4 juillet

(8 références)

 

 Ste Berthe de Blangy (+725)

Elle vécut à la cour des rois mérovingiens. Devenue veuve, elle se retira avec ses filles Gertrude, Emme et Déotille qui lui succéda. au monastère de Blangy en Artois. Elle en fut l'abbesse quelques années, mais elle voulait vivre pleinement la solitude avec le Christ. Alors elle se fit emmurer au flanc de l'église abbatiale. La cérémonie de la réclusion fut très solennelle. Plusieurs évêques y assistèrent puis se retirèrent laissant la recluse à la garde des saints anges.

 

 St André de Crète (+740)

icône contemporaine

St André naquit dans une famille arabe chrétienne de Damas. La ville était sous domination musulmane depuis une trentaine d'années. Etait-ce cette enfance dans une communauté d'autant plus fervente qu'elle était minoritaire, qui lui donna le goût de l'absolu ? A quinze ans, il entendit l'appel : "Quitte ton pays et la maison de ton père." Le voilà à Jérusalem, moine au Saint-Sépulcre. Au bout de dix ans de vie monastique, il avait suffisament manifesté sa valeur pour être envoyé, avec deux autres moines, à Constantinople afin de représenter le patriarche de Jérusalem auprès de l'empereur byzantin. Il s'agissait de défendre la légitimité du sixième concile oecuménique qui reconnaissait deux volontés (humaine et divine) dans le Christ. Demeuré à Constantinople, André dirigea l'orphelinat de la ville pendant quelque temps. Vers 700, on le nomma évêque de Gortyne en Crète. Il entreprit d'instruire ses fidèles par sa prédication où s'exprimait son amour pour la Mère de Dieu. Il s'occupait aussi des enfants (souvenir de l'orphelinat de Constantinople). Durant la crise iconoclaste, il prit la défense des Saintes Images comme son compatriote St Jean Damascène. André est surtout connu pour son oeuvre liturgique. Il créa la forme du canon, grande hymne de la liturgie byzantine et composa "le Grand Canon", chanté en Carême dans les églises de rite byzantin : on dit que ce Canon pénitentiel aurait pour origine le repentir d'un acte personnel de lâcheté à Constantinople.

 St Ulrich (890-973)

icône contemporaine

Né en 890 près de Zürich, formé au monastère de Saint-gall, St Ulrich servit d'abord comme chambellan l'évêque d'Augsburg Adalbero (+910), et fut nommé évêque à la mort d'Hiltine (+923), son successeur. Il doit sa renommée et son culte à un épiscopat très actif : visites de ses paroisses, construction de beaucoup d'églises. Il fut toujours resté fidèle à l'empereur Otto I, et a même évité un conflit armé entre l'empereur et son fils. Il mourut nonagénaire, après quarante ans d'épiscopat. Favorisé du don des miracles, il reste très populaire, encore de nos jours, en Autriche, en Alsace et dans le nord de l'Italie.

 

 Ste Elisabeth du Portugal (1271-1336)

Ste Elisabeth reçut ce nom à son Baptême, en souvenir de Ste Elisabeth de Hongrie, sa tante. A l'âge de huit ans, elle récitait chaque jour l'office divin et conserva cette pratique jusqu'à sa mort; elle méprisait le luxe, fuyait les divertissements, soulageait les pauvres, multipliait ses jeûnes et menait une vie vraiment céleste. Elle s'activait aussi à orner les autels et vêtir les pauvres. Élevée sur le trône de Portugal par son mariage avec Denys, roi de ce pays, elle fut d'une patience remarquable dans les épreuves qu'elle eut souvent à subir de la part de son mari, et ne lui montra jamais qu'une douceur toute affectueuse et un dévouement sans bornes qui finirent par triompher de ce coeur rebelle. Élisabeth est célèbre par le don que lui fit le Ciel de rétablir la paix entre les princes et les peuples. Peu de saintes ont montré tant de charité pour les membres souffrants de Jésus-Christ et jamais aucun pauvre ne partait du palais sans avoir rien reçu. Les monastères qu'elle savait dans le besoin recevaient abondamment le secours de ses aumônes, elle prenait les orphelins sous sa protection, dotait les jeunes filles indigentes, servait elle-même les malades. Un jour qu'elle portait dans les pans de sa robe de l'argent pour les pauvres, son mari lui demanda à voir ce qu'elle portait, et il fut émerveillé d'y voir des roses hors de saison. Après la mort du roi, elle voulut se retirer chez les Clarisses, mais on lui fit observer qu'elle ferait une meilleure oeuvre en continuant ses libéralités.

