27 juillet

(7 références)

 

  St Panteleimon (+303)

icône contemporaine

Pantaléon était le fils d’un riche païen, Eustorge de Nicomédie, et avait été instruit dans le christianisme par sa mère chrétienne, Ste Eubula. Cependant, après sa mort, il s’éloigna de l’Église chrétienne, tout en étudiant la médecine avec un médecin renommé, Euphrosinos, et devint médecin de l’empereur. Il fut ramené au christianisme par St Hermolaüs qui le convainquit que le Christ était le meilleur médecin. En guérissant miraculeusement un aveugle en invoquant le nom de Jésus sur lui, Panteleimon convertit son père, à la mort duquel il posséda une grande fortune. Il libéra ses esclaves et distribua sa richesse aux pauvres. Des collègues envieux le dénoncièrent à l’empereur pendant la persécution de Dioclétien. L’empereur qui souhaitait le sauver, chercha à le faire apostasier. Mais Panteleimon, cependant, confessa ouvertement sa foi. Condamné aux bêtes, après divers supplices, il témoigna de sa foi et fut enfin décapité à Nicodémie.

 St Galactoire (+507)

icône contemporaine

St Galactoire est le premier successeur connu de St Julien de Lescar. Il participa en 506 au concile d'Agde sous le nom de « Galactorius, episcopus de Benarno », aux côtés des évêques St Grat d'Oloron, Gratien de Dax, ainsi que plusieurs délégués des évêques de Tarbes et d'Aire. Son épiscopat est attesté et l'on sait que son diocèse fut bien administré. Alors qu'il se trouvait à Mimizan vers 507 afin d'y rencontrer l'évêque de Bordeaux, il est surpris par des Wisigoths qui, mis en déroute à la bataille de Vouillé par l'armée des Francs, regagnent précipitamment les Pyrénées. Sans doute humiliés par leur défaite, hostiles à la doctrine catholique et animés par un esprit de vengeance, ils mirent à mort l'évêque de Lescar.

 St Ours (Ve-VIe siècle)

devant d'autel contemporain

Ours, à la tête d'un petit groupe d'ermites, dut fuir la région de Cahors comme beaucoup à l'époque, devant les invasions des Goths et des Burgondes, tous Ariens... Ours partit vers le Berry et la Touraine, fondant sur sa route des petits groupes monastiques : Toiselay, Heugnes, Mennetou, Sennevières, Loches. A chaque fois, il laisse la petite communauté sous la garde d'un "prévost", un supérieur, choisi avec soin pour sa vie sainte et la qualité de son discernement spirituel. Leubais fut choisi pour Sennevières, Ours lui donna aussi un résumé écrit de sa règle qui insistait sur l'équilibre du temps de prière, de l'instruction religieuse et du travail manuel modéré. Le document est perdu, mais son existence est attestée. Il y était attentif à la prière collective et au sens de l'unité de l'Église. A Loches, sa dernière fondation, Ours s'installa sous le "castrum" (en contrebas de la Collégiale). L'église bâtie sur son tombeau sera église paroissiale jusqu'à la révolution. Il ne reste pratiquement que la crypte, dans une propriété privée.

Ste Anthuse (+759)

icône contemporaine

Ste Anthusa de Mantinée, également appelée Anthusa la Confesseuse, était une anachorète et une abbesse à Constantinople au VIIIe siècle. Elle choisit jeune la voie de l'ascètisme, vivant dans les montagnes près de Constantinople dans une solitude totale. Plus tard, elle fonda deux monastères, l’un pour les hommes et l’autre pour les femmes, dont elle devint abbesse, à la tête de quatre vingt dix moniales, connues pour leur obéissance et leur discipline spirituelle. Elle défia ouvertement les interdictions iconoclastes de l’empereur Constantin V, de sorte qu’elle, ses moniales et son neveu, qui était abbé du second monastère, furent arrêtés et torturés. Lorsqu’Anthusa prophétisa que la femme de l’empereur, qui était proche de la mort en couches, accoucherait en toute sécurité de jumeaux, un garçon et une fille, l’impératrice intervint et sauva sa vie. Elle lui fit même don de plusieurs domaines. La fille de l’impératrice reçut son prénom en son honneur, et éduquée par elle, devint également une sainte. Ste Anthusa retourna dans son monastère, où elle vécut jusqu’à un âge avancé. Elle reposa en 759 et fut enterrée dans sa cellule.

