12 février

(6 références)

 

Ste Eulalie (+ v. 300)

icône contemporaine

C'était une fillette de douze ans, la plus populaire des martyres espagnoles, qui avait peine des souffrances qu'elle voyait infligées aux chrétiens. Elle n'hésita pas à le dire en face du gouverneur qui la fit arrêter et, sur le champ, mettre sur un bûcher et brûler vive. La nouvelle de ce crime se répandit très vite en Occident. La légende embellit son histoire tellement elle était touchante.
Au Vème siècle, on la retrouve dans presque tous les sermonnaires et le plus ancien poème en langue d'oïl, la "cantilène de sainte Eulalie", disait d'elle "Bel avret corps, bellezour anima, voldrent la veintre li Deo inimi." Elle avait un beau corps, mais une âme plus belle encore. Voulurent la vaincre les ennemis de Dieu, mais point n'y parvinrent.

St Méletios d'Antioche (+381)

icône contemporaine

"Luminaire de l'Orthodoxie et modèle de vie évangélique", disent de lui les synaxaires. Originaire de la Petite Arménie de Cilicie, il avait une vaste culture et une grande vertu. D'abord évêque de Sébaste, puis élu patriarche d'Antioche, la plus grande métropole de l'Orient à cette époque, il fut plusieurs fois exilé par les empereurs ariens. L'avénement de l'empereur Théodose le Grand lui permit de retrouver son trône patriarcal. Il joua un rôle prépondérant au concile oecuménique de Constantinople en 381 pendant lequel il mourut.

 

 St Pierre de Bulgarie (+969) (CJ : 30 janvier)

icône contemporaine

Fils et successeur du roi Syméon le Guerrier, St Pierre fut un homme humble et pacifique, tout en contraste de son père qui marqua son règne de guerres continuelles. Marié à la fille de l'empereur de Constantinople, il connut un long règne de réconciliation avec Byzance. Il aimait s'entourer des conseils de St Jean de Rila. Malheureusement son royaume vit naître l'hérésie des Bogomiles, dérivée du manichéisme. Le nord de son royaume fut envahi par le prince de Kiev. Pour ramener la paix, il préféra renoncer à son trône. Il prit l'habit monastique et il mourut l'année suivante, en consacrant à Dieu seul ses derniers jours.


  Bse Ombeline (1092-1141)

20 x 15 cm (2013)

Alors que son père et ses six frères, dont St Bernard, se sont consacrés à Dieu à l'abbaye de Cîteaux, en Bourgogne, Ombeline épouse le frère de la duchesse de Lorraine, et jouissant d’une grande fortune, et mène grande vie particulièrement dissipée et mondaine. St Bernard provoque en elle le choc décisif qui entraîne sa conversion en refusant de la recevoir un jour où elle vient lui rendre visite au monastère en grand équipage. Elle entra (avec l’accord de son mari) chez les bénédictines de Jully, près de Ravières, devint prieure de ce monastère qui fut vite trop petit pour accueillir les nouvelles sœurs. Aussi fonda-t-elle un nouveau monastère à Crisenon (paroisse de Prégilbert). Elle mourut en 1141 et fut enterrée à Jully.

  St Ludan (+1202)

On sait peu de choses sur ce saint, mais la tradition veut qu’il fût le fils d’Itibold, l’un des chefs des Écossais. Après avoir hérité des biens de son père, Ludan décida de les utiliser pour réaliser son désir de partir sur les routes de l’Europe pour atteindre Jérusalem et Rome. Il le fit, mais sur le chemin du retour, vers 1202, il mourut de froid sous un arbre, près de Nordhouse, le long de la rivière Ill, en Alsace. C'est là, à quelques kilomètres au sud de Strasbourg, qu'on le trouva. Dans son sac, il portait un parchemin sur lequel étaient inscrits son nom et celui de son père. Un court texte dans lequel Ludan disait qu’il était « né chrétien » et qu’il était devenu pèlerin par amour de Dieu. Il fut enterré dans l’église voisine de Scheerkirche.

  Fr Laurent de la Résurrection (1614-1691)

Né en Lorraine, Nicolas Herman commença par s'enrôler dans l'armée du Duc de Lorraine, lors de la guerre de trente ans. Blessé à vingt et un ans, ne pouvant plus être soldat, il finit par entrer chez les carmes à Paris où il prit le nom de frère Laurent de la Résurrection. Cuisinier puis cordonnier du couvent, après dix années de cheminement difficile dans le sentiment douloureux de ses péchés, un acte d’abandon déterminant va le libérer, et il va petit à petit trouver son propre chemin spirituel : vivre travail comme temps de prières, peines comme joies dans la « présence de Dieu ». Son rayonnement attira de nombreuses personnes à lui demander conseils : c’est ainsi que lettres ou transcriptions de conseils donnés oralement nous sont parvenus.

"La présence de Dieu, c’est à mon sentiment en quoi consiste toute la vie spirituelle et il me semble qu’en la pratiquant comme il faut, on devient spirituel en peu de temps… Il n’y a pas au monde de manière plus douce ni délicieuse que la conversation continuelle avec Dieu ; ceux-là seuls la peuvent comprendre qui la pratiquent et qui la goûtent."

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