30 janvier

(10 références)

 

 

 Ste Martine (+226)

Elle naquit à Rome de parents illustres. Son père avait été trois fois consul et s´était distingué par une foi vive et une charité ardente. Après sa mort, Martine vendit ses biens et consacra l´argent à des oeuvres de miséricorde. L´empereur Alexandre régnait et persécutait les chrétiens. Des gens occupés à les rechercher trouvèrent sainte Martine en prières dans une église et l´arrêtèrent. Comme elle ne fit aucune difficulté de les suivre, ils crurent avoir fait une conquête. mais, conduite à l´empereur, elle refusa de sacrifier aux idoles. Celui-ci ne l´en fit pas moins conduire au temple d´Apollon. En y entrant, Martine, s´armant du signe de la Croix, pria et à l´instant il se fit un effroyable tremblement de terre qui renversa une partie du temple et brisa l´idole. Comme elle refusait toujours de sacrifier aux idoles, elle fut cruellement torturée, en vain Elle fut ensuite menée dans l´amphithéâtre afin d´y être exposée aux bêtes, mais un lion qu´on lâcha pour la dévorer, vint se coucher à ses pieds et lécha ses plaies. Ne sachant plus que faire, Alexandre lui fit couper la tête. Le corps de Martine demeura plusieurs jours exposé sur la place publique, défendu par deux aigles qui restèrent jusqu´au moment où un nommé Ritorius put lui donner une honorable sépulture.

 les trois Sts Hiérarques

icône contemporaine

 

Il s'agit des sts Basile de Césarée, Jean Chrysostome et Grégoire de Nazianze, que l'Eglise Orthodoxe fête ensemble aujourd'hui, pour souligner leur unité dans le fondement et l'expression de la foi.

 


 Ste Bathilde (+680)

icône contemporaine

 

D'origine anglo-saxonne, elle avait été prise, encore enfant, par des corsaires et revendue comme esclave à Erkinoald. Quand le roi Clovis II, fils du roi Dagobert, fut en âge de se marier, il remarqua cette admirable jeune fille dont la beauté et la douceur l'attiraient. Erkinoald la lui céda et elle devint reine. Elle eut trois fils. Mais son mari, usé par la débauche, mourut à vingt-trois ans. Devenue régente, elle donna toute sa mesure, conseillée par saint Eloi et d'autres évêques. Elle supprima l'esclavage, rendit l'impôt plus équitable et favorisa la vie monastique. Les aléas des conquêtes conduisirent le "maire du palais royal" à l'évincer. Mais Ebroïn l'estimait tout en la trouvant encombrante. Il l'obligea à s'enfermer dans un couvent, à Chelles près de Paris. Elle avait trente et un ans et y resta jusqu'à sa mort à quarante six ans, pardonnant à ses ennemis, se chargeant des besognes les plus basses et se vouant de préférence au soin des malades. Elle présida de façon décisive à l'éclosion du monachisme dans son royaume.

 Ste Aldegonde (v.630-684)

 

Aldegonde naît à Cousolre de Walbert et de Bertille, un couple de la haute noblesse apparenté à la famille royale de France. Elle consacra sa virginité à Dieu sous l'influence de sa soeur, Ste Waudru, qui était abbesse de Mons en Belgique. Ses parents voulaient la marier à un riche Seigneur, mais elle voulait se consacrer à Dieu. Elle s'enfuit donc et fonda un ermitage au bord de la Sambre. D'autres jeunes filles vinrent partager sa vie de prière. L'ermitage devint rapidement un important chapitre de chanoinesses, à l'origine du monastère de Maubeuge. Elle y reçut maintes visions célestes.
Elle décède d’un cancer du sein, c'est pourquoi c'est la protectrice des personnes qui souffrent du cancer. Elle est invoquée pour guérir cette maladie ainsi que pour le soulagement des plaies.

 St Pierre de Bulgarie (XIème siècle)

icône contemporaine

Fils et successeur du roi Syméon le Guerrier, saint Pierre fut un homme humble et pacifique, tout en contraste de son père qui marqua son règne de guerres continuelles. Marié à la fille de l'empereur de Constantinople, il connut un long règne de réconciliation avec Byzance. Il aimait s'entourer des conseils de saint Jean de Rila. Malheureusement son royaume vit naître l'hérésie des Bogomiles, dérivée du manichéisme. Le nord de son royaume fut envahi par le prince de Kiev. Pour ramener la paix, il préféra renoncer à son trône. Il prit l'habit monastique et il mourut l'année suivante, en consacrant à Dieu seul ses derniers jours.


