11 juillet

(7 références)

 

 Ste Marcienne (IVème siècle)

icône copte contemporaine

 


Elle vivait en Mauritanie, actuellement l'Algérie, à l'époque de la persécution de Dèce. Elle fut livrée trois fois à des gladiateurs pour être deshonorée. Si grande fut sa pudeur dans une telle nudité qu'ils la respectèrent. Tertullien déclare à ce propos : "Lorsque vous avez exposé une chrétienne à la brutalité d'un gladiateur, vous avez confessé par là qu'une atteinte à la pudeur est pire que toute peine et toute mort. Mais elle fut respectée et vous n'avez rien gagné." Elle fut mise à mort dans les jeux du cirque sous les dents d'un léopard.

 

  St Benoît de Nursie (480-547)

15 x 20 cm (2023)

C'était un jeune noble de Nursie en Ombrie. A quinze ans, on l'envoya à Rome faire ses études, accompagné de sa nourrice. Rome était terrible aux âmes pures : tentations charnelles, intellectuelles et politiques. Benoît s'enfuit, car c'est "Dieu seul" qu'il cherchait et il ne voulait pas courir le risque de le perdre. Il aboutit à une caverne de Subiaco où un ermite accepta de lui servir de guide dans sa quête de Dieu. Benoît y médita de la meilleure façon de vivre pour trouver Dieu. Mais il est difficile de passer inaperçu quand on rayonne de sainteté. Les moines d'un monastère voisin l'invitèrent à devenir leur Père abbé. Bien mal leur en avait pris : il voulait les sanctifier et les réformer. Ils en furent décontenancés et tentèrent de l'empoisonner. Il retourna alors à sa caverne de Subiaco où des disciples mieux intentionnés vinrent le rejoindre. Il les organisa en prieuré, et c'est ainsi que va naître la Règle bénédictine. La jalousie d'un prêtre les en chassa, lui et ses frères, et ils se réfugièrent au Mont-Cassin qui deviendra le premier monastère bénédictin.

  St Drostan (+610)

icône contemporaine

On sait peu de choses sur la vie de ce moine. Il semble être issu d'une famille royale écossaise. Désirant très jeune entrer dans la vie religieuse, il fut confié par ses parents à St Columba, qui le forma et lui donna plus tard l'habit monastique. Drostan devint un des principaux compagnons de voyage du saint, l'accompagnant lors de ses missions d'évangélisation des habitants d'Aberdour et de Buchan. Le chef picte de la région leur fit bon accueil et leur donna un lieu-dit (Deir), où ils établirent un premier monastère, le fameux monastère dit du "vieux cerf". Lorsque St Columba retourna à Iona, il laissa St Drostan comme abbé de la nouvelle fondation. À la mort de l'abbé de l'abbaye de Dalquhongale (Holywood) quelques années plus tard, Drostan fut choisi pour lui succéder. Mais, se sentant appelé à une vie plus retirée, il démissionna et se fit ermite à Glenesk où sa sainteté attira pauvres et nécessiteux de la région, et où de nombreux miracles lui furent attribués. Après sa mort, ses reliques furent transportées à Arberdour où elles sont encore conservées.

  St Savin (+683)

fresque de Sain-Savin

Il était originaire de la Gaule Lyonnaise, aujourd'hui la Bresse, était moine, sans doute à Ligugé. St Savin, poursuivi par des païens, se retira sur une île de la Gartempe et c'est là qu'il fut martyrisé. Son compagnon, St Cyprien, s'échappa mais fut rejoint à quelque distance de là, à Antigny, où il fut aussi mis à mort (il est fêté ce même jour).

  St Hidulphe (+707)

Il était "chorévêque" rattaché au monastère de Saint-Maximin à Trèves, un type d’évêque courant dans les régions missionnaires d’Allemagne au VIIIe siècle, où il joua un rôle important dans l’évangélisation du pays. À un moment donné, Hidulphe se sentit appelé à un mode de vie plus solitaire et se retira dans les montagnes des Vosges. Peu après, vers 676, il fonda un monastère à Moyenmoutier, ainsi nommé car il était situé entre plusieurs monastères formant une croix. On y suivait une règle résultant de la fusion de celles de St Benoît et de St Colomban, comme pour le grand monastère de Luxeuil situé dans la région. Comme c’était la coutume, pour ce groupe de monastères, Idulf insistait sur l’importance du travail manuel pour les moines et on disait qu’il accomplissait lui aussi sa tâche chaque jour, malgré son âge avancé. Il mourut le 11 juillet, probablement en 707.

St Serge de Valaam (XIVème siècle) (CJ : 28 juin)

fresque contemporaine

 Grec d'origine, il s'installa sur l'île principale du lac Ladoga en Russie, rayonnant de la joie et de la paix du Saint Esprit, annonçant l'Evangile aux populations païennes voisines et c'est là qu'il trouva le repos, donnant à l'Eglise l'un des plus hauts lieux de la spiritualité et de la contemplation. Depuis, la prière ne s'est jamais arrêtée, même durant l'occupation soviétique.

 

St archimandrite Sophrony (1896-1993) (CJ : 28 juin)

icône contemporaine

Né à Moscou en 1896, le futur Père Sophrony étudia les beaux-arts et quitta l'Union soviétique en 1921 pour se rendre en France. Il exposa aux salons d'Automne et des Tuileries, puis il s'inscrivit à l'Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge à Paris. Attiré par la vie monastique, il devint moine au monastère Saint-Pantéléimon du Mont Athos en 1925. Dès 1930 il fut en étroit contact avec St Silouane, dont il devint le disciple. À la mort du saint starets en 1938, St Sophrony devint ermite et, entre 1942 et 1947, père spirituel de plusieurs monastères athonites. En 1947 il se rendit à Paris pour publier la vie et les écrits du starets Silouane, et empêché de retourner au Mont Athos, resta en France. En 1959, il se rendit en Angleterre pour fonder une communauté monastique, le monastère Saint-Jean-Baptiste, dont il sera le père spirituel jusqu'à son repos en 1993.

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