5 juillet

(5 références)

 

  Ste Trophiména (Fébronie) (IVème siècle)

icône contemporaine

Selon une ancienne tradition orale, Ste Fébronie vécut au début du IVe siècle, et subit le martyre sous l’empereur Dioclétien. Bien qu’elle appartenait à une famille aisée d’origine païenne, elle connaissait la foi chrétienne et fut baptisée par l’évêque St Agaton à une source, qui devint plus tard miraculeuse. La jeune Febronie, ayant abandonné le paganisme, se consacra au Christ Jésus en faisant vœu de virginité et, à cause de ce choix, dut subir toutes sortes de harcèlements de la part de son père, qui avait d’autres projets pour elle. Pour échapper à sa colère, elle se cacha dans les grottes de Mons Iovis, près de l’actuelle ville de Mongiove. Mais son père, découvrant son refuge, la rejoignit et, aveuglé par la haine de la foi chrétienne, la tua et jeta son corps à la merci des vagues. Son corps miraculeusement transporté par la mer, fut retrouvé par une blanchisseuse sur la plage de Minori (Salerne) sur la côte amalfitaine. De là, la dévotion à la sainte s’est rapidement répandue parmi les habitants de la région qui la vénérèrent sous le nom de Trofimena.

   St Domèce (ou Dometius) de Perse (Vème siècle)

icône contemporaine

C’était un ermite qui vécut entre le IVe et le Ve siècle avec ses compagnons Mar Sabai et Mar Abai dans une grotte de Kurus Dagi, une montagne du Kurdistan. Une tradition syriaque raconte que Dometius était un païen au service de l’empereur Valens (364-78). Une nuit, un ange lui apparut et lui reprocha ses sentiments hostiles envers les chrétiens, prédisant de graves tribulations mais en même temps de nouvelles preuves de la miséricorde divine. Frappé d’une atroce sciatique et forcé de quitter le service de l’empereur, il se rendit au mont Quros pour mendier la guérison du vénérable ermite Sabai. C’est ainsi qu’il reçut le baptême et, après quelques jours, une santé parfaite. Il resta dans cette montagne pour mener une vie d’ermite, pendant plus de trente ans. Divers miracles confirmèrent sa sainteté, comme celui d’un chameau estropié qu’il guérit instantanément. Mais c’est surtout sur les personnes atteintes de sciatique que s’exercent ses prodigieuses vertus thaumaturgiques, et sa renommée de saint médecin anargyre se répandit partout. Des médecins jaloux tentèrent de le tuer en l’emmurant dans sa grotte, mais le dessein inique échoua. Il mourut ensuite assisté par un ange et fut enterré dans la même grotte où il avait longtemps vécu, et autour de laquelle s’élèva plus tard un grand monastère dédié à son nom, dont les ruines sont encore visibles.

   St Athanase l'Athonite (XIème siècle)

fresque, Athos

Abramios naquit à Trébizonde, sur les bords de la Mer Noire, dans une famille de la haute aristocratie byzantine. Pour parfaire ses études, il se rendit à Constantinople où il obtint un poste de professeur. Vint à passer par la capitale, St Michel Maleïnos, higoumène d'un monastère de Bithynie. La rencontre du saint moine détermina la vocation du professeur Abramios qui repartit en Bithynie avec Michel. Il reçut le nom monastique d'Athanase et se lia d'amitié avec le neveu de Michel, Nicéphore Phocas, futur empereur byzantin. Au bout de quelques années, Athanase disparut. On le retrouva, ermite incognito, sur le Mont Athos, cherchant la vie parfaite dans des cabanes de branchages. Athanase voulait rester seul avec le Seul. Mais le Seul et l'empereur byzantin en avaient décidé autrement. Le soutien impérial lui donna les moyens nécessaires pour fonder le grand monastère de Lavra sur la Sainte Montagne, puis d'autres monastères, malgré l'opposition des ermites pour qui la vie commune était une forme abâtardie du monachisme. Dans ces fondations de monastères, l'ami de l'empereur mit la main à la pâte et se fit maçon, menuisier, charpentier. Il mourra écrasé par la coupole d'une église à laquelle il travaillait.

  Bx Hélie de Bourdeille (1413-1484)

Il voulait devenir franciscain, mais il avait vingt-quatre ans lorsque les chanoines de Périgueux le choisirent pour évêque. Il partit à Rome faire annuler cette élection, mais Eugène IV lui intima l'ordre d'occuper son siège. Trente ans plus tard, sur l'ordre de Louis XI, il devint archevêque de Tours, le roi le faisant nommer cardinal et le prenant comme confesseur. Son biographe s'étend longuement sur sa bonté, son austérité et son amour de la nature, souffrant même de voir égorger un poulet. Il garda la pauvreté franciscaine même sous la pourpre cardinalice, dormant sur un banc quelques heures seulement, afin de ne rien distraire à Dieu.

  Georges Bernanos (1888-1948)

Georges Bernanos figure parmi les écrivains les plus importants du XXe siècle. Récipiendaire du prix Femina pour son roman La Joie en 1928 et du Grand prix du roman de l'Académie française pour le journal d'un curé de campagne en 1936, il fut considéré par André Malraux comme le meilleur romancier de son époque: « Il [Bernanos] a écrit les plus belles scènes de la fiction moderne, par la profondeur et la puissance. » Pour Albert Béguin, chaque roman de Bernanos « est une plongée aux abîmes plus bouleversante que celle de Dostoïevski. » Léon Daudet, quant à lui, n'hésita pas à évoquer le génie de Bernanos: « Avec lui, un certain génie s'impose, comme un coup frappé sur l'airain. » Bernanos écrivit également de brillants essais, des écrits de combats virils (La France contre les robots), où il se fit l'ardent défenseur de la liberté de l'homme contre toutes les dictatures, nazie, fasciste, communiste, techniciste, religieuse et démocrate. (Encyclopédie de l'Agora)

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