15 décembre

(4 références)

 

St Eleuthère d'Illyrie (IIème siècle)

icône grecque contemporaine

 

Elevé auprès du Pape, à Rome, il fut ordonné prêtre à 17 ans et, à 20 ans, consacré par le Pape Anicet comme évêque d'Illyrie. Grande fut son énergie et son dynamisme pour annoncer Jésus-Christ. Sa liberté de parole convertit l'un de ses gardes, puis le gouverneur de la ville lui-même. Après de cruels tourments, il fut décapité. Les Eglises d'Orient associent à cette fête, sainte Anthie (ou Anthia), la mère de saint Eleuthère, qui aurait èté convertie par les apôtres.

 

Ste Suzanne de Palestine (IVème siècle)

icône contemporaine

 

Elle demeurait en Palestine sous le règne de l'empereur Maximien. Lorsqu'elle se fit baptiser, elle se décida également à devenir moine. Ce qui ne lui était pas possible. Sans hésiter, elle revêtit des habits masculins et put vivre ainsi vingt ans dans le monastère de son choix. Jusqu'au jour où elle fut accusée d'avoir violenté une vierge des environs. Menacée d'excommunication par l'évêque du lieu, elle révéla sa véritable identité et fut ordonnée diaconnesse.
Comme sa renommée grandissait, elle fut arrêtée et sommée de renier sa foi en Jésus-Christ. Inébranlable, elle périt par le feu et consomma ainsi son martyre.

St Tryphon de Kolsk (+1583)

fresque contemporaine

 

Fils d'un prêtre de Novgorod, Tryphon s'enfonça dans les régions inhospitalières de la presqu'île de Kola, dans le Grand Nord, menant une vie érémitique au milieu des populations encore païennes. Sa bonté et ses prédications en convertirent beaucoup. Grâce à une donation du tsar, il put construire une église sur les bords du lac Ladoga.
Son monastère sera détruit par les Suédois sept ans après sa mort, en 1590. Son disciple, le starets Jonas ainsi que plusieurs moines y furent alors massacrés.

 

Bse Victoire Fornari (+1617)

 

Elle avait épousé à dix-sept ans, Angelo Strata qui appartenait, comme elle, à la noblesse génoise. Ils passèrent cinq années d'un grand bonheur. Angelo mourut laissant à sa femme cinq petits enfants et un sixième qui allait bientôt naître. Victoire ne tomba pas dans le désespoir. Elle se confia à la Vierge Marie. Seize années s'écoulèrent où, tout en élevant sa famille, elle redoublait de bonnes œuvres, soignant à son foyer des malades abandonnés, conduisant des esclaves turcs au baptême, ramenant les filles perdues dans le chemin de l'Évangile. Tous ses enfants, marqués par l'exemple de leur mère, entrèrent en religion et elle-même réalisa son projet de doter sa ville natale d'un monastère consacré à honorer l'Annonciation. On les appela "les annonciades célestes" pour les distinguer des "annonciades franciscaines" fondées en France par sainte Jeanne de Valois. Durant six ans, elle exerça les fonctions de supérieure. Après quoi, elle redevint simple religieuse ce qui lui valut d'être souvent humiliée par la nouvelle abbesse.

jour précédent jour suivant