10 juillet

(6 références)

 

  Stes Rufine et Secunde (+257)

La tradition rapporte que les deux soeurs Rufine et Secunde avaient été promises à deux jeunes chrétiens. Ces derniers, au début des persécutions ordonnées par Valérian, renièrent leur foi et tentèrent de convaincre leurs fiancées de faire de même. Mais Rufina et Secunda refusèrent et décidèrent de ne plus s'unir aux apostats, consacrant alors leur virginité au Christ. Elles tentèrent de quitter Rome, mais furent rattrapées et conduites auprès du préfet qui tenta de les faire renier le Christ. Les deux femmes furent soumises à divers interrogatoires et tortures, mais restèrent fermes dans leur foi. Elles furent alors emmenées dans un bois le long de la Via Cornelia, où Rufine fut décapitée et Secunde battue à mort.

  St Pasquier (+637)

icône contemporaine

Homme vertueux, pratiquant la charité, doux et pieux, il fuyait le monde et les honneurs. Il fut choisi comme évêque par le suffrage unanime des Nantais à cause de ses vertus, et devint ainsi le vingtième évêque de Nantes vers 630. Son soin des pauvres, des veuves et des orphelins, des prisonniers et des malades fut loué. Comme il souhaitait avoir des moines dans son diocèse, il fit appel à l'abbé de Saint-Wandrille qui lui envoya St Hermelan accompagné de douze autres moines. Le saint évêque les accueillit et participa avec eux à la fondation du monastère d'Indre dans une des îles de la Loire.

 

  Ste Amélie (ou Amalberge) (+690)

fresque contemporaine

Amalberge, patronne de Tamise, était de haute naissance et destinée à posséder des biens considérables, non-seulement dans les Ardennes, où elle était née, mais encore dans les cantons les plus éloignés du pays. Une éducation toute chrétienne lui fit estimer ces avantages à leur juste valeur, et, bien jeune encore, elle était déjà détachée du monde quand St Willibrord lui conseilla de se mettre sous la direction de Ste Landrade, au couvent de Belysia, plus tard Munster-Bilsen. Elle s'y affermit dans sa résolution. Toutefois un grand seigneur, qu'on croit avoir été Charles Martel, demanda sa main, mais essuya un refus. De là une persécution qui l'obligea à se retirer dans ses domaines lointains, d'abord à Materen, près d'Audenarde et ensuite à Tamise (Belgique). Elle mourut riche de vertus dans ce dernier endroit, qui l'honore comme sa patronne. Si l'on en croit la légende, le vaisseau qui porta les reliques de la sainte à l'abbaye du Mont-Blandin, sous Baudouin Bras-de-Fer, fut escorté par une multitude d'esturgeons. De là vient que ce poisson figure toujours dans la représentation de la patronne de Tamise...

  St Knud (1040-1086)

icône contemporaine

Fils naturel du roi Sven II Estridsson de Danemark, et petit neveu du roi Knud d'Angleterre, Knud IV monta sur le trône du Danemark, de Courlande et de Livonie (Lettonie), et manifesta un zèle ardent pour la propagation de l'Evangile dans ces différents pays. Il mourut assassiné à la suite d'une révolte, alors qu'il participait à la célébration de l'Eucharistie en l'église Saint-Alban d'Odense. Comprenant qu'il était cerné et perdu, il communia, pardonna à ses ennemis et attendit la mort sans se défendre. Considéré comme le premier martyr du Danemark, Knud IV est le saint parton de ce pays.

 

  St Joseph de Damas (+1860)

icône contemporaine

Originaire de Damas, Joseph Al Haddad travaillait le jour et passait ses soirées à méditer les Saintes Ecritures. Prêtre à vingt-quatre ans, économe du Patriarcat d'Antioche, il fut l'un des premiers artisans de la renaissance de l'Eglise orthodoxe d'Antioche, soumise depuis des siècles à l'oppression musulmane. Il entreprit la correction, la traduction et l'édition en arabe de nombreux textes liturgiques, patristiques et scripturaires. Il fut l'un des artisans du dialogue avec les musulmans, les catholiques de rite oriental et les protestants. Professeur au séminaire de Balamand, actuellement Université orthodoxe, il eut parmi ses élèves la plupart des évêques de son temps. En juillet 1860, sortant de chez lui, il fut reconnu par des musulmans fanatiques qui le massacrèrent à coups de hache. "Si nous le tuons, tous les chrétiens disparaîtront" criaient-ils.

  Marcel Van (1928-1959)

Van naquit le 15 mars 1928 à Ngam Giao, non loin d’Hanoï, au Vietnam. Après six années de bonheur dans sa famille, il accepta d’abandonner les siens afin de se préparer à devenir prêtre. Il avait sept ans lorsque sa mère le confia à l’abbé Nha curé de Huu-Bang. Dans cette cure, il découvrit toute la faiblesse des hommes. Sans se décourager il garda intact son idéal, s’efforçant de faire aimer Dieu. Durant ces années très dures, il était sans cesse tourné vers la Ste Vierge, son seul réconfort. A deux reprises il fuit la cure, et mèna la vie d’un enfant des rues durant plusieurs semaines. La nuit de Noël 1940, Van comprit que sa mission consistait à changer la souffrance en joie. En 1942 il fut admis avec ses deux meilleurs amis au petit séminaire Sainte-Thérèse-de-l’Enfant-Jésus à Langson. Là, il lut l’Histoire d’une âme et, envahi par une grande joie, découvrit qu’il pouvait lui aussi devenir saint. Quelques semaines plus tard, dans la montagne où il était parti gambader, après avoir choisi Ste Thérèse de Lisieux comme soeur spirituelle, il eut la surprise d’un long entretien avec elle, premier d’une longue série. En octobre 1945, il fut admis chez les Rédemptoristes de Hanoï. Le père Antonio Boucher, son directeur spirituel, l’encouragea à écrire sa vie ainsi que les dialogues qu’il avait eu avec ses interlocuteurs célestes. Confident de Van tout au long de sa vie, le Père Boucher le guida sur le chemin ou Jésus l’avait engagé. Après la séparation du Vietnam en deux en 1954, Van retourna au Nord devenu communiste pour "qu’il y ait au moins une âme pour aimer le Bon Dieu." Arrêté quelques semaines plus tard, il mourut en prison le 10 juillet 1959, consumé par l’Amour. Cet Amour plus fort que la mort (Ct 8, 6).

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