12 juillet

(6 références)

 

  St Jason (1er siècle)

icône grecque, XVIIe

Les actes des apôtres (Ac 17:5-9), mentionnent le séjour de saint Paul dans la maison de Jason à Thessalonique. Saint Paul le cite dans la lettre aux Romains (Rm 16:21). La légende grecque fait de lui un évêque de Tarse en Cilicie, qui aurait évangélisé l'île de Chypre, où il serait décédé. Le Martyrologe Romain d'avant 1970 l'identifie erronément avec le Mnason mentionné dans les actes des apôtres (Ac 21:16) comme étant "de Chypre, disciple des premiers jours", compagnon de saint Paul à Jérusalem et, d'après la tradition, évêque de Tamase à Chypre.

 

  St Jean l'Ibère (+1002)

De noble et riche famille géorgienne, brillant soldat, saint Jean quitte tout pour devenir moine en Géorgie. Les monastères y sont nombreux, Guélati, Koutaïssi, mais, pour garder la solitude, il préfère gagner la Bythinie, puis le Mont Athos où l'accueille saint Athanase l'Athonite. Mais là encore, les disciples affluent et il voudrait fuir pour échapper à ces distractions. Après avoir prié et consulté son père spirituel, il décide de rester sur la Sainte Montagne, y fonde un monastère destiné aux Géorgiens, le célèbre monastère d'Iveron (La Géorgie orientale s'appelait Ibérie, le pays des Ibères) dont il dévient le supérieur, higoumène. Paralysé à la fin de sa vie, il vécut cette épreuve dans la paix. "Chaque don de Dieu est une grâce, même si elle nous est douloureuse."

 

  St Jean Gualbert (+1073)

Ce jeune seigneur florentin avait eu la douleur de voir son frère assassiné. Or un jour qu'il se rendait à Florence avec son écuyer, il rencontra, au détour d'une impasse étroite, l'homme qui avait tué son frère. L'honneur familial de cette époque exigeait la vengeance et qu'il abattit le meurtrier. Celui-ci le sait. Il est seul et sans arme, il ne peut fuir. Croyant sa dernière heure arrivée, il se jette à bas de cheval et les bras en croix, recommande son âme à Dieu. Saint Jean en est ému. Il n'est ni dévot ni de moeurs édifiantes, loin de là. Mais cet homme aux bras en croix qui tremble et prie évoque à ses yeux le Sauveur crucifié. Il rengaine son épée et pardonne. Ce fut sa conversion. Il demanda aux bénédictins de San Miniato de le recevoir. Découvrant plus tard que le Père Abbé avait acheté cette charge à prix d'argent pour en tirer bénéfice, il quitte l'Ordre bénédictin et entre chez les ermites de Camaldules. Puis il se remet en route, s'arrête près de Fiesole dans une vallée boisée "Vallombreuse" où le monastère l'accueille. Il y établira la réforme de Cluny et y sera l'abbé durant trente années.

  St Olivier Plunket (+1681)

Il naquit à l'époque où le gouvernement royal d'Angleterre dépossédait les Irlandais de leurs terres pour les donner aux Anglais protestants qu'il installait dans l'île catholique. Il eut vingt ans au moment où Cromwell noya dans le sang la révolte de ses compatriotes. Ordonné prêtre en 1654, il fut nommé archevêque d'Armagh quinze ans plus tard. Il s'y montra toujours courageux, entreprenant et d'humeur joyeuse. Quand il fut arrêté, il ne perdit rien de sa bonne humeur et de sa courtoisie. On l'accusait d'avoir préparé le débarquement de 20.000 soldats français en Irlande et d'avoir taxé son clergé pour mettre sur pied une armée de 70.000 hommes. Le jury le condamna à "être pendu, vidé et démembré." Saint Olivier remercia le juge et pardonna aux dénonciateurs qui l'avaient calomnié. "Je suis heureux d'aller auprès du Christ dont je vous ai tant parlé."

  Nathan Söderblom (1866-1931)

Lars Olof Jonathan (c’est son nom de baptême) est né à Trönö, dans la campagne suédoise. Il grandit en réunissant dans sa forte personnalité la spiritualité de son père, influencée par le piétisme allemand, et les études de théologie et d’histoire des religions, qu’il fit dans des académies où la théologie libérale était prépondérante. Sa carrière de paisible historien des religions à Uppsala fut subitement interrompue quand, en 1914, à la surprise générale, il fut nommé archevêque luthérien d’Uppsala. Il débuta ainsi un long engagement sur deux versants, étroitement liés l’un à l’autre, auxquels Söderblom vouera toute sa vie : la promotion de la paix dans le monde et la recherche de l’unité entre les Églises chrétiennes. Pour son engagement dans le domaine de la paix, Söderblom reçut en 1930 le prix Nobel, tandis que son dévouement pour promouvoir la rencontre entre les Églises chrétiennes avait mené, en 1925, à la création de la commission « Vie et Action », où pour la première fois, à côté des délégués des Églises protestantes, étaient présents des délégués orthodoxes. Après avoir pris part aux premiers travaux de Foi et Constitution en 1927, Söderblom fut le premier à émettre l’hypothèse de la constitution d’un conseil mondial des Églises et à y travailler. C’est à juste titre qu’on le considère comme le père du mouvement oecuménique au XXe siècle.

  St p. Païssios l'Ancien (1924-1994)

icône contemporaine

L'Ancien Païssios naît en 1924 en Cappadoce dans une famille chrétienne orthodoxe très pieuse. Il est baptisé par St Arsène qui lui prédit sa future vocation : moine. Dès son enfance, il pratique une ascèse rigoureuse. Il rejoint une première fois le Mont Athos en 1950, puis poursuit sa formation dans différents monastères, pour y revenir et s'y installer définitivement en 1964. Eprouvé tout au long de sa vie par diverses maladies très douloureuses, il endure la douleur avec patience, en rendant grâce et en pensant à ceux qui sont plus éprouvés que lui. La vie, la personnalité, les charismes et les miracles de l'Ancien Païssios sont ceux d'un saint, et sa cannonisation est actuellement préparée par le Patriarcat de Constantinople.

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