9 février

(4 références)

 

Ste Apolline (IIIème siècle)

icône contemporaine

Vierge et martyre à Alexandrie en Egypte lors d'un moment où l'empereur Dèce, sans organiser une véritable persécution, laissait les païens donner la chasse aux chrétiens et les tuer comme ils voulaient, sans qu'ils soient punis pour ces meurtres. Saint Denis d'Alexandrie, dans une lettre à son ami Fabien, évêque d'Antioche, raconte comment elle fut prise par les païens au cours d'une émeute. Elle n'était plus jeune, et c'est pourquoi ils s'amusèrent à l'édenter. Ils lui brisèrent une à une toutes les dents puis la menacèrent de la jeter vivante dans le bûcher qu'ils venaient d'allumer si elle ne reniait pas sa foi. Brûlée par le feu de l'amour du Christ, elle s'excusa auprès d'eux de ne pouvoir le renier, puis elle s'élança d'elle-même dans les flammes.
Se Apolline est la patronne des dentistes et est invoquée pour le soulagement des rages de dents et pour la guérison des caries.

St Maron (+ v. 410)

icône contemporaine

Parmi les nombreux moines de Syrie adonnés aux formes les plus rudes et les plus rigoureuses de l’ascèse, Théodoret de Cyr fait mémoire de l’un d’eux qui « ayant décidé de vivre à ciel ouvert , se retira sur le sommet d’une montagne ». C’est le moine Maron, dont la vie nous est fort peu connue, mais qui a laissé un signe indélébile dans l’histoire des Églises d’Orient et dont l’Église maronite (qui tire de lui sa dénomination) honore aujourd’hui le souvenir. Cet ermite, qui passa toute sa vie exposé aux intempéries et entièrement voué à la prière, eut en effet une très grande influence sur le mouvement monastique de la région de Cyr, puis du diocèse d’Alep.
Maron fut un maître de vie spirituelle très apprécié, et, grâce à sa fidélité sans faille au Seigneur, il enseigna à ceux qui lui demandaient conseil à combattre leurs misères spirituelles, avant tout par le recours à la prière. Un siècle après sa mort, prospérait près d’Apamée le monastère de Beth Morum ( Saint Maron), qui lui était consacré. Ce sera autour de ce lieu , où l’on gardait le souvenir de Maron, que se rassemblèrent, à la suite de l’invasion arabe de la Syrie, nombre de chrétiens qui confessaient la foi de Chalcédoine; ils créèrent une Église autonome qui prendra le nom d’Église maronite.

Ste Austreberthe (630-704)

Née sous le règne de Dagobert Ier, Austreberthe entra très jeune au monastère du Port dans le Ponthieu, avant de fonder, dans la maison de ses parents, un autre monastère à Marconne dans l'Artois, puis elle devint abbesse de celui de Pavilly en Normandie, construit par saint Philibert, abbé de Jumièges .

Ste Austreberthe et ses religieuses avaient l'habitude de blanchir les linges de sacristie de l'Abbaye de Jumièges distante de quelques lieues de Pavilly. Un âne avait été dressé pour transporter seul le linge d'un monastère à l'autre. Or, un jour, l'âne se retrouva face à face avec un loup qui se jeta sur lui et le dévora. Ste Austreberthe apparut, réprimanda le loup, et le condamna a remplir les fonctions dont sa victime s'acquittait auparavant. C'est ainsi que le loup accomplit jusqu'à la fin de sa vie sa tâche avec humilité et soumission.

St Dimitri Klepinine (1904-1944)

Emmigré russe, ayant fuit la révolution bolchévique, il s'installa à Paris en 1925 pour suivre des études de théologie à l'Institut Saint-Serge. Il se maria et fut ordonné prêtre. En octobre 1939, il est nommé recteur de l’église du foyer fondé par Mère Marie (Skobtsov), rue de Lourmel, à Paris, où la famille Klepinine s'installe (ils eurent deux enfants). Son entente avec Mère Marie fut immédiate, malgré leur différence d’âge et de caractère. Ils travaillèrent ensemble en parfaite intelligence pour l’« Action orthodoxe », suivant un idéal commun qui allait les mener tous deux jusqu’au martyre. Ils venaient en aide à ceux qui en avaient besoin, et lorsque les juifs furent persécutés, il fit faire des certificats de baptême, et en cacha beaucoup. A partir du 8 février 1943, la plupart des membres de l'action orthodoxe furent arrêtés puis déportés. Le père Dimitri mourut à Buchenvald.

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