18 janvier

(3 références)

 

Ouverture de la Semaine de Prière pour l'Unité

Thème de cette année 2018 :

« le Seigneur est ma force et ma louange, il est mon libérateur»

(Texte biblique de référence : Ex 15,1-21)

 


Les Églises des Caraïbes nous invitent à prier pour l’unité avec un thème issu du cantique de Moïse et Myriam en Ex 15,1-21 : « Le Seigneur est ma force et ma louange, il est mon libérateur ». Ce chant de louange célèbre la libération de l’esclavage en Égypte et la victoire de la main de Dieu sur les ennemis des Hébreux. Augustin voyait dans le passage de la mer Rouge une figure du baptême et dans la mort des Égyptiens la destruction des péchés. Nous avons été libérés « comme si nous avions traversé la mer Rouge », écrit-il. Ce récit et ce cantique sont toujours utilisés dans le culte juif comme dans la liturgie chrétienne de nos Églises.

Les chrétiens des différentes Confessions présentes dans les Caraïbes, marqués par leur passé colonial, voient la main de Dieu active dans la fin de l’esclavage qui a marqué leur histoire. Christ, par sa mort sur la Croix, nous a libérés des chaînes du péché. Cependant, de nouvelles formes d’esclavage moderne et d’addictions de toutes sortes menacent d’asservir à nouveau les êtres humains créés à l’image de Dieu partout dans le monde. Qui brisera ces chaînes ? Qui dénouera ces liens de servitude ?

La main de Dieu qui a libéré son peuple de l’esclavage, qui donnait espérance et courage aux Hébreux, continue d’apporter espérance et courage aux chrétiens des Caraïbes. Les Églises témoignent de cette espérance commune en travaillant ensemble, en particulier auprès des plus pauvres et des personnes rejetées par la société. Cette expérience de l’action de salut de Dieu, passage de l’esclavage à la liberté, construit le peuple de Dieu, unit tous les chrétiens au Christ et entre eux. Nous sommes reliés par les nouveaux liens de l’amour et de la communion dans l’unique Corps du Christ. Invoquant l’Esprit de liberté, en cette Semaine de prière pour l’unité chrétienne, nous nous tournons vers le Père : Père, unis-nous tous, fais de nous des signes de libération et de réconciliation de la famille humaine dans le Christ. Des chrétiens divisés ne peuvent pas être ces signes !

 St Athanase d'Alexandrie (295-375)

icône grecque contemporaine

 

St Athanase fut le grand défenseur de l'Orthodoxie face à l'hérésie arienne, qui niait la divinité du Christ. Alors qu'il n'était encore que le secretaire de l'évêque Alexandre, il participa activement au concile de Nicée en contribuant à la condamnation d'Arius, et à la formulation des dogmes de l'Incarnation et de la Trinité. Devenu lui-même évêque d'Alexandrie (328), il sera en butte à la persécution de la part des ariens résistants et du pouvoir impérial qui aurait souhaité plus de souplesse, pour mettre tout le monde d'accord... Sur les 45 ans de que dura son épiscopat, il en passa 17 en exil.

 

 St Cyrille d'Alexandrie (380-444)

icône contemporaine

 

Cette fois c'est contre l'hérésie nestorienne que lutta cet autre grand évêque d'Alexandrie. Les partisans de Nestorius niant la véritable Incarnation du Christ, et refusant donc le titre de "Mère de Dieu" à la Vierge Marie.

St Cyrille fut ainsi l'âme du Concile d'Ephèse (431).

 

 

 St Del (+ 625)

 

Frère aîné de St Gall, il voit le jour en Irlande et devient très jeune un disciple de St Colomban. Il accompagne ensuite ce dernier en Est-Anglie, puis en France, et passe plus de vingt ans à l’abbaye de Luxeuil (Haute-Saône). En 610, les troubles qui agitent la famille royale le forcent à quitter le monastère. Il erre pendant quelque temps dans la région et s’arrête finalement dans la région de Lure, sur un domaine où se trouve une chapelle consacrée à St Martin. Grâce à la générosité de la propriétaire du terrain, veuve du seigneur Werfaire, Del y fonde un nouveau monastère (la future abbaye de Lure), dont il devient l’abbé. Lorsque la communauté devient assez importante, elle est placée sous la Règle de Saint-Colomban. Vers la fin de sa vie, Del abandonne la charge de son abbaye à son disciple Colombin et se retire dans la solitude.

St Del était d'une extraordinaire gaieté : "C'est parce que le Dieu que je possède, personne ne pourra me le ravir."

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