  St Luarsab (+1622) (CJ : 21 juin)

fresque, monastère de Shio Mghvine

Roi de Géorgie, il succéda à son père qui avait été emprisonné par le shah de Perse. Lui aussi fut arrêté plus tard et jeté en prison près de Chiraz. Après sept années de pénible détention, il fut étranglé dans son cachot.

 

Bx Pierre Kibe Kasui (1587-1639)

Né à Kibe (aujourd’hui dans la préfecture de Oita) en 1587 de parents chrétiens, Pierre Kibe fit de premières études au petit séminaire local de Arima dirigé par des Jésuites. En 1606, désirant devenir jésuite lui-même, il commença à se faire appeler ‘Kasui’, nom dont l’origine est obscure. Il fut pendant un temps catéchiste au service de la mission. En 1614, l’édit d’expulsion de Tokugawa Ieyasu envoya un grand nombre de chrétiens en exil. Pierre se trouvait parmi ceux qui rejoignirent Macao. Il y apprit le latin et étudia la théologie. Cependant, à Macao, territoire portugais, les japonais n'étaient pas admis au sacerdoce. Poursuivant son grand désir de devenir prêtre, Kasui décida alors de se rendre à Rome. Il mit trois ans pour arriver, en passant entre autre par Jérusalem, premier japonais à visiter la Terre Sainte. Malgré une lettre défavorable reçue de Macao, les jésuites le reçurent et, après examen de ses connaissances théologiques, l'ordonnèrent le 15 novembre 1620. Cinq jours plus tard, il entra au noviciat jésuite, à trente deux ans. Ayant reçu la permission de rentrer au Japon pour y servir les chrétiens persécutés, il achèva son noviciat à Lisbonne où il prononça ses vœux en juin 1622. Dès 1623 il était sur le chemin du retour. Arrivé à Goa, la suite du voyage fut plus compliquée, parce qu'aucun navire n’acceptait de chrétien désirant se rendre au Japon. Finalement, il trouva un navire au départ de Manille. Et, au bout de seize ans d’absence, en 1630, il était de retour dans son pays natal. La persécution y était acharnée. Le ministère de Pierre Kasui se fit dans la clandestinité. Mais en 1639 il est trahi et arrêté à Sendai. Emmené à Edo (aujourd’hui Tokyo), il fut torturé pendant dix jours. Comme il encourageait les autres chrétiens torturés avec lui, les gardes l’achèvèrent en le décapitant le 4 juillet 1639. Il fut le dernier survivant de l’ancienne mission jésuite au Japon.

 swami Vivekananda (1863-1902)

Swami Vivekananda naquit à Calcutta en Inde, sous le nom de Narendranath Datta dans une famille aisée mais qui connaîtra un gros revers de fortune et même la grande pauvreté. Il était très brillant élève. A dix-sept ans, il rencontra une première fois son maître spirituel, Râmakrishna ; au bout de plusieurs rencontres, Vivekananda se fit moine dans le monastère de son maître, et il sera désigné comme son successeur. En 1893, il fut invité à prendre la parole au Parlement des Religions à Chicago à l'occasion de l'exposition universelle. Vivekananda mourut à l'âge de trente quatre ans le 4 juillet 1902.

 

"Choisissez l'idéal le plus élevé et donnez votre vie pour cela."

 Bx Pier Giorgio Frassati (1901-1925)

icône contemporaine

Pier Giorgio Frassati était étudiant, alpiniste, et faisait partie du tiers ordre dominicain. Né à Turin dans une famille bourgeoise, son père agnostique, Alfredo Frassati était le fondateur du journal « La Stampa », Pier Giorgio grandit et poursuivit ses études malgré des difficultés scolaires. Il développa une vie de foi et de charité, secourant les pauvres des taudis de Turin, sans que sa famille ne s'en aperçût. Il organisa avec ses amis un apostolat, mêlant amitié spirituelle et plaisanteries lors d'excursions dans les Alpes au sein d'une compagnie qu'il créa, la « compagnie des types louches ». L'arrivée du fascisme mit fin à ses espoirs dans l'émergence d'une démocratie chrétienne qu'il soutenait à travers ses engagements associatifs et politiques. Il chercha à développer l'émergence de la paix en Europe à travers l'association « Pax Romana ». Lors de l'une de ses visites aux pauvres, il attrapa la poliomyélite, et mourut une semaine après le déclenchement de la maladie, le 4 juillet 1925, à vingt quatre ans. Lors de son enterrement de nombreux pauvres qu'il avait aidés, étaient présents. Ses proches réalisèrent alors l'activité secrète de Pier Giorgio et très vite se développa autour de sa personne une réputation de sainteté et de nombreux groupes de jeunes catholiques s'inspirèrent de son modèle. Le procès en béatification fut ouvert, et en 1981 on découvrit son corps intact.

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