19 janvier

(6 références)

 

  St Germanicus (+168)

St Germanicus, disciple de St Polycarpe, était un tout jeune homme arrêté et martyrisé pour sa foi à Smyrne sous le règne de l’empereur romain Antonin. Alors que Germanicus se tenait dans l’arène, face à une bête sauvage, le proconsul romain le supplia de renier sa foi, compte tenu de sa jeunesse, pour obtenir son pardon. Mais le jeune homme refusa d’apostasier et embrassa volontiers le martyre.

« Dévoué à Dieu de toute son âme, il dompta l’animosité des incrédules par la force de sa foi », écrit son maître. Germanicus ne cherche pas à fuir, il ne tremble pas : il sait que son véritable destin est ailleurs. « Il méritait ainsi d’être incorporé au vrai pain, le Seigneur Jésus-Christ, pour lequel il mourait », souligne St Polycarpe dans une allusion eucharistique bouleversante..

  St Bassien (+409)

Né à Syracuse vers 320 de Serge, préfet de la ville, il fut envoyé à Rome pour terminer ses études. Là, converti à la religion chrétienne par un prêtre nommé Jordan, il reçut le baptême. Rappelé dans sa patrie par son père qui voulait qu’il apostasie, il trouva refuge à Ravenne, où il fut ordonné prêtre. Vers 373, l’évêque de Lodi étant décédé, il fut choisi pour lui succéder grâce à une intervention surnaturelle. St Bassien fit construire une église dédiée aux Saints Apôtres, qu’il consacra en 380 à la présence de St Ambroise de Milan et de St Felix de Côme, et qui prit plus tard son nom. Il participa au concile d’Aquilée en 381 et, probablement, en 390, à celui de Milan, au cours duquel Jovinien fut condamné. En 397, il assista à la mort et aux funérailles de St Ambroise, qui était son ami. Il mourut en 409, peut-être le 19 février, et fut enterré dans sa cathédrale.

  Stes Libérate et Faustine (VIème siècle)

Nées à Rocca d’Olgisio, près de Plaisance, dans les premières décennies du VIe siècle, attirés par l’idéal ascétique, ses deux soeurs de sang quittèrent leur famille et se retirèrent dans un ermitage près de Côme, où elles fondèrent un monastère en l’honneur de Ste Marguerite, et où elles vécurent avec humilité et se consacrèrent à la prière. Elles moururent vers 580, à quelques jours d'intervalle, en odeur de sainteté. Leurs corps furent enterrés dans l’église monastique puis transférés à la cathédrale de Côme et à l’église San Carpoforo.

  St Laumer (+594)

vitrail de Chartres

Fils d’un couple modeste des environs de Chartres (Eure-et-Loir). Travaillant comme berger, il occupe ses temps libres à suivre les enseignements du prêtre Chérimir et s’adonne avec ferveur à ses exercices de dévotion. Une fois admis au sacerdoce, il assume brièvement la charge d’économe du chapitre avant de partir dans le Perche, où il s’installe comme ermite au cœur d’une profonde forêt. Plusieurs disciples viennent bientôt se placer sous sa direction, et il fonde pour eux un monastère dont il devient l’abbé. Vers 575, il retourne dans la région de Chartres et y fonde le monastère de Corbion (renommé Moutier-au-Perche). Reconnu pour avoir opéré de nombreux miracles, il décède peu de temps après avoir été invité à rendre visite à l’évêque de Chartres.

  St Wulstan de Worcester (+ 1095)

Enluminure médiévale

Evêque de Worcester, les historiens anglais le tiennent pour une des grandes figures de son époque. Par son amour de la justice, par ses vertus et son courage, il s'était acquis l'admiration de tous. Il fonda beaucoup d'écoles, releva le niveau moral du clergé, contribua à l'abolition de l'esclavage. Il avait un certain goût de la liberté. Alors qu'il était abbé de son monastère, il autorisait les moines qui craignaient de s'enrhumer à garder les cheveux longs et non pas la tonsure. En hiver, lui-même portait un gilet en peau d'agneau, alors que les moines l'avaient en peau de chat. A un moine qui lui demandait pourquoi il se singularisait, il répondit : "On dit bien : agneau de Dieu, aie pitié de moi... et non pas chat de Dieu ...."

 

  St Marc d'Ephèse (+ 1444)

Il voulut se retirer comme moine à Nicomédie, mais, devant les menaces turques, il se replia sur la capitale. Il écrivit plusieurs traités dogmatiques qui refusaient l'union avec l'Eglise romaine. Il fut de la délégation grecque qui se rendit au concile de Ferrare. Mais les délégués byzantins y furent traités plus comme des prisonniers que comme des frères. Deux mondes s'affrontaient qui ne purent se comprendre sur le "Filioque", sur la doctrine du Purgatoire, sur l'épiclèse consécratoire. Lorsque le concile fut transféré à Florence, St Marc put exposer la doctrine de l'Orient chrétien. Le débat théologique aboutit à une impasse, et il ne signa pas le décret conciliaire. Les deux délégations ne s'échangèrent pas le baiser de paix. A leur retour à Constantinople, les évêques grecs furent mal accueillis. St Marc fut arrêté et mis en résidence forcée dans l'île de Lemnos. Il put cependant revenir dans son monastère pour y rejoindre la paix de Dieu.

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