6 février

(8 références)

 

Ste Dorothée (IIIème siècle)

icône contemporaine

Originaire de Césarée de Cappadoce, le gouverneur lui appliqua les édits de Dioclétien et, pour la faire renoncer à sa foi, la livra à deux soeurs, Christine et Calliste qui avaient apostasié. Elle les fit revenir au Christ. Le gouverneur, furieux, les fit attacher dos à dos et brûler vives. Quant à sainte Dorothée, elle eut la tête tranchée en même temps qu'un avocat païen, qui, voyant leur courage, se mit à confesser lui aussi le Christ.

 

St Vaast (Gaston) d'Arras (IIIème siècle)

icône contemporaine

Originaire de la partie occidentale de la Gaule, il décide de quitter le monde pour s’intaller comme ermite dans la région de Toul. Lorsqu’il apprend sa présence dans son diocèse, l’évêque le prend à son service et l’ordonne prêtre. En 496, le roi Clovis rentre au pays après avoir remporté une victoire à la bataille de Tolbiac. De passage à Toul, il demande à être accompagné d’un prêtre afin d’être instrui de la foi chrétienne en prévision de son futur baptême. Désigné pour cette mission, Gaston se joint au cortège royal qui chemine vers Reims. Tout au long du voyage, il prodigue ses enseignements à Clovis, opérant même un miracle en rendant la vue à un aveugle, ce qui conforte le souverain dans sa décision de devenir chrétien. Gaston demeure quelque temps à Reims, où il est très apprécié de St Rémi, qui le nomme évêque d’Arras trois ans plus tard. Sous l’influence du prélat, les populations reviennent graduellement au christianisme, qu’ils avaient temporairement délaissé durant les invasions des Alains et des Vandales. Sa mission est grandement facilitée après qu’il ait miraculeusement guéri un aveugle et un paralytique. En 510, St Rémi confie à Gaston le soin de gouverner un second diocèse, celui de Cambrai (453- 539).

St Barsanuphe (VIème siècle)

icône contemporaine

Les Églises orthodoxes font aujourd’hui mémoire de Barsanuphe le Grand et de Jean le Prophète, moines qui vécurent au VI è siècle dans le désert de Gaza. Le plus ancien des deux, Barsanuphe, était d’origine égyptienne. Avant d’entrer au monastère, il avait souffert nombre de maladies et de tentations qui l’avaient fortifié. Arrivé en Palestine, il s’était joint aux cénobites que guidait l’higoumène Sérido, pour s’adonner ensuite à la vie érémitique et finir comme reclus, une fois acquise une paix profonde et une personnalité solide, comme il ressort de ses Lettres. Dans cette même correspondance, on trouve également les lettres de Jean : c’était le compagnon de solitude de Barsanuphe. Il avait fait office d’higoumène dans le monastère de Merasala, et avait suivi le même parcours que Barsanuphe, jusqu’à devenir reclus dans le voisinage de ce dernier. La renommée des deux Anciens fut telle que beaucoup se mirent en quête de leurs conseils épistolaires. En lien avec le monde extérieur uniquement par l’entremise de l’higoumène Serido, les deux pères du désert offrirent à travers leur correspondance une des plus importantes collections d’écrits chrétiens sur la valeur de l’humilité et de l’obéissance : selon les enseignements des deux Anciens, l’humilité et l’obéissance sont, en effet, le moyen de mener ceux qui les pratiquent au plein exercice de la liberté et de l’amour. Grâce aux lumières de l’Esprit, Barsanuphe et Jean, malgré leur total isolement, surent engendrer à la vie spirituelle des générations entières de chrétiens, leur montrant que celui qui est vraiment uni à la paix qui découle de la découverte de l’homme intérieur peut vivre en aimant toute créature, même s’il est séparé de tous.