 Ste Nathalie (+852)

25 x 20 cm (1999)

Après la conquête islamique de la péninsule Ibérique, Cordoue était devenue la capitale de l’Émirat omeyyade. Chrétiens, Juifs et musulmans vivaient ensemble dans un système juridique qui reconnaissait les chrétiens avec un statut et des limites très spécifiques. L’apostasie de l’islam et les attaques contre la religion musulmane étaient passibles de la peine de mort. Natalie était issu d'une famille musulmane, et se convertit au christianisme grâce à son époux Aurèle, lui aussi converti. Tous deux menaient extérieurement une vie prudente pour éviter la persécution. L’épisode décisif fut l’exécution publique de chrétiens accusés d’insulter l’islam. La sérénité avec laquelle ils affrontaient la mort marqua profondément Aurèle et Natalie. Ils comprirent qu’ils vivaient une foi cachée plus par peur que par prudence évangélique. Ils fréquentèrent alors d’autres chrétiens persécutés et désirèrent témoigner publiquement de leur foi. Avant de s’exposer volontairement au martyre, Natalie et Auréle confièrent leur deux filles au monastère de Tabanos, où elles grandirent dans la foi chrétienne. Ils laissaient aussi ce qui était nécessaire à leur entretien. Le couple fut rejoint par Félix et son épouse Liliosa, également chrétiens issus de familles musulmanes. Les deux femmes sortirent publiquement sans le voile, se rendant immédiatement reconnaissables. Tous furent arrêtés et le 27 juillet 852, furent décapités à Cordoue.

  Bse Marie-Clémence de Jésus Crucifié (1890-1943)

Hélène Staszewska vécut trente et un ans en famille où elle apprit à aimer, servir, collaborer en élevant ses jeunes frères et sœurs. Institutrice, elle se donnait aussi dans des activités sociales. Elle passa ensuite vingt deux ans dans la vie religieuse. Elle exprima clairement le but de sa vie : "Vivre avec Jésus et en Jésus". L’esprit de prière l’animait, elle aimait beaucoup les adorations de nuit. Après avoir pris un bref repos, elle venait vers minuit à la chapelle pour y demeurer jusqu’au matin. Elle ne cessait jamais de travailler sur elle-même. Trois ans avant sa mort, elle écrivait : " Depuis des années, je travaille pour acquérir la bonté ." Ceux qui la connaissaient étaient sous le charme de sa bienveillance manifestée à tout le monde. Dans les temps difficiles de la guerre, étant supérieure du couvent de Rokiciny Podhalanskie, elle aidait les nécessiteux et en secret, offrit un refuge dans sa communauté à des jeunes filles juives et à des fugitifs. Arrêtée et déportée, elle mourut au bout de six mois brisée par les mauvais traitements, dans le camp de concentration d’Auschwitz le 27 juillet 1943.

  Jacques Lusseyran (1924-1971)

"La joie ne vient pas du dehors, elle est en nous, quoi qu’il arrive. La lumière ne vient pas du dehors, elle est en nous, même sans les yeux."

Jacques Lusseyran grandit à Paris et devint complètement aveugle à l'âge de huit ans. Il poursuivit néanmoins sa scolarité dans des écoles « normales » et mena des études de philosophie et de littérature. En 1941, il co-fonde un groupe de résistance, "Défense de la France", qui publiait un journal clandestin éponyme, et qui à la libération deviendra "France Soir". Il fut entre autres chargé des entretiens de recrutement, se fiant à un sens intérieur, développé grâce à son handicap, et qui ne lui fit jamais défaut. Arrêté en 1943, il fut déporté au camp de Buchenwald, d'où il fut libéré en avril 1945. Il dut sa survie au fait qu'il était interprète dans le camp, et qu'il n'eut pas à subir les terribles travaux forcés, les "kommandos" de travail. Il devint ensuite professeur de philosophie et de littérature dans des universités françaises, puis aux États-Unis. Son livre Et la lumière fut, relate les années de vie qui vont de l'enfance à la libération de Buchenwald. Sa vie fut empreinte de la conviction profonde que toute expérience est une occasion, et que la joie et la tranquillité sont sans cesse disponibles en nous immédiatement et en abondance. Il trouva la mort dans un accident de la route le 27 juillet 1971, à l'âge de quarante-sept ans.

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