7 juillet

(6 références)

 

  Ste Kyriaki (ou Dominique) (IIIème siècle)

icône contemporaine

Elle était née un dimanche, d'où son nom : "Jour du Seigneur" ou "Dominique". Ayant refusé de suivre la volonté du gouverneur de la Petite Arménie, elle fut étendue à terre, entre quatre piquets, et fustiger à coups de nerfs de boeuf. Elle parut insensible aux coups, et elle fut décapitée quelque temps après.

 

 

  St Maël-Ruain (+689)

statue de bois XIVe ou XVe

Le soir du 7 juillet 792 meurt Mael-Ruain, abbé du monastère irlandais de Tallaght. L’impact exercé sur l’Église irlandaise par la réforme monastique dont il fut le principal représentant sera décisif au cours des siècles suivants. Mael-Ruain faisait partie de ce mouvement d’ascètes, né dans la seconde moitié du VIIIe siècle, qui se faisaient appeler Celi dé (compagnons de Dieu) et se proposaient de restituer au monachisme irlandais la pureté évangélique des origines. Après avoir fondé la communauté de Tallaght en 774, Mael-Ruain devint la figure de proue de ce mouvement pour toute l’Irlande ; il fit redécouvrir les éléments fondamentaux de la vie monastique : célibat, paternité spirituelle, prière, travail et étude ; de plus, à une époque où l’antique coutume celtique des peregrinationes (pèlerinages pour le Christ) était désormais privée de son sens, il s’emploiera avec insistance à enseigner à ses moines l’importance de la persévérance et de la stabilité dans la communauté où ils s’étaient engagés à vivre. Il voua les dix-huit dernières années de sa vie à l’accompagnement spirituel de ses très nombreux disciples et à la rédaction des règles et instructions inspirées du monachisme oriental.

  Ste Aubierge (+695)

Venue du Pays des Angles pour embrasser la vie monastique en Ile de France. Elle était en effet la fille d'Anna, roi de l'Est-Anglie, mais comme aucun couvent ne lui convenait, elle s'en vint sur le continent à l'abbaye de Faremoutiers, à Eboriacum au pays de Meaux, dont elle fut l'abbesse.
Par son abstinence sévère et sa virginité perpétuelle, elle rendit gloire à Dieu.

 

  St Hedde (+705)

Les renseignements qui le concernent sont tirés pour la plupart de l'histoire du peuple anglais de St Bede. St Hedde a été moine, avant d'être sacré évêque des saxons occidentaux, par St Théodore dans la cité de Londres. Il avait fixé son siège épiscopal à Dorchester, mais plus tard il a obtenu du pape la permission de le transférer, dans une ville plus importante, Winchester, la capitale du Sussex. C'était un homme bon et juste, d'une très grande éloquence. L'évêque Plecthelm, qui fut longtemps moine en même temps qu’Aldhelm, le successeur de St Hedde, a relaté les nombreux miracles de guérison, que saint Hedde accomplit à l'endroit où il mourut. L'évêque Plecthelm raconte que les habitants de la province avaient l'habitude de prendre de la terre à cet endroit, pour la mélanger à de l'eau pour les malades. Beaucoup de malades et même des animaux qui buvaient ou étaient aspergés de ce mélange retrouvaient la santé, aussi s'était-t-il formé un puits très profond à la suite de l'enlèvement continuel, de cette terre bénite.

  Bx Pierre To Rot (1912-1945)

Originaire de Papouasie-Nouvelle-Guinée, Peter To Rot est un laïc et un homme marié. Catéchiste brillant et intuitif, ce père de trois enfants sera martyrisé pour sa foi dans un camp de concentration japonais à la fin de la deuxième Guerre Mondiale, à l’âge de 33 ans seulement, pour avoir persévéré dans sa fonction, luttant en particulier contre la polygamie encouragée par les Japonais.

«S'il n'y a plus de prêtre, c'est le catéchiste qui sera le bon pasteur des brebis de Jésus-Christ!» disait, en 1942, le bienheureux Pierre To Rot, catéchiste, lors de l'arrestation d'un missionnaire.


  patriarche oecuménique Athénagoras Ier (1886-1972)

accolade avec le pape Paul VI

Charité des deux saints frères apôtres Pierre et André

(icône contemporaine)

 

 

Aristokles Spyrou nait à Vasilikón, près de Ioánnina, dans la région de l'Épire en Grèce. Moine à vingt ans, il commença très vite sa mission pastorale comme diacre à Manastir, puis comme évêque à Corfou, et finalement il devint archevêque des grecs orthodoxes d'Amérique. Partout il fut un infatigable serviteur de la cause de l'unité entre les Eglises chrétiennes, et toute son oeuvre fut un perpétuel ministère de réconciliation, à travers la reconnaissance de la misère et de la grandeur de tout homme. Son élection au patriarcat oecuménique de Constantinople en 1948, qui ne changea rien à la simplicité de son coeur de moine, contribua de façon déterminante au rapprochement entre les confessions chrétiennes. L'adhésion des orthodoxes au Conseil Oecuménique des Eglises, la participation d'observateurs byzantins au concile Vatican II, la préparation d'un synode pan-orthodoxe, la révocation des excommunications réciproques entre Rome et Constantinople, les rencontres historiques avec le pape Paul VI (la première eut lieu à Jérusalem en 1964, première rencontre des primats des Église de Rome et Église de Constantinople depuis 1439!), ne furent que l'expression claire d'un ardent désir d'unité qui animait le patriarche. Quand il se sentit près de mourir, il voulut se préparer tout seul à sa rencontre avec le Seigneur, qui se produisit dans l'octave de la fête, commune aux ortodoxes et aux catholiques, des saints apôtres Pierre et Paul, apôtres de l'Eglise indivise.

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