18 juin

(2 références)

 

Ste Marine (VIIIème siècle)

icône contemporaine

C'est une belle histoire que celle de Marine de Bythinie, surnommée la Déguisée, qu'on nomme aussi saint Marin. Quand son père se fit moine, il souffrit de l'absence de sa fille qui n'avait alors que dix-sept ans. Il obtint du Père Abbé de faire venir son "garçon" au monastère. Il alla chercher sa fille, lui coupa les cheveux, l'habilla en garçon et l'appela Marin. Les années passèrent et le père mourut. "Marin" fut, un jour, accusé d'avoir séduit la fille d'un hôtelier voisin qui attendait un enfant, né en réalité d'une nuit avec un soldat. "Marin" recueillit l'enfant mais dut vivre hors du monastère. Cinq ans plus tard, "il" fut réintégré, à la demande des frères touchés de compassion devant la patience de "frère Marin" exposé au mépris des passants et devant son esprit de prière et de pénitence. Le Père abbé lui imposa de balayer seul le monastère et de les servir. "Marin" accepta cette austérité et s'en acquitta avec courage. C'était au-dessus de ses forces et "il" succomba après quelques jours de maladie. C'est au moment de l'ensevelissement qu'on découvrit la sainteté de la "soeur" qui avait vécu ainsi comme frère dans le monastère.

Bse Osanna de Mantoue (1459-1505)

Osanna était la fille d'un couple de nobles italiens, Nicolo et Agnes Andreasi. Enfant précoce, à l'âge de cinq ans, elle eut plusieurs visions des anges, du paradis et de la Trinité. Plus tard, se sentant attirée par la vie religieuse, elle rejeta le mariage arrangé par ses parents. Ne pouvant pas clairement expliquer à son père son attrait pour la vie qu'elle souhaitait mener, elle reçut secrètement l'habit des Tertiaires Dominicaines, racontant à sa famille qu'elle avait un vœu et qu'elle devait porter cet habit jusqu'à ce qu'il soit accompli. Elle attendit 37 années pour parachever ses vœux, et s'occupa ainsi de ses frères et sœurs depuis le décès de ses parents. Sans cesse, elle prit soin des pauvres et des malades, tenant le rôle de directeur spirituel pour beaucoup de gens qui faisaient appel à elle. Elle n'hésitait pas non plus à puiser dans la fortune familiale pour venir en aide aux nécessiteux. Osanna n'hésitait pas à stigmatiser l'aristocratie de son temps, et de lui reprocher son manque de moralité et de pratique religieuse. Elle fut l'amie de Colomba de Rieti, autre mystique, Tertiaire Dominicaine elle aussi, et de Stéphanie de Quinzani, bienheureuse de Brescia. Osanna était intendante du duc de Mantoue, qui ne découvrit sa sainteté qu'à la mort de cette femme qu'il voyait tous les jours.

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