21 janvier

(5 références)

 

Ste Agnès (+ vers 304)

icône : 15 x 10 cm, (2002)

Il est certain qu'il y eût à Rome vers cette date, une fillette de treize ans qui mourut volontairement pour la foi en Jésus-Christ. La nouvelle s'en répandit très vite chez les chrétiens de l'Empire. On s'indigna de la cruauté des bourreaux, on s'apitoya sur la jeune victime, dont le nom se perdit au fur et mesure que la distance était lointaine de Rome. Et comme on ne savait pas exactement son som, elle est devenue "l'agneau" qui donne sa vie comme l'agneau de Dieu, d'où son nom d'Agnès. Elle devint une personnage légendaire, chacun imaginant le comment de sa mort. En Occident, on transmit la tradition qu'elle eût la tête coupée; en Orient, on dit qu'elle aurait été enfermée dans un lupanar où personne n'osa la toucher avant d'être brûlée vive. Quoi qu'il en soit des détails de son martyre, gardons présent à notre mémoire comme un exemple, ce fait historique qu'une jeune romaine de treize ans n'hésita pas à sacrifier la vie terrestre qui s'ouvrait à elle, pour se donner à la vie du Dieu qu'elle adorait. Saint Ambroise, évêque de Milan, dira d'elle qu'elle sût donner au Christ un double témoignage : celui de sa chasteté et celui de sa foi.

St Maxime le Confesseur (v.580-662)

icône contemporaine

Originaire des environs de Tibériade, saint Maxime, orphelin, fut élevé dans un monastère de Palestine. Mais l'époque, troublée, n'était guère favorable à une vie monastique tranquille. Les invasions perses et arabes obligent Maxime, comme nombre d'autres moines d'Orient, à fuir à plusieurs reprises, de plus en plus à l'Ouest. On suit sa trace à Chrysopolis près de Constantinople, puis en Egypte et jusqu'à Carthage dans l'actuelle Tunisie. A cette époque, pour refaire l'unité de l'empire et rallier les monophysites dissidents, l'empereur byzantin et le patriarche de Constantinople tentèrent d'imposer un compromis théologique : le monothélisme, qui ne reconnaît au Christ qu'une seule volonté divine, sa volonté humaine étant absorbée par elle. Saint Maxime s'y oppose de toutes ses forces avec le Pape Martin de Rome. L'agonie du Christ à Gethsémani montre que le Christ nous a sauvés en soumettant librement sa volonté humaine à sa volonté divine.
Saint Maxime connaît alors procès, exils et même tortures de la part des tribunaux impériaux. On lui coupe la main droite et on lui arrache la langue : il ne pourra ainsi ni de bouche ni de plume confesser la foi du concile de Chalcédoine. Mais son silence devint témoignage et c'est ainsi qu'il meurt dans l'exil caucasien où on l'a relégué. Le concile oecuménique de 680 condamnera le monothélisme.

St Abo de Tbilissi (+ 786)

icône contemporaine

Né à Bagdad, où il avait été éduqué par les meilleurs maîtres de l'Islam, il était devenu expert dans les parfums et amateur des lettres arabes. Il entra au service d'un noble chrétien, Nersès, duc de Géorgie. La géorgie était depuis peu passée sous domination abbasside ; ses anciens souverains chrétiens s'étaient vu accorder le droit de demeurer ethnarques dans les villes où ils résidaient. Après diverses vicissitudes, Nersès revint en Géorgie où le suivit Abo. C'était un homme passionné des lettres et de la culture, aussi apprit-il rapidement à apprécier le christianisme, tout en évitant de la professer ouvertement. Le durcissement des hostilités contre les chrétiens contraignit à l'exil dans le territoire des Khazars la maisonnée de Nersès. C'est là qu'Abo reçut le baptême. De retour à Tbilissi, il fut accusé d'infidélité à l'Islam et on lui imposa d'abjurer sa nouvelle foi. Mais lui, avec grande paix et simplicité, refusa ; il s'engagea courageusement dans un long chemin de souffrance qui le mena au don suprême du martyre. (Bose)

St Meinrad (v. 797-861)

gravure

Originaire de la Souabe, il est confié aux moines de l’abbaye de Reichenau, qui se chargent de son éducation. Lorsqu’il atteint l’âge de 24 ans, il accède au diaconat, et un an plus tard il prend l’habit. Il est ensuite envoyé au monastère de Bollengen afin d’y prendre la direction de l’école, mais au bout de quelques années il se sent attiré par la solitude. Avec l’autorisation de son abbé et emportant avec lui seulement quelques livres, il se retire comme ermite non loin du village d’Altendorf. Au bout de sept ans, il ressent le besoin de s’isoler davantage et se rend dans un lieu isolé des bords du lac Sihl (Suisse). Sa renommée venant à être connue d’Hildegarde, l’abbesse du couvent de Zurich, cette dernière lui envoie une image de Marie. Des miracles ayant commencé à se produire, les pèlerins affluent bientôt, chargés d’offrandes et de cadeaux que Meinrad utilise pour sa chapelle ou redistribue aux pauvres. Cependant, la nouvelle de ces richesses attire des brigands qui se présentent un soir à la cellule où le saint est en prière et le frappent mortellement avec une massue.

St Maxime le Grec (+1556)

icône contemporaine

Originaire d'Arta dans le Péloponnèse, il partit jeune à Florence faire ses études classiques. Il suivit avec enthousiasme le dominicain Savonarole dans son mouvement de rénovation religieuse et spirituelle qui se termina tragiquement. St Maxime, une fois ses études terminées, se rendit sur la Sainte Montagne de l'Athos, au monastère de Vatopedi, dans l'étude et la méditation. Appelé par le prince russe Basile Ivanovitch, il vient en Russie pour traduire en slavon le psautier et d'autres livres liturgiques dont la traduction du grec était très imparfaite. Après avoir effectué ce travail, on l'obligea à rester pour continuer d'autres traductions. Mais, accusé par certains de se mêler de ce qui ne le regardait pas, il fut condamné pour hérésie et relégué au monastère de Volokolamsk. On lui reprochait notamment de défendre la primauté du siège de Constantinople contre les prétentions de Moscou de s'y substituer comme "troisième Rome". Sur la fin de sa vie, il fut envoyé au monastère de la Trinité saint Serge, près de Moscou, où il eut une plus grande liberté. Il continua sa production littéraire jusqu'à l'épuisement de ses forces à 86 ans. Il s'opposa à l'infiltration de l'humanisme occidental, transmit au peuple russe les trésors spirituels de Byzance et c'est à ce titre qu'il est surnommé "l'illuminateur de la Russie."

jour précédent jour suivant