10 février

(6 références)

 

St Charalampos (IIIème siècle)

icône contemporaine

 

Il prêchait l'Evangile, sous le règne de l'empereur Septime Sévère. Il était très âgé lorsqu'il fut arrêté, dépouillé de sa robe épiscopale et écorché vif. Des miracles accompagnèrent ce moment et le gouverneur se convertit au Christ. D'autres tortures lui furent encore infligées que sa patience supporta dans la paix jusqu'au moment où il fut décapité.

 

St Paul de Thèbes (232-345)

icône copte contemporaine

 

 

Issu d'une famille de notables égyptiens de la région thébaine, il se retrouve orphelin à seize ans, à la tête d'une grande fortune. Mais la persecution déclenchée par l'empereur Dèce le pousse à fuir au desert où il vivra dans la solitude pendant quatre vingt dix ans. Âgé de cent treize ans il reçoit la visite de St Antoine, et après une journée passée ensemble, il rend le dernier soupir. Antoine l'enveloppera alors dans le manteau que lui avait légué St Athanase, et conservera la tunique de feuilles de palmier que St Paul avait confectionné de ses mains.

Il est considéré comme le premier ermite.

 

St Trojan ou Troyen (v. 532)

icône contemporaine

Trojan est né d’un père juif et d’une mère arabe. L’évêque St Vivien de Saintes le convertit à la foi chrétienne, il le baptisa et l'ordonna prêtre. En tant que représentant de son évêque, il participa à une "disputatio" à Toulouse en faveur de la divinité du Christ contre les Ariens, et ce faisant, il se distingua comme un brillant représentant de la foi orthodoxe. Après avoir été nommé évêque de sa ville natale – probablement en 511 – en tant que successeur de Pierre Ier, il attira l’attention par son érudition, son mode de vie vertueux et par de nombreux miracles.

Trojan fut enterré dans la cathédrale de Saintes de nombreux miracles se produisirent également sur sa tombe.

Ste Scholastique (480-543)

icône contemporaine

De Scholastique, personnage enveloppé de mystère, on ne sait que ce que le biographe de St Benoît, St Grégoire le Grand, a laissé comme traces dans le second livre de ses Dialogues.
Dès l’enfance, elle avait été vouée à la vie religieuse et avait gardé l’habitude de se rendre une fois par an chez son frère Benoît au Mont-Cassin. L’une des plus belles pages de l’œuvre de Grégoire décrit l’ultime rencontre de Scholastique avec son frère. Ce dernier, le soir venant, voulait rentrer dans son monastère, par fidélité à la Règle, mais Scholastique, qui pressentait que sa fin était proche, pria le Seigneur qu’il lui accorde de s’entretenir toute la nuit avec Benoît et de partager avec lui, dans la prière et dans l’échange, sa recherche de Dieu. La légende veut qu’un orage subit donna raison à la prière de Scholastique : elle avait triomphé, commente Grégoire, de l’obstination de Benoît ; elle avait en effet fait preuve d’un amour plus grand que celui de son frère. Scholastique nous rappelle à tous qu’au-delà des lois et des règles que nous pouvons nous imposer pour marcher sur les traces du Seigneur, il n’existe pas de voie plus sûre, pour trouver la volonté de Dieu dans nos vies, qu’une charité ardente et sincère.

Ste Austreberthe (630-704)

vitrail contemporain

Née sous le règne de Dagobert Ier, Austreberthe entra très jeune au monastère du Port dans le Ponthieu, avant de fonder, dans la maison de ses parents, un autre monastère à Marconne dans l'Artois, puis elle devint abbesse de celui de Pavilly en Normandie, construit par St Philibert, abbé de Jumièges.

Ste Austreberthe et ses religieuses avaient l'habitude de blanchir les linges de sacristie de l'Abbaye de Jumièges distante de quelques lieues de Pavilly. Un âne avait été dressé pour transporter seul le linge d'un monastère à l'autre. Or, un jour, l'âne se retrouva face à face avec un loup qui se jeta sur lui et le dévora. Ste Austreberthe apparut, réprimanda le loup, et le condamna a remplir les fonctions dont sa victime s'acquittait auparavant. C'est ainsi que le loup accomplit jusqu'à la fin de sa vie sa tâche avec humilité et soumission.

St José Luis Sánchez del Río (1913-1928)

icône contemporaine

José Sánchez del Río naquit à Sahuayo au Mexique dans une famille solidement chrétienne, qui émigra alors qu’il était encore enfant à Guadalajara. Il y reçut sa première communion et se distinguait par sa dévotion mariale. Après la promulgation des lois anticléricales par le président Plutarco Elías Calles, l’armée populaire résistane des « Cristeros » fut formée, et fut rejointe par les deux frères aînés de José. Lui, n'ayant que treize ans, en fut empêché. En visitant la tombe de l’avocat Anacleto González Flores, il demanda à Dieu de pouvoir mourir en défense de la foi comme lui. Il devint alors porte-étendard de l’armée cristero, fut capturé et emprisonné, puis enfermé dans le baptistère de l’église Saint-Jacques l’Apôtre à Sahuayo, sa paroisse. Il refusa les propositions de libération en échange de son reniement, déterminé à donner sa vie pour le Christ. Torturé presque à mort, il fut tué au cimetière de Sahuayo le 10 février 1928, il avait juste quatorze ans.

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