 Bx Colomba Marmion (1858-1923)

icône contemporaine

Joseph Marmion naît en 1858 à Dublin (Irlande), d'un père irlandais et d'une mère française. Trois de ses sœurs deviendront religieuses. Lui-même entre au séminaire à 16 ans. Il finit ses études à Rome au Collège de la Propagande de la Foi et il est ordonné en 1881. Passant au retour par Maredsous, il est séduit par ce jeune monastère belge fondé en 1872 par les deux frères Placide (l'Abbé) et Maur Wolter venus de l'Abbaye allemande de Beuron, et il voudrait bien y rester. Mais son évêque, en Irlande, lui demande de surseoir et le nomme vicaire, puis professeur au Grand Séminaire (1882-1886). Il s'initie notamment à la direction spirituelle, ce qui se révélera plus tard l'un de ses grands charismes. En 1886, il entre à Maredsous. Noviciat laborieux pour ce prêtre de 30 ans qui doit changer de coutumes et de langue. Après sa profession solennelle en 1891, dom Columba seconde le Maître des novices et prêche avec succès dans les paroisses alentour. Il participe à la fondation de l'Abbaye du Mont-César à Louvain et prêche des retraites en Belgique et au Royaume-Uni. Il devient le confesseur de Mgr Mercier, le futur Cardinal. Plus tard, l'éminent Cardinal devait écrire de Dom Marmion : « Il fait toucher Dieu ». En 1909, Dom Marmion est élu 3e Abbé de Maredsous à la tête d'une communauté d'une centaine de moines, avec deux écoles et des publications, en particulier la Revue bénédictine. Il aide les moines anglais de Caldey qui veulent passer au catholicisme. Lorsque éclate la guerre de 1914, il envoie ses jeunes moines en Irlande et lui-même souffre beaucoup dans sa santé déjà éprouvée. Mais il continue son activité de prédicateur et de directeur spirituel. Ainsi écrit-il à un jeune qui se prépare à l'ordination: "La meilleure des préparations à l'ordination est de vivre chaque jour dans l'amour, partout où l'obéissance et la Providence nous placent" (1915). A tous ceux qui le connurent, il laissa l'ineffaçable souvenir d'un noble esprit, d'une âme élevée, d'un grand cœur : âme de contemplatif, cœur de Saint ; théologien consommé, directeur spirituel éminent, apôtre débordant de zèle autant que de bonté compréhensive et rayonnante qui trouvait sa source dans un amour passionné du Christ et des âmes. Les ouvrages spirituels où il expose, avec autant de profondeur que de simplicité, le mystère du Christ, l'ont placé au premier rang des maîtres de la vie intérieure.

  le mahatma Gandhi (1869-1948)

Hindou élevé dans le plus grand respect des autres religions, il commenca par faire des études d'avocat à Londres. Il passa ensuite vingt ans en Afrique du Sud et y défendit la communauté indienne immigrée des discriminations raciales. De retour aux Indes en 1914, il est décidé à mettre un terme à l'exploitation coloniale de son pays, sans répandre une goutte de sang, en respectant ses adversaires. Il y parvient en 1947, grâce à un programme de non-coopération et de manifestations silencieuses, ponctués par des jeûnes mettant sa vie en jeu. Mais il ne peut empêcher la déchirure entre les deux grandes communautés religieuses indiennes, les Hindous et les Musulmans. Les Indes se divisent donc en deux Etats. Le plus grand exode de l'Histoire et d'ignobles massacres accompagnent la création du Pakistan, sans qu'il puisse vraiment l'empêcher. Il sera finalement assassiné par un extrémiste hindou, qui voyait cet homme de paix et de foi, conmme un traître à la cause hindoue. Il est l'initiateur d'un mode de "combat" et de résistance révolutionnaire, parce qu' entièrement respectueux de chacun, la non-violence.

 St Jean de Saint-Denis (1905-1970)

2010. 20 x 15 cm

" L'orthodoxie a deux caractéristiques : d'une part le sentiment de la Présence et, d'autre part, allant à sa rencontre, l'action de grâce. "

Eugraph Kovalevsky naît à Saint-Petersbourg, et son enfance est déjà toute imprégnée de la présence prévénante de Dieu. Il émigre en France avec sa famille en 1920. Toute sa vie va alors être consacrée à retrouver les racines orthodoxes dans son pays d'adoption. Il fut ainsi à l'origine de la renaissance de l'Eglise Orthodoxe Occidentale, célébrant avec l'ancien rite des Gaules. Ordonné prêtre en 1937, un an après la reconnaissance officielle de la nouvelle Eglise par le patriarche Serge de Moscou, il recevra finalement le sacre épiscopal des mains de St Jean de San Fransisco, sous le nom de Mgr Jean de Saint-Denis, le 11 novembre 1964, jour de la fête de St Martin, l'apôtre des Gaules. Les épreuves et le combat qu'il mena pour sauvegarder coûte que coûte la nouvelle Eglise dont il avait la charge, hâtèrent sa fin.

Liturge, théologien, canoniste, iconographe, et aussi peintre, musicien, mathématicien, l'évêque Jean de Saint-Denis fut à la fois un génie et un saint. La vie de l'évêque de Jean de Saint-Denis fut une parfaite illustration de son enseignement : une liturgie de mort et de résurrection où lui-même recevait et donnait la grâce vivifiante de la divine Trinité.

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