2 février

(4 références)

 

La Présentation du Seigneur au Temple

la Ste Rencontre

icône russe, école de Tver

Quarante jours avec sa Nativité, Jésus est amené au Temple pour y être consacré à Dieu comme tout premier-né en Israël. (Lc 2, 22-38)

 

"Réjouis-toi, Pleine de grâce, Vierge Mère de Dieu, car de toi s’est levé le Soleil de Justice, le Christ notre Dieu, illuminant ceux qui étaient dans les ténèbres. Réjouis-toi aussi, juste vieillard Siméon, car dans tes bras tu as porté le libérateur de nos âmes qui nous permet de prendre part à sa divine Résurrection." (Tropaire, ton 1)

 

"Dieu éternel et tout-puissant, nous t'adressons cette humble prière : puisque ton Fils unique, ayant revêtu notre chair, , fut en ce jour présenté au Temple, fais que nous puissions aussi, avec une âme purifiée, nous présenter devant Toi." (Prière du jour)

 Ste Jeanne de Lestonnac (1556-1640)

Elle était la nièce de l'écrivain français Montaigne qui parle d'elle en ces termes :"Très pieuse, d'humeur joyeuse, intelligente et belle, la nature en avait fait un chef d'oeuvre, alliant une si belle âme à un si beau corps et logeant une princesse en un magnifique palais." Madame de Lestonnac voulait la faire devenir calviniste, ce pourquoi elle l'envoya se refaire une santé dans une famille également calviniste. Montaigne s'en aperçut et son beau-frère qui, lui, était resté catholique, rappela sa fille et se fâcha tellement contre sa femme que celle-ci se le tint pour dit désormais. A dix-sept ans, Jeanne de Lestonnac épousa Gaston de Montferrat (Montferrand), Baron de Landiras dont elle eût sept enfants qu'elle éleva avec beaucoup de délicatesse et de fermeté. Après vingt-quatre ans de mariage, elle perdit son époux qu'elle adorait et voulut se faire religieuse chez les Feuillantines de Toulouse. Elle y tomba malade. Guérie, à peine rentrée dans le monde, elle reprit son projet de vie religieuse et fonda la Compagnie de Marie Notre-Dame pour l'éducation des filles, comme les Pères Jésuites qui étaient les éducateurs des garçons.

St Jean-Théophane Venard (1829-1861)

 

Fils d'instituteur, Théophane poursuit ses études au collège de Doué-la-Fontaine, au petit séminaire de Montmorillon, puis au séminaire des Missions étrangères de Paris. Il est ordonné prêtre le 5 juin 1852 et part pour l'Extrême-Orient le 19 septembre de la même année. Il passe quinze mois à Hong Kong, puis est envoyé dans une mission de l'Ouest du Tonkin, où les chrétiens venaient de subir une vague de persécutions. Peu après l'arrivée de Théophane Vénard, un nouvel édit royal contre les chrétiens est publié : les évêques et les prêtres doivent trouver refuge dans des grottes, ou dans la jungle. D'une santé fragile, le missionnaire continue pourtant d'exercer son ministère de nuit. Dénoncé, il est finalement capturé le 30 novembre 1860. Au terme de son procès, au cours duquel il refuse d'apostasier, il est condamné à être décapité. Emprisonné dans une cage jusqu'au jour de son exécution, le 2 février 1861, Jamais il ne perdit ni son courage ni sa gaieté. Il répétait alors : "Il faut du courage dans la vie, vive la joie !"

Bx Andrea Carlo Ferrari (1850-1921)

 

Il se préoccupa, dès les premières années de son sacerdoce, des enfants et des jeunes abandonnés. Il fonda pour les ouvriers de nombreuses « Maison du Peuple » multipliant à leur intention ses initiatives sociales : maison des enfants, centre de réducation pour les détenus libérés. Il fut aussi le promoteur de journaux et revues. Le cardinal soutint également l'Université catholique de Milan qui venait de naître. Enfin, à dos d'âne ou à pied, il visita quatre fois son grand diocèse, même dans les localités les plus inaccessibles, là où depuis des temps immémoriaux, les quelques villageois n'avaient vu un évêque se préoccuper de leur petite bourgade.

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