que ses instances allaient le fléchir. Asclépiodora obtint l'autorisation de rester trois jours avec son fils dans sa prison. Mais, au lieu de l'exhorter à épargner sa vie, elle l'encouragea à rester ferme jusqu'à la mort dans sa confession de sa foi au Christ, le Vainqueur de la mort.

  St Méen (ou Meven) (+617)

statue de la Vallée des Saints (Bretagne)

D'origine galloise, c'est dans son pays d'origine qu'il fréquenta les écoles monastiques. Il vint en Bretagne armoricaine dans la région de Dol avec St Magloire et St Samson. On croit qu'après la mort de Samson, il continua à résider dans le monastère de Dol, où il passa un grand nombre d'années dans la pratique des vertus. Au cours d'un voyage, il rencontra un riche seigneur nommé Caduon, qui lui donna l'hospitalité, passa la nuit à l'écouter. Le lendemain, il lui offrit tous ses biens pour fonder un monastère, à la condition de venir le bâtir et l'habiter, ce qu'il fit, avec la bénédiction de l'abbé de Dol et quelques moines. La réputation de sainteté de Méen et de ses compagnons attira assez de personnes pour que la communauté devint promptement nombreuse et florissante. Telle fut l'origine de l'abbaye bretonne de Saint-Jean de Gaël, nommée depuis Saint-Méen, du nom de son premier abbé. Sa réputation de thaumaturge attira pendant longtemps des pèlerins venus parfois de loin, implorant la guérison du "mal de Saint-Méen", une espèce de lèpre ou de gale, en tout cas une maladie de peau, horrible à voir.

  St Raoul (ou Rodolphe) de Bourges (+866)

Fils d'un comte de Cahors dans le département du Lot, il fut évêque de Bourges pendant vingt cinq ans, dans des circonstances très difficiles. Ses talents de diplomate lui permirent de mener à bien les nombreuses affaires politiques dont il eut à s'occuper, ce qui lui valut d'être appelé le Père de la Patrie. Il fonda plusieurs monastères. Dans "L'Instruction pastorale" de quarante cinq chapitres qu'il écrivit pour servir de guide à ses prêtres, il leur recommande d'engager les bons chrétiens à communier tous les jours, ce qui était une innovation à son époque.

  St Louis de Gonzague (1568-1591)

icône contemporaine

C'est un saint rayonnant de pureté qu'il nous est donné de fêter. Promis aux plus hautes destinées car il était fils de la haute aristocratie italienne, il fut d'abord page à neuf ans à la cour de Florence. Dans cette atmosphère fastueuse et corrompue des cours italiennes de la Renaissance, il répondit aux dépravations qui l'entouraient par un voeu de chasteté. Il rencontra St Charles Borromée qui lui donna sa première communion. Envoyé à la cour de Madrid pour parfaire son expérience princière, il revint décidé à devenir jésuite. Il avait dix sept ans. Son père s'y opposa farouchement, mais dut se plier à la volonté inébranlable de son fils. Novice à Rome, St Louis y sera l'élève de St Robert Bellarmin. Il multiplia les austérités au point d'avoir un mal de tête lancinant, tout en étudiant intensément. Sa vie spirituelle était alors douloureuse et tourmentée. A vingt deux ans, il reçut la révélation que sa vie sera brève. Cette révélation transforma sa vie spirituelle qui sera désormais plus dépouillée, plus sereine, plus abandonnée à Dieu. En 1591, la peste ravagea Rome. Louis se dévoua auprès des malades et mourut atteint à son tour, à vingt trois ans, dans l'allégresse en s'écriant :"Quel bonheur !"

  St Nicétas de Nisyros (+1732)

icône contemporaine

Né dans une petite île près de Rhodes (Nisyros), il vit son père renier le Christ pour avoir la vie sauve ainsi que ses enfants. Nicétas grandit donc sous le nom de Mehmed, montrant un grand zèle pour l'Islam. Quand il découvrit qu'il était né chrétien, il quitta sa famille et, jeune encore, puisqu'il avait quinze ans, se rendit dans un monastère de l'île de Chio, montrant une telle dévotion que les autres moines pensaient qu'il avait l'esprit dérangé. Il souhaitait le martyre pour réparer sa faute. Un jour qu'il était venu à Chora, il refusa de payer la taxe exigée des chrétiens en déplacement. L'aga entendit que ce jeune homme s'appelait Mehmed mais se déclarait chrétien. Soumis à la torture pendant dix jours, il fut livré à la foule furieuse jusqu'au lieu de sa mort. Là, le bourreau le frappa sur la nuque à coups répétés afin d'accentuer sa douleur.

  Eva von Tiele-Winckler (1866-1930)

Eva von Tiele-Winckler naquit à Miechowitz (Haute-Silésie), dans une famille nombreuse et très aisée. La piété de sa mère et l’éducation de son père la conduisirent à la foi, et la sensibilisèrent aux besoins de ses prochains. Son désir d’aider les autres grandit, et elle devint infirmère. "La chose la plus importante à cette époque fut que j’ai commencé à croire que Dieu pouvait accomplir l’impossible", dit-elle à propos du début de son travail en Haute-Silésie, auprès des jeunes. En septembre 1890, Eva emménagea dans une petite maison « Friedenshort », qui se remplit rapidement d’enfants, de malades et de personnes âgées de la région ayant besoin d’aide. Elle reçut vite le nom de « Mère Eva », alors qu'elle n'avait que vingt trois ans. En 1892, Friedrich von Bodelschwingh, qui l'accompagnait sur son chemin, lui suggéra la fondation d’une "sororité"et un an plus tard, elle fut ordonnée diaconesse avec un groupe de sœurs à Bethel. Prière et service étaient de plus en plus au centre de sa vie. En 1900, elle prit en charge la gestion d'une oeuvre recueillant des enfants en leur offrant un foyer dans de petites structures, et parrainés par des mécènes. Grâce à de nombreux voyages, la notoriété de mère Eva et de son œuvre grandit, et la sororité d'étendit de la Chine aux îles Samoa. Elle fut inhumée à Miechowitz, et sur sa pierre tombale furent inscrits ces simples mots : "Ancilla Domini" (Servante du Seigneur). C’est ainsi que Mère Eva se comprenait et travaillait : en tant que servante de Jésus-Christ.

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