St Amand (+679)

icône contemporaine

Evêque de Maastricht, il fut un des grands missionnaires de l'époque mérovingienne. Né en Aquitaine, il s'en vint d'abord mener quelques années de vie solitaire en Flandre puis partit sur les routes évangéliser la Flandre et le Brabant. Cet évêque "régionnaire", c'est-à-dire itinérant, exerça son zèle surtout dans le nord de la France et en Belgique. Il lui advint même d'être battu jusqu'au sang et jeté dans la rivière par ceux qu'il voulait convertir. Il attendit 90 ans pour se reposer dans l'une des abbayes qu'il avait fondées et dont la localité prendra son nom : Saint-Amand-les-Eaux (59230).

 


St Photius (820-891)

icône contemporaine

L'Eglise orthodoxe fait mémoire du saint patriarche de Constantinople. Il était apparenté à l'impératrice Theodora et avait reçu une éducation des plus raffinées et des plus intellectuelles. Professeur renommé de philosophie aristotélicienne, il fut aussi un bon diplomate auprès du calife de Bagdad. Ordonné patriarche en 858, il connut de graves dissenssions entre le Saint Siège romain et le patriarcat de Constantinople, acceptant la primauté d'honneur du Siège Apostolique de Rome et son pouvoir d'arbitrage en matière dogmatique, mais refusant la prétention du pape Nicolas I, assez autoritaire d'ailleurs, d'imposer les usages de l'Eglise romaine : "L'abolition des petites choses transmises par la tradition, conduit, disait-il, au mépris complet des dogmes." Esprit missionnaire, il fit appel à saint Cyrille et à saint Méthode pour évangéliser les Slaves et les Khazars de la Russie. Il rétablira l'unité avec le Pape Jean VIII.

St Paul Miki et ses compagnons (+ 1597)

Sur les traces de St François Xavier, jésuites et franciscains avaient profondément enraciné le christianisme dans le sol japonais. Mais en 1587, l'empereur Taicosama interdit le christianisme et bannit les missionnaires, les poussant à la clandestinité. Dix ans plus tard la persécution reprend de plus belle. En février 1597, 26 chrétiens sont arrêtés : des jésuites, des franciscains, des laîcs tertiares de St François, des enfants de choeur. Parmi eux un grand nombre d'indigènes, dont Paul Miki, premier jésuite japonais. On va les promener de ville en ville pour l'exemple, puis les crucifier sur une colline proche de Nagasaki.

 

Ste Xénia de Saint-Petersbourg (vers 1720-1803)

(= 24 janvier cal. julien)

icône russe contemporaine

Ayant perdu à 26 ans un mari aimé, et considérant alors que la vie terrestre ne pouvait pas apporter le bonheur, elle changea radicalement sa vie. Après avoir vendu tout ses biens, elle devint "folle en Christ", grande ascèse qui au dénuement le plus total, attire les moqueries des gens "bien pensant", tant son attitude est "contre nature". Elle vécut ainsi à Saint-Petersbourg, se réfugiant souvent dans les cimetières, et continuellement en prière pour le salut de tous.

 

Marthe Robin (1902-1981)

Elle naquit et vécut toute sa vie à Châteauneuf- de-Galaure. Elle tomba malade jeune, d'une maladie évolutive qui la rendit aveugle et complètement paralysée au bout de vingt ans. Elle ne quitait pas son lit, ne pouvant ni dormir ni manger, seule l’Eucharistie la nourrissait. Mais elle recevait, consolait et guidait ses innombrables visiteurs. En 1936 elle demanda, “de la part de Dieu”, à un prêtre lyonnais, le Père Finet, la fondation d’un premier foyer de charité : plus d’une soixantaine suivront.

"Seigneur, fais taire en moi ce qui n’est pas de Toi,
ce qui n’est pas Ta Présence, toute pure, toute paisible. Impose silence à mes désirs, à mes caprices,
à mes rêves d’évasion, à la violence de mes passions.
Couvre par ton silence ma nature trop impatiente à Te parler,trop encline à l’action extérieure et bruyante. Impose même ton silence à ma prière. Rends-la gratuite et vraiment confiante en Ta seule grâce. Fais descendre Ton silence jusqu’au fond de mon être, et fais remonter ce silence en pur élan vers Toi, en hommage d’amour."

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