18 janvier

(3 références)

 

Ouverture de la Semaine de Prière pour l'Unité

Thème de cette année 2017 :

« l'amour du Christ nous presse »

(Texte biblique de référence : 2 Corinthiens 5, 14-20)

 


Le 31 octobre 1517, Martin Luther affichait sur la porte de l'église du château de Wittemberg ses 95 thèses sur les indulgences qui déclenchèrent le mouvement de la Réforme protestante. En vue d'une commémoration commune des origines de la Réforme en 2017, les Églises d'Allemagne proposent comme fil conducteur de la Semaine de prière pour l'unité chrétienne l'œuvre de réconciliation du Christ, à partir d'un passage de la deuxième lettre de Paul aux Corinthiens. Elles mettent en valeur deux axes principaux : d'abord célébrer l'amour et la grâce de Dieu, la " justification de l'humanité par la grâce seule ", soulignant l'élément principal sur lequel se fondent les Églises issues de la Réforme de Martin Luther.
Les Eglises d'Allemagne nous invitent également à reconnaître la douleur causée par les profondes divisions que la Réforme a générées et qui ont affecté l'Église, à nommer ouvertement les fautes commises et en demander pardon, nous offrant ainsi une opportunité de progresser vers la réconciliation. Le passage biblique choisi souligne que la réconciliation est un don de Dieu pour l'ensemble de la Création. Ayant en nous " la parole de réconciliation " (v.19), le Christ Jésus lui-même, nous sommes à notre tour appelés à devenir " ambassadeurs de réconciliation " (cf. v. 20).

Marquée par la chute du mur de Berlin en 1989, l'équipe allemande a choisi de représenter la division des chrétiens que nous confessons et la réconciliation à laquelle nous aspirons par la construction et le démantèlement d'un mur pendant la célébration œcuménique proposée. Nous aurons à cœur d'utiliser ce geste symbolique et les paroles qui l'accompagnent dans nos propres célébrations.

Changer à l'égard de l'autre, sortir d'un esprit de controverse, mettre en œuvre la parole de réconciliation entre nos Églises et communautés ecclésiales, passer du conflit à la communion, telles sont les invitations pressantes qui nous sont lancées particulièrement en cette année 2017 ! Il en va de la crédibilité du message de l'Évangile ! " L'amour du Christ nous presse " (cf. v. 14) !

 St Athanase d'Alexandrie (295-375)

icône grecque contemporaine

 

St Athanase fut le grand défenseur de l'Orthodoxie face à l'hérésie arienne, qui niait la divinité du Christ. Alors qu'il n'était encore que le secretaire de l'évêque Alexandre, il participa activement au concile de Nicée en contribuant à la condamnation d'Arius, et à la formulation des dogmes de l'Incarnation et de la Trinité. Devenu lui-même évêque d'Alexandrie (328), il sera en butte à la persécution de la part des ariens résistants et du pouvoir impérial qui aurait souhaité plus de souplesse, pour mettre tout le monde d'accord... Sur les 45 ans de que dura son épiscopat, il en passa 17 en exil.

 

 St Cyrille d'Alexandrie (380-444)

icône contemporaine

 

Cette fois c'est contre l'hérésie nestorienne que lutta cet autre grand évêque d'Alexandrie. Les partisans de Nestorius niant la véritable Incarnation du Christ, et refusant donc le titre de "Mère de Dieu" à la Vierge Marie.

St Cyrille fut ainsi l'âme du Concile d'Ephèse (431).

 

 

 St Del (+ 625)

 

Frère aîné de St Gall, il voit le jour en Irlande et devient très jeune un disciple de St Colomban. Il accompagne ensuite ce dernier en Est-Anglie, puis en France, et passe plus de vingt ans à l’abbaye de Luxeuil (Haute-Saône). En 610, les troubles qui agitent la famille royale le forcent à quitter le monastère. Il erre pendant quelque temps dans la région et s’arrête finalement dans la région de Lure, sur un domaine où se trouve une chapelle consacrée à St Martin. Grâce à la générosité de la propriétaire du terrain, veuve du seigneur Werfaire, Del y fonde un nouveau monastère (la future abbaye de Lure), dont il devient l’abbé. Lorsque la communauté devient assez importante, elle est placée sous la Règle de Saint-Colomban. Vers la fin de sa vie, Del abandonne la charge de son abbaye à son disciple Colombin et se retire dans la solitude.

St Del était d'une extraordinaire gaieté : "C'est parce que le Dieu que je possède, personne ne pourra me le ravir."

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