28 janvier

(4 références)

 

  St Ephrem le Syrien (IVe siècle)

fresque russe

 

On appelait ce mystique : "la harpe du Saint-Esprit." Né à Nisibe (Nesaybin actuellement en Turquie), il fut chassé de la maison par son père, païen intolérant, pour ses "fréquentations chrétiennes". Accueilli par l'évêque du lieu dont il devint le fils spirituel selon l'historien saint Grégoire de Tours, il se convertit au christianisme à l'âge de 18 ans. Ordonné diacre, il voulut le rester par humilité. Il fonda à Nisibe une école théologique de grand rayonnement. Mais à cause de l'invasion perse qui a envahi cette région, il préféra franchir la frontière et s'installer, avec son école, à Edesse dans l'empire romain. Il fut un grand défenseur de la doctrine christologique et trinitaire dans l'Eglise syrienne d'Antioche. Il composa de nombreux ouvrages, commenta toute la Bible, écrivit des poèmes qui remplacèrent les chants des fêtes populaires et répondaient aux chansons des hérétiques qui répandaient ainsi leurs thèses erronées. Il est considéré comme l'un des plus grands poètes de langue syriaque

 St Isaac le Syrien (VIIème siècle)

icône contemporaine

Il est né au Qatar et vivait dans la région qui dépendait de l’Eglise « nestorienne » de Mésopotamie. Moine, très jeune, il est sacré, vers 676, évêque de Ninive par le catholicos Giwargis. Très rapidement, Saint Isaac le Syrien renonce à cette charge qui l’empêche de continuer sa vie d’ermite. Il entre au monastère de Rabban Shabur sur le mont Shoustar (Kurdistan septentrional) et perdit la vue à la fin de sa vie. Saint Isaac le Syrien écrivit beaucoup. L’œuvre « les discours Ascétiques » est connue depuis longtemps car elle a été traduite en grec vers la fin du 8ème siècle. Il a une vision du mystère du Dieu-Amour et du Christ-Sauveur. Il a une réponse au pourquoi de la création et sur la nature intrinsèque de Dieu, Créateur du monde visible et invisible. Cette vision se double de conseils sur la nécessité de la prière orale et intérieure, sur le repentir et l’humilité. En fait, seul l’Amour de Dieu rend compte de la Création, seul Il explique l’incarnation et la mort sur la croix. Seul l’Amour de Dieu justifie que Dieu ne châtie jamais par la colère, seul Il empêche de penser à une damnation éternelle, à un enfer sans fin. Le salut de l’homme est un don de l’Amour de Dieu.

"N’essaie pas de distinguer celui qui est digne et celui qui ne l’est pas ; que tous soient égaux à tes yeux pour les aimer et les servir [...]. Le Seigneur n’a-t-il pas partagé la table des publicains et des femmes de mauvaise vie ?"

"Je veux un cœur qui s'enflamme de charité pour la création entière, pour les hommes, pour les oiseaux, pour les bêtes, pour les démons, pour toutes les créatures. Priez aussi pour les animaux et même pour les reptiles, dignes eux aussi d'une pitié infinie."

"Voici, mon frère, un commandement que je te donne : que la miséricorde l’emporte toujours dans ta balance, jusqu’au moment où tu sentira en toi-même cette miséricorde que Dieu éprouve envers le monde."

St Thomas d'Aquin (1225-1274)

icône contemporaine

 

Après avoir été élevé comme oblat à l'abbaye du Mont Cassin, il entre chez les Frères Prêcheurs (dominicains), malgré l'opposition de sa famille. Il étudie à Paris auprès de st Albert le Grand, obtient son doctorat et se met à enseigner et à écrire. Il est un des grands maître de la scholastique, et son ouvrage le plus important est la "Somme Théologique" qui marquera longtemps la théologie catholique. Admirateur d'Aristote, il voulait concilier foi et raison. Mais à la fin de sa vie, son expérience d'homme de prière lui fit entrevoir des réalités telles, qu'il considérait alors tous ses écrits comme de "la paille et du foin".

 

Amalie (sr Augustine) Von Lasaulx (1815-1872)

Née à Coblence, Amalie entra à 25 ans chez les Sœurs de saint-Charles à Nancy et reçut le nom de sœur Augustine. Elle se distingua par sa disponibilité totale, comme infirmière, durant les guerres qui opposèrent les Allemands aux Danois en 1864 et à l’Autriche en 1866. Aimée et connue dans l’Allemagne entière pour ce qu’elle avait fait dans des circonstances tragiques pour tous, Amalie s’employa à fonder l’hôpital saint-Jean à Bonn et en assuma la direction comme supérieure locale. Mais la vie de la religieuse changea de façon dramatique en raison de la douloureuse dispute suscitée par le nouveau dogme de l’infaillibilité, proclamé par l’Église catholique en 1870 : Amalie fut saisie par un tourment intime qui la conduisit à confesser qu’elle ne parvenait pas à trouver de justification, ni dans l’Écriture ni dans la Tradition, pour soutenir la nouvelle déclaration dogmatique, selon la formulation exprimée par le Concile Vatican I. Suspendue de toute charge, elle n’accepta pas de rétracter publiquement sa position et mourut seule, abandonnée de tous, mais convaincue en conscience d’être restée fidèle à l’Évangile. L’Église vétéro-catholique honore sa mémoire comme confesseur de la foi.

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