23 février

(7 références)

 

  Lundi Pur - Début du Grand Carême

 

"Seigneur et Maître de ma vie,
l’esprit d'oisiveté, de découragement, de domination et de vaines paroles, éloigne de moi ;

l'esprit de chasteté, d'humilité de patience et d'amour, donne à ton serviteur ;

Oui, Seigneur Roi,
donne-moi de voir mes péchés
et de ne pas juger mon frère,
car tu béni dans les siècles des siècles. Amen."

(prière de St Ephrem)

St Polycarpe de Smyrne (+167)

fresque serbe

Dans sa jeunesse, il connut l'apôtre St Jean dont il est devenu le disciple. Evêque de Smyrne, il transmettra la tradition johannique au jeune Irénée, le futur évêque de Lyon. Lorsqu'éclate la persécution commandée par Marc-Aurèle, St Polycarpe est très âgé. Il est plein de noblesse devant le proconsul : " Voilà bientôt quatre-vingt six ans que je sers le Christ, et il ne m'a fait aucun mal. Comment pourrais-je outrager mon Roi et mon Sauveur ? " Il est alors brûlé vif, " comme un pain dans le four " selon son expression.

 

St Alexandre l'acémète (350-430)

icône contemporaine

Il naquit dans une île de la mer Egée en Grèce. Sa formation littéraire à Constantinople en fit un grand lettré. Devenu militaire, il fut gouverneur du Prétoire. Après quatre années de service, il se retira au désert comme le prophète Elie, d'abord en Mésopotamie. Les disciples affluèrent et il répartit ses moines en quatre groupes : grecs, romains, syriens et égyptiens. Il leur donna pour règle de se succéder jour et nuit dans l'église pour chanter sans cesse l'office liturgique dans la langue qui était la leur. Puis, il vint à Constantinople où il fut le fondateur du célèbre monastère des Acémètes (ceux qui ne dorment pas mais se relaient pour la prière perpétuelle) dont s'inspirèrent beaucoup d'autres monastères en Orient.

Ste Gorgonie (+375)

icône contemporaine

Ste Gorgonie était la fille de St Grégoire l’Ancien et de Ste Nonna, et la soeur de St Grégoire le Théologien. Elle est reconnue comme sainte pour sa piété en tant que femme mariée. Gorgonie épousa en effet un homme d’une certaine influence en Pisidie. Elle eut plusieurs fils et trois filles qu'elle éleva dans la fidélité au Christ. Un sourire parait toujours son visage, non pas un sourire mièvre, mais un sourire de joie intérieure. Elle était une conseillère avisée en de nombreuses questions délicates pour les chrétiens qui vivent dans le monde. Lorsqu'elle reçut, tardivement selon l'usage de l'époque, le saint Baptême, elle pria Dieu des nuits entières, puis s'en fut rejoindre le chœur des saints en la famille trinitaire. Ste Gorgonie mourut vers 375 de causes naturelles. Ses parents étaient encore vivants, bien que très âgés. Lors de ses funérailles, son frère Grégoire de Nazianze le Jeune prononça un éloge funèbre la déclarant épouse et mère chrétienne modèle, ainsi que « Le Parangon des Femmes » et « Le Diamant de son Sexe ». Ste Gorgonie est la sainte patronne des personnes atteintes de maladies corporelles. L’héritage de sa charité lui a valu les titres de « Mère des orphelins », « Yeux des aveugles » et « Gardienne d’un refuge pour les pauvres » dans l’Église orthodoxe grecque.

St Boisil (ou Boswell) (+661)

icône contemporaine

Nous ne savons rien de la jeunesse de St Boisil. Mais il est probable qu’il frappa à la porte de l’abbaye de Lindisfarne, fut instruit dans la vie monastique par St Aidan, et fut ensuite envoyé, avec St Eata, pour fonder une nouvelle fondation monastique à Melrose dans les années 640. St Boisil priait sans cesse, et les noms du Père, du Fils et du Saint-Esprit restaient constamment dans son coeur et sur ses lèvres. En 651, lorsque le jeune Cuthbert arriva à Melrose, Boisil était prieur et Eata abbé. La raison pour laquelle Cuthbert choisit d’entrer dans la moins illustre Melrose semble avoir été la réputation de sainteté de Boisil. Comme Eata partit fonder un monastère à Ripon dans l’État d’York en 659, Boisil devint abbé de Melrose. Il ne vécut pas beaucoup plus longtemps. Mais avant de succomber à la peste en 661, il prédit que St Cuthbert qui l'avait contractée avant lui, se rétablirait et deviendrait évêque.

Ste Mildburge (+722)

icône contemporaine

 

Fille du roi de Mercie et de Ste Ermenburge, elle prit le voile avec ses deux sœurs au monastère de Wenlock, fondé par son père. Elle en fut la deuxième abbesse, et fut comblée par Dieu de faveurs mystiques.

 

 


Ste Anne de Novgorod (+ 1056) (CJ : 10 février)

icône contemporaine

Princesse de Novgorod, elle fonda le monastère de Ste Irène à Kiev, après la mort de son époux Iaroslav Ier et s'y retira dans la prière et la pénitence jusqu'à la fin de sa vie. L'une de ses filles, Anne Iaroslavna, devint reine de France en épousant le roi Henri Ier. Elle soutint la jeune abbaye de Tournus en Bourgogne.

 

Paul Claudel (1868-1955)

Grande figure de la littérature catholique, Paul Claudel possède une faim spirituelle que le matérialisme et le scientisme de son époque ne parviennent pas à satisfaire. Il se convertit en assistant en curieux aux vêpres à Notre- Dame de Paris le 25 décembre 1886, jour de Noël. « J'étais debout, près du deuxième pilier, à droite, du côté de la sacristie. Les enfants de la Maitrise étaient en train de chanter ce que je sus plus tard être le Magnificat. En un instant mon cœur fut touché et je crus. » Le second choc de son existence est la lecture de l'oeuvre de Rimbaud. Foi et poésie, Claudel n'a de cesse de souligner le lien qui les unit de façon intrinsèque. Ses pièces, Le Partage de midi et surtout Le Soulier de satin, illustrent parfaitement ses thèmes de prédilection : le péché et la rédemption. Egalement diplomate, ses voyages aux Etats-Unis, en Extrême-Orient et en Europe de l'Est lui fournissent références et cadres d'action divers pour la rédaction de ses poèmes et de ses drames lyriques. Elu à l'Académie française en 1946, Paul Claudel est l'auteur d'une oeuvre majeure qui renouvelle les conventions du théâtre historique et de la poésie mystique.

jour précédent jour suivant