13 janvier

(5 références)

 

St Hilaire de Poitiers (315-367)

icône contemporaine

Né dans une noble et riche famille païenne d'Aquitaine, ce jeune homme était doué pour les études, mais la question du sens de la vie le tourmentait. Où se trouve le bonheur pour l'homme ? A quoi sert d'exister si l'on doit mourir ? Y a-t-il un dieu ? Déçu dans ses lectures, il découvre un jour ce passage de la Bible "Je suis celui qui est." et s'enthousiasme. Mais la mort reste une idée insupportable. Il trouvera le plein rassassiement de sa faim spirituelle dans l'Evangile de saint Jean, l'évangile de l'Incarnation et de la Résurrection. A trente ans, il demande le baptême. Son envergure le désigne à l'attention des fidèles. Il est élu évêque de Poitiers, rencontre saint Athanase d'Alexandrie, alors en exil en Gaule à cause de l'hérésie arienne. Combattant à son tour cette hérésie, il est exilé en Phrygie et découvre la théologie grecque. De retour en Gaule, il fera triompher à la fois l'orthodoxie et la paix religieuse. En accueillant saint Martin, pour fonder le monastère de Ligugé, il favorisa l'instauration du monachisme en Gaule. Dans son magistral "Traité sur la Trinité", il a le premier fait entrer, dans la langue latine, les subtilités et les délicatesse de la langue grecque. De tous les Pères Latins, il est celui dont la pensée est la plus proche des Pères Grecs.

St Kentigern de Glasgow (+603)

icône contemporaine

Il serait le fils d’une princesse, descendante du roi Loth, qui serait tombée enceinte après avoir été violée par un prétendant. Son père, furieux, l’aurait alors installée sur un bateau qui aurait ensuite été laissé à la dérive. Le navire aurait finalement accosté non loin de Culross, où Kentigern aurait finalement vu le jour. Pris en charge par l’évêque des lieux, Servan, l’enfant reçoit une excellente éducation. Devenu adulte, il se sent attiré par la vie religieuse et part se retirer comme ermite en un lieu nommé Glasghu (qui deviendra plus tard Glasgow). Des disciples viennent bientôt le rejoindre et il les organise en communauté. Protégé par le roi Rydderch-Hael, il est nommé évêque missionnaire et il réussit à opérer un nombre important de conversions chez les populations païennes de la région. Lorsque le pouvoir tombe dans les mains d’un usurpateur nommé Morken, Kentigern est obligé de s’exiler au Pays de Galles, où il fonde le monastère de Llan-Elwy. Lorsque la situation politique se stabilise, il rentre en Écosse et confie la direction du monastère à St Asaph (le monastère sera plus tard renommé en son honneur). Il revient s’installer à Glasgow, qu’il continue à développer et qui devient bientôt un centre important du christianisme.

Ste Yvette Jutte (+1228)

 

Elle est mariée contre son gré alors qu’elle est encore très jeune et met au monde trois enfants, dont l’un décède en très bas âge. Déjà veuve à 18 ans, elle refuse alors de se remarier pour se consacrer entièrement au service des lépreux. Lorsque ses enfants sont élevés (l’un d’entre eux devient moine cistercien puis abbé d’Orval), elle se fait emmurer dans une cellule adossée à l’église de sa ville natale, et y passe les trente dernières années de sa vie, procurant réconfort et conseils aux nombreuses personnes qui lui rendent visite.

 


St Eléazar de Solovski (+1656)

 

Fils d'un marchand de Koselsk en Russie du Nord, il entra au monastère de Solovski, sur la Mer Blanche, dans une petite île déserte prise dans les glaces la plus grande partie de l'année. Il assistait chaque dimanche et fêtes à la Divine Liturgie, mais le reste du temps n'avait que la présence de Dieu pour règle de sa vie.

 


George Fox (1624-1691)

portrait

George Fox naquit en 1624 dans le Leichestershire en Angleterre. Ses parents pieux appartenaient à l'Eglise d'Angleterre et s'efforcèrent d'élever leurs enfants dans la crainte du Seigneur. George fit son premier pas dans sa longue quête spirituelle à l'âge de 11 ans quand il livra son coeur au Seigneur. A partir de ce moment-là, il chercha toujours à vivre une vie honnête et droite. Les chrétiens qu'il rencontrait ne possédaient pas ce qu'ils professaient. Il était si profondément attristé et désemparé par les exemples de leur hypocrisie qu'il pouvait passer des nuits entières à faire les quatre cent pas dans sa chambre et prier Dieu. Il chercha l'aide auprès des hommes mais n'en trouva point. Avec sa Bible comme guide, il commença à chercher de l'aide auprès du Seigneur seul. Lentement, la lumière commença à se lever sur lui. Il fut conduit à constater que seuls ceux qui étaient passés de la mort à la vie croyaient vraiment en Christ. Vers l'âge de 23 ans, George Fox commença à prêcher les vérités qui lui étaient révélées, avec peu d'instruction, sans formation particulière et sans aucun avantage particulier de quelque nature. Il prêchait tellement que les hommes en avaient des tremblements. Le nom de Quakers ("ceux qui tremblent") fut rattaché à Fox et à ses disciples à cause des tremblements des hommes, qui venaient pour se moquer mais restaient ensuite pour prier. On avait beau le battre, le jeter en prison, se moquer de lui comme d'un fou, il continuait à proclamer le message de Christ. Banni des églises, George Fox prenait une pierre comme chaire et prêchait aux foules dans les rues. Transféré de sa réunion de rue en prison, il transformait la prison en cathédrale pour proclamer les oeuvres merveilleuses de Dieu. Il fut souvent trouvé en train de louer le Seigneur dans une cellule puante de prison. A maintes reprises, Fox prophétisa des événements qui lui étaient révélés. En 1664, il épousa Margaret Fell. Entre 1670 et 1673, il partit pour les Indes occidentales et l'Amérique du Nord. Bien qu'il y fût aussi persécuté, la parole se répandait. Jamais aucun réformateur religieux ou politique ne fut aussi souvent emprisonné que lui, et dans quelles prisons ! Mais ces séjours en prison se transformaient en oeuvres missionnaires. C'est son journal qui permit principalement de le connaître, imprimé trois ans après sa mort. George Fox s'éteignit à Londres le 13 janvier 1691.

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