30 juillet

(5 références)

 

  St Silas (1er siècle)

icône contemporaine

Notable de l'Église de Jérusalem, se distinguant pour son don prophétique, Saint Silas fut envoyé avec Saints Paul et Barnabé pour confirmer les Chrétiens d'Antioche (Actes 15:22, 27:32). Quand Paul entreprit son second voyage missionnaire (50-52), il prit Silas pour compagnon (Act. 15:40). Ils parcoururent ensemble la Syrie, la Cilicie, la Lycaonie, la Phrygie, la Galatie et la Mésie, avant d'arriver à Troas. Passant de là en Macédoine, Silas fut traîné devant le tribunal et emprisonné avec Paul; mais quand on apprit qu'ils étaient tous deux citoyens romains, on les libéra en leur faisant des excuses (16:37). Ils allèrent ensuite annoncer la Bonne Nouvelle à Thessalonique et à Bérée, où Silas demeura avec Saint Timothée, pour affermir dans la foi les nouveaux convertis, pendant que Paul poursuivait son voyage vers Athènes. Ils se retrouvèrent tous les trois à Corinthe, où ils prêchèrent le Christ Jésus, Fils de Dieu (Il Cor. 1:19)1. La tradition ecclésiastique rapporte qu'il devint Evêque de Corinthe, où il s'employa à faire appliquer les prescriptions contenues dans les lettres envoyées par Saint Paul pour corriger les Corinthiens et les édifier dans la charité. Ayant ainsi beaucoup peiné dans sa charge, il partit en paix vers le Seigneur.

(monastere-orthodoxe.chez-alice.fr)

  Ste Juliette de Cappadoce (+303)

Nous la connaissons par l'un des sermons d'un de ses contemporains, saint Basile de Césarée. Elle était riche, mais son homme d'affaires la dépouilla de ses biens. Durant la plaidoirie qui tournait à son avantage, quelqu'un cria qu'une chrétienne ne pouvait ester en justice. Le président du tribunal lui retira la parole, lui intima l'ordre d'offrir l'encens aux idoles. Ce qu'elle refusa. Elle fut immédiatement condamnée à être brûlée vive.

 


 St Pierre Chrysologue (+451)

Ravenne était alors la résidence des empereurs d'Occident. L'évêque Ursus étant mort, le pape choisit pour lui succéder un simple diacre d'Imola, ville voisine : Pierre. On raconte que ce choix fut guidé par l'apôtre saint Pierre lui-même et saint Apollinaire, premier évêque de Ravenne. Il était éloquent d'où son surnom. Nous pouvons le constater par les sermons qui nous restent de lui et dont l'une des qualités et sans doute la meilleure quand ils sont riches de spiritualité : la brièveté. Saint Germain l'Auxerrois se rendit à Ravenne en 418 pour plaider devant l'empereur la cause de l'Armorique opprimée par son gouverneur. Il fut reçu par l'impératrice Galla Placidia et par l'évêque Pierre. C'est là qu'il mourut assisté par Pierre durant ses derniers instants.

 William Penn (1644-1718)

William était né en 1644 à Wanstead, dans le Sussex, dans un milieu fortement puritain. Après avoir connu la « Société des Amis » (les quakers) par la prédication de Thomas Loe, il dut supporter bien des mésaventures à cause de son désir manifeste de s’agréger à ce mouvement qui se voulait témoin d’une Parole capable de contester de façon radicale, même par des moyens pacifiques, la vie sociale de la société industrielle naissante tout comme des institutions ecclésia- stiques de l’époque. Devenu quaker par conviction, Penn sut, grâce à sa culture, donner une profonde impulsion à ce recentrement sur le kérygme évangélique dont la « Société des Amis » avait eu besoin dès ses débuts. Homme de grande paix intérieure, rendu doux par les humiliations supportées dans la foi, défenseur passionné de la liberté de conscience et de l’égalité entre les hommes, William Penn couronna, du moins en partie, son rêve d’une société plus libre et solidaire en acquérant, en peuplant et en organisant, en Amérique du Nord, ce qu’on appellera l’État de Pennsylvanie, dont la capitale portera le nom, chargé de sens, de Philadelphie. Il voulut que cet Etat soit dépourvu d’armée et ouvert au dialogue avec les tribus indiennes présentes à ses frontières.

 St Léopold (1866-1942)

icône contemporaine

Capucin croate, il vécut son ministère sacerdotal à Padoue, confessant jusqu'au milieu de la nuit et remerciant tous ceux qui venaient ainsi le déranger.

"ce qui attirait les pénitents, c'étaient sa bonté et sa douceur, sa compréhension si délicate de la faiblesse humaine. Ils étaient véritablement ses amis, il les aimait en vérité: voilà peut-être tout le secret de son rayonnement."
(Capucins - province de France - saint Léopold Mandic, 1866-1942)


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