22 juillet

(6 références)

 

Ste Marie-Madeleine, "égale aux apôtres" (1er siècle)

20 x 15cm (2024)

Outre Marie, mère de Jésus, les Evangiles nous parlent de plusieurs Marie. Nous fêtons aujourd’hui Marie de Magdala, Madeleine, dont Jésus avait chassé sept démons. Depuis, elle le suivait partout où il allait, faisant partie de ce groupe de femmes qui servaient le Maître et les apôtres. Lors du crucifiement, elle est au pied de la croix et suit ensuite Joseph d’Arimathie, remarque ce qui se passe et reviendra, avec une autre Marie, au matin de Pâques. C’est elle qui, la première, recevra la révélation du Christ ressuscité quand le jardinier se fait reconnaître. "Rabbouni, Maître" c’est son acte de foi. Le culte de Marie Madeleine connut un grand développement en France à la Sainte-Baume, dans le sud de la France, et surtout à Vézelay. Elle est représentée avec le flacon de parfum et un oeuf rouge. On raconte en effet que la sainte se rendit à Rome pour demander justice à l'empereur Tibère de la condamnation inique prononcée par Pilate. Se présentant devant l'empereur avec un œuf en main, elle lui déclara qu'après avoir souffert la Passion, le Christ était ressuscité, apportant à tous les hommes la promesse de la Résurrection, et l’œuf se teignit alors en rouge.

  Ste Lewinna (VIIe siècle)

Vierge et martyre en Angleterre mise à mort par les Saxons païens qui envahissaient l'île. Elle était originaire des Flandres où son culte se perpétue encore.

 

  St Wandrille (+668)

Il avait été page à la cour du roi Clotaire et s'était marié. Mais un jour, d'accord avec sa femme, il se fit moine, pèlerinant à la recherche de ses voies spirituelles. Nous le trouvons en effet à Montfaucon en France, à Saint-Ursanne en Suisse, à Gubbio en Italie, en Suisse et même en Irlande. Ce fut St Ouen qui l'arrêta en Normandie. St Wandrille fonda alors une abbaye à Fontenelle, dans la forêt de Jumièges, abbaye qui par la suite qui prendra son nom.

 

  St Ménélé (+720)

St Ménélé naquit vers 654-660 en Neustrie (futur Anjou), sur le territoire de Précigné, plus précisément aux Parillés, à environ 3,5 km du bourg. Puissant seigneur, son père s’appelait Amanulfe, et sa mère Docule. Dès sa tendre enfance, Ménelé montrait un caractère très pieux. Il aimait se recueillir et prier, notamment à la chapelle Saint-Martin de Précigné. Il choisit de se consacrer à Dieu. Mais son père, voyant en lui sa descendance, l’impliquait dans la gestion de son domaine et tenta de le marier. Il lui trouva une fiancée digne de son rang : Sensa, fille d’un seigneur Baronte, habitant Nantilly, près de Saumur. La veille de ses noces, Ménélé s’enfuit des Parillés, accompagné de deux jeunes serviteurs, Savinien et Constance. Les trois fugitifs arrivèrent en Auvergne, rencontrent un moine nommé Théofrède, et le suivent dans son monastère de Calminiac (Saint-Chaffre), où ils restèrent sept ans. À la suite d'une vision, St Ménélé décida de s’installer à Menat et d’y relever l’ancien monastère en ruines. Ménélé et Savinien réussirent si bien dans ce projet que Menat devient prospère, et Ménélé en fut l’abbé. À sa mort, sans doute le 22 juillet 720, Savinien lui succèda.

Bx Jacques Lombardie (+1794)

Refusant de prêter le serment à la Constitution Civile du Clergé, il fut arrêté comme réfractaire à la loi et transféré, comme beaucoup de ses confrères, à l'Ile d'Aix, pour être déporté en Guyane. Le Blocus continental des ports et côtes françaises établi par la marine anglaise contrecarra cette orientation punitive. II fut alors enfermé, avec d'autres compagnons ecclésiastiques, dans les cales d'un navire d'emprisonnement. Le chanoine Poulbrière, dans son dictionnaire des paroisses du diocèse de Tulle (Tome III, notice sur Saint-Hilaire-Foissac), rend compte de son témoignage de fidélité au Christ dans les termes suivants : "A bord du vaisseau "Les deux Associés",... il souffrit des maux sans nombre et y mourut le 22 juillet 1794, âgé de cinquante sept ans, très manifestement à défaut de remèdes et n'ayant plus que la peau et les os, vrai saint, toujours souriant quoique exténué", affirme la relation de Labiche de Reignefort, un de ses confrères témoin et participant de son martyre. (site des jeunes catholiques de la Corrèze)

Bx Francisco García León (1920-1936)

Il naquit dans une famille aisée aux profondes racines chrétiennes, composée de Ricardo Mariano García Roldán et Concepción León Cañas, qui l’ont baptisé quelques jours après sa naissance. Dès son plus jeune âge, Francisco montra des signes de piété et de charité envers les personnes âgées et les plus nécessiteux. Il entretenait des liens étroits avec les carmes qui arrivèrent dans sa ville en 1934. Il venait d'obtenir son baccalauréat et devait poursuivre ses études au Collège universitaire San Bartolomé à Grenade. Dans les moments difficiles de juillet 1936, il était l’un des rares jeunes de la ville à assister à la messe quotidiennement. Il a toujours montré joie, éducation et justesse, même dans ces moments douloureux. Le 19 juillet 1936, un groupe de miliciens de Linares entra à Montoro et prit le contrôle de la ville et commencèrent à arrêter des personnes et à les emprisonner. Le 20 juillet, des miliciens vinrent arrêter son père et son oncle. C’est alors qu’ils virent que Francisco avait un scapulaire de la Vierge du Carmel dans la poche de son pantalon. Un milicien lui ordonna de le jeter, ce qu'il refusa. Il fut donc emprisonné avec sa famille, et mourut également le 22 juillet lorsque les miliciens pénétrèrent dans les casernes et tuèrent tous les détenus. Francisco, âgé de 15 ans et 7 mois, était le plus jeune des 128 martyrs de la persécution religieuse dans le diocèse de Cordoue